Nature de l'illusion

À quoi nous éveillons-nous ? À la vérité ! Et la vérité est déjà là. C’est pour cela que l’on parle d’une “illusion” : illusion de la séparation, illusion de la dualité… À travers l’esprit conceptuel, il est facile de concevoir et d’appliquer notre propre grille de lecture du monde. S’illusionner c’est donner l’avantage à notre version de la vérité. Cependant, ce filtre ne change en rien la vérité de ce qui est. C’est pour cela que nous n’allons pas la “rétablir”, ou bien nous “hisser” jusqu’à elle. Plus simplement, nous allons cesser de lui substituer nos idées et nos projections.

Mettre fin à la substitution revient à constater, à reconnaitre, qu’en réalité celle-ci à toujours été factice. Au regard du réel, notre jeu mental n’a pas plus de pouvoir que celui des reflets sur l’eau.

Perdre l'esprit

Ce n’est pas tant ce qui se dit qui importe lors des rencontres auxquelles vous venez, mais les moments de rupture et d’ouverture que cela produit dans notre continuum. La réalisation ne repose pas sur une “compréhension”, sur une explication plus aboutie. Ce n’est pas quelque chose que l’esprit peut saisir étant donné que c’est la Nature même de l’esprit. Nous pouvons modeler et remodeler une boule de glaise ; elle reste de la glaise. C’est dans un relâchement, une perte, une ouverture, que nous reconnaissons que nous nous trouvons en adhésion à vivre directement la Nature.