Garder le contact

Nous voulons la vérité, mais nous ne cessons de nous en détourner en nous distrayant.

Dans cette existence, bien souvent, nous sommes comme le téléspectateur devant sa télé. Nous sommes fascinés par les images et les programmes qui s’y jouent. Nous le sommes tellement que nous ne voyons plus le téléviseur, le décor, les objets qui nous entourent, ni les personnes présentes.

Notre vision de la vie s’est “réduite” à une image, à une représentation. Aussi, nous sommes insatisfaits. Quelque chose semble nous “manquer”, mais c’est dans le(s) programme(s) que nous cherchons la réponse. Nous zappons de pensée en pensée, d’histoire en histoire… inexorablement la frustration demeure.

Lumière de l'esprit

Si nous pouvons observer l’ondoiement des reflets sur l’eau, les ombres qui dansent sur le sol, c’est parce qu’il y a une lumière qui se trouve à l’origine.

Obstinément, c’est dans les reflets et les projections que nous recherchons la source. Cependant, ceux-ci ne font que lui porter témoignage.

Bien qu’à travers son éclat la lune témoigne du soleil, en définitive, ce n’est pas dans sa direction qu’il faut regarder.

L'essence du Don

C’est un simple remerciement qui a changé mon regard à l’hôpital. Aussi, j’ai envie de vous dire : “remerciez”. Remercier de quoi ? Remerciez tout simplement, sans plus de raisons. Faites-le… Même si vous ne trouvez rien chez vous qui mérite d’exprimer de la gratitude. Essayez quand même.
Fermez les yeux et remerciez silencieusement avec votre cœur…
Il ne s’agit pas de s’adonner à un acte dévotionnel, ou à des bondieuseries.
Au-delà d’une formule de politesse et de gratitude, il est difficile de dire ce qui se produit réellement en notre Être lorsque nous remercions. En fait, il s’agit d’un acte symbolique qui peut être puissant. Nous pouvons ainsi réaliser la nature du Don en “passant” de l’autre côté du miroir.
Nous pouvons nous acquitter de bien des choses en remerciant.

Notre nature trouve son chemin

La meilleure façon de contacter notre nature, c’est de lui faire confiance.

Prenons une poignée de terre. Si nous la jetons dans le ciel, inévitablement elle retombera pour se mêler à nouveau à celle du sol. Si nous la jetons dans l’eau d’une rivière, elle coulera pour rejoindre à nouveau la terre qui est au fond.

Malgré tout ce que nous vivons, tout ce que nous croyons, nous ne changeons pas dans notre nature. Appartenant à la vérité, nous ne pouvons que “retourner” à elle.