Vivre en “live”

Passer dans le “live” ce n’est pas faire quelque chose de “spécial”. C’est “se distraire” et fuir le vivant, qui en est une. Je n’ai rien contre les loisirs et passer du bon temps. Cependant, on peut s’y adonner sans pour autant se détourner de Soi et de la Présence.

Malgré notre illusionnement, nous demeurons dans la vérité. Seulement, nous ne la connaissons pas, ou plus. Ne pas se distraire, c’est ne pas se couper de cet éclat spontané. On pourrait dire, c’est ne plus s’empêcher “d’être avec”, mais s’en remettre à “l’Ouverture” que nous nous employons à restreindre en vain. Lorsque nous cessons de maintenir, d’entretenir notre repli mental, il ne reste plus d’atermoiement, plus de filtre conceptuel, plus de condition pour vivre la Présence. Alors, spontanément, nous sommes en contact. Son flux nous emplit. Il nous rend participant et pleinement vivant.

Vidéo (extrait) Groupe Rencontre →

Oublie “moi”…

« Oublie “moi” et ”Soi” se rappellera. »

À cause de notre attachement aux expériences, nous regardons derrière. Nous regardons dans le “rétroviseur” au lieu de regarder la direction vers laquelle nous avançons.

La seule expérience qui importe est celle que nous sommes en train de vivre ici, maintenant…

Nous n’avons pas le “ça tient tout seul”, ou l’évidence de “nous y sommes déjà”, parce que nous continuons de maintenir. Peut-être avons-nous compris et admis intellectuellement ce lâcher prise, mais pas en “corps-esprit” avec l’entièreté de notre être. Il s’agit d’être confiant et de se lâcher, comme nous le faisons afin trouver l’équilibre, afin de réussir à nager.

S'illusionner

En empêchant la lumière d’entrer, l’obscurité s’établit dans une pièce et la rend propice aux projections de cinéma. Nous concernant, c’est par différents moyens que nous nous fermons, que nous nous détournons de l’éclat de vie et de vérité afin de donner du pouvoir à nos histoires.

Avant que nous nous intéressions à la Présence, la Présence est déjà là. Tous les cinéma ont une source lumineuse sans laquelle ils n’existeraient pas. L’illusion pense détenir une vérité, mais celle-ci n’est pas la sienne. Si l’éclat du soleil scintille sur l’eau, c’est parce que, déjà, il brille au-dessus d’elle dans le ciel.

Lorsque nous plaçons nos propres mains sur nos yeux, nous sommes aveugles. Pourtant ici, il n’y a aucune cause, aucun élément extérieur qui s’interposent. L’unité est intacte. Ni nos yeux, ni nos mains, ne portent un handicap. Cependant, comment pouvons-nous fonctionner ainsi ?

Nous utilisons nos questionnements pour nous pré-occuper. Nous désertons la Présence et le concret pour aller dans notre cinéma intérieur et mieux nous attacher à une réalité abstraite et imaginaire.