L'État initial

Nous pensons qu’il nous échappe, alors que c’est nous qui ne pouvons lui échapper.

A chaque fois que nous cessons la moindre de nos activités, nous “retrouvons” l’État initial. Cet état est le même que celui présent au commencement de cette vie. C’est à l’image du silence qui est resté identique, malgré toutes les paroles et les différents sons qui se sont manifestés en lui.

Lorsque le silence semble « revenir », ce n’est pas un « nouveau silence », mais le même silence qui s’impose. Le silence n’a pas d’histoire avec les sons. Il n’a pas d’histoire tout simplement. Il est l’État initial qui ne varie pas. Ce sont les sons qui varient, qui laissent plus ou moins entendre le silence.

La liberté dans l'ouverture

Lorsque l’ouverture est là, malheureusement, nous ne savons pas la reconnaître pour ce qu’elle est. Pourtant, l’ouverture est Ouverture. Mais voilà, nous attendons quelque chose, autre chose… Nous ne voulons pas seulement que la porte s’ouvre. Nous voudrions aussi que quelqu’un vienne, qu’une situation formidable se présente à nous. Nous ne comprenons pas qu’à travers nos attentes et nos idées préconçues nous ne faisons qu’encombrer et obstruer l’espace. Ainsi, nous remplaçons une porte par une autre.

Il n’y a pas “une liberté” de l’autre côté la porte. C’est l’ouverture, la situation elle-même qui est liberté.

Le centuple

“Il y a plus bonheur à donner qu’a recevoir.” (Ac 20:35)

Être généreux est une attitude vertueuse à laquelle nous convient de nombreuses traditions spirituelles. Mais en fait, celui ou celle qui s’implique dans le don généreux reçoit bien plus que des bons points, qu’une bonne conscience ou qu’un bon karma.

La générosité qui provient du “bon cœur” est la radiance naturelle de notre Nature. Ainsi, c’est ce “Bon Cœur” manifesté qui s’offre directement en celui et celle qui l’exprime.