Écouter par cœur

L’Écoute, c’est quand nous nous laissons rejoindre et que “cela” résonne dans le cœur, que les mots non plus d’utilité. Un silence immobile et une saveur de plénitude s’imposent en nous. De cette vacance sereine et lumineuse peut surgir une parole nouvelle, comme une reconnaissance, une expression spontanée de gratitude. Nous sommes toujours à commenter les formes, alors que bonnes ou mauvaises, justes ou imprécises, toutes, sans exception, désignent immanquablement la nature de vérité.

Celle-ci est directe. Dès que vous ouvrez, que vous laissez la place à la Vue spontanée, concomitamment, vous “êtes” en vérité. Vous l’expérimentez concrètement. Quiconque est dans l’Écoute se retrouve directement en la Source. Par aveuglement, par habitude, par peur, nous restons dépendants d’un regard indirect. Nous abordons le monde et nous-mêmes à travers le filtre du mental. Nous sommes tenus par ses lois et sa logique discursive à laquelle nous nous soumettons. Voilà le “jeu” intermédiaire qu’il nous faut lâcher, afin que par l’évidence se “réalise” en nous la Nature originelle.

Mon approche n’est pas intellectuelle. J’utilise le langage et ses concepts pour communiquer, mais cela ne contient pas ce que je transmets. Le doigt pointe la lune ; il n’est pas le but en soi. Du point de vue de ma réalisation, il n’est pas utile d’étudier. “Heureux les simples en esprit”. Cela ne dépend pas d’une “compréhension”, d’une quelconque capacité ou habileté à saisir par l’esprit. L’éclat du vivant est à la portée d’un enfant. Depuis toujours, sans se corrompre, il resplendit dans la Vision nue.

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Se laisser rejoindre

C’est par une détente intime, le relâchement d’une tension, que nous contactons l’identité naturelle.

C’est un “mouvement”, un retour au cœur, généré par la confiance.

Le jeu et le masque ont perdu leur attrait, ainsi que leur intérêt.

Il n’y a rien à défendre, rien à gagner, rien à prouver.

À présent, nous vivons l’unicité plutôt que d’en parler.

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