Notre propre comédie

Malgré ce qu’ils vous disent, la plupart des gens ne veulent pas vraiment s’éveiller. Ils veulent continuer à « chercher », à « pratiquer », à « se projeter »… afin de conserver l’image d’eux, avec une histoire, un personnage, etc. Je n’essaie pas de leur faire des reproches, mais de pointer une attitude trompeuse qui consiste à entretenir de vains espoirs.

Dans l’éveil, il n’y a pas « d’obtention », mais plutôt un abandon. Le « regard premier » et libérateur est déjà là ! Nous nous éveillons à « notre Nature » qui ne dépend pas de conditions extérieures ou intérieures. Il n’y a rien à négocier, à rajouter, à stabiliser, à discuter. Notre seul « empêchement » repose sur une logique « d’occupation », sur un « jeu » qui nous est propre, qui consiste à masquer et s’imposer à la place du réel. En même temps, cette comédie se joue au sein même du réel ; elle n’en est pas la condition. C’est simplement quelque chose que nous lui préférons !

Munis du flambeau de l’honnêteté, nous pourrions instantanément la reconnaître pour ce qu’elle est, et nous voir libres.