Ici, je Suis. Ici, j’ai toujours été.

Tout est en nous, déjà donné, déjà parfait, mais notre esprit ne le sait pas. “Je ne suis pas mon esprit”, qui ou que suis-je ? Cette question n’est pas pour l’esprit.
Cette question semble nous égarer encore un peu plus. Elle nous désarme. Elle nous renvoie avant toute question, “avant” le mental. Ébahi, sans mot, elle nous précipite dans la présence spontanée et absolue, libre de toute référence.

Spontané c’est spontané

Il s’agit de “Voir” que nous sommes, indépendamment de tout propos. Affirmer le non-ego est encore une proclamation, une conclusion de l’ego. S’il n’y a pas d’ego, il n’y en a pas. Il n’y a rien à en dire et rien à faire. Notre présence, notre “êtreté” surpasse toute théorie de “je suis”/ “je ne suis pas”. Affirmer et infirmer, c’est poser un problème là où il n’y en a pas. C’est passer à côté de l’état originel, de la présence spontanée.

Beaucoup de reflets sur la même eau

Toute l’illusion, toute la confusion que nous vivons sont les nôtres. Nous ne sommes victimes de personne, ni d’aucun mécanisme. Nous sommes seuls, uniques, avec nos expressions, notre propre pensée. Cela ne varie pas. C’est seulement ce que nous pensons de nous qui varie. Pourquoi assumons-nous plus ce que nous pensons, que ce que nous sommes ?