Questions – jan 12*

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(correspondance – jan-2012) Question : Pourrais-tu me donner des conseils, comment séparer le vrai du faux ? Dois-je laisser ce processus suivre son cours ?

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Il faut se méfier des expériences. Elles peuvent être encourageantes,

mais le plus souvent, elles viennent nourrir notre histoire et faire de nous quelqu’un de « spécial ».

Le contact avec la vérité devrait être notre priorité.

C’est quelque chose de concret, de pragmatique.

Comme je te l’ai dit, notre regard est soit tourné sur nous-mêmes, soit sur la Vie.

Nous sommes dans « notre monde » ou dans « le monde ».

Ce contact est très simple, très humble.

Le plus souvent, il n’y a pas de grandes expériences.

Aussi, il n’y a pas le risque de s’y attacher.

Simplement, à travers un petit « switch » nous sommes intégrés.

Nous retrouvons une « saveur » ; un goût de Ciel…

Cet instant-ci, ce Présent, est le Moment de Vérité.

Ça arrive… Là, l’Étincelle de Vie s’actualise…

Ça arrive… Ici, tout de suite…

Vois… Vois… il n’y a pas d’autre vérité (concret).

Es-tu connecté au rythme de la Vie ?

Tout le reste n’est que blabla, n’est que projection mentale !

Arrive ici ! Là où tu es !

Prends appui sur le vivant… et non sur les stratégies et les spéculations de l’esprit.

Sois avec tout ce qui Est.

Rien n’arrive en vérité.

Nous sommes dans cet instant comme au premier jour.

Tous nos voyages, tous nos délires ne sont qu’imaginaires.

Nous sommes immobiles, ouverts comme l’espace.

Nous Sommes…

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(correspondance – jan-2012) Question : Je suis bien désolé de ces ennuis de santé à répétition… comme si la nature te poussait dans tes derniers retranchements.

Il y a la maladie, mais aussi les obligations qu’elle impose, ce n’est pas rien. Puis-je te demander comment tu vis cela ?

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Ça finit par devenir un peu stressant, mais le Bon Cœur va bien…

Tu parles de mes derniers « retranchements », mais ce n’est pas ma perception.

Je veux bien avoir des limitations, mais il ne sert à rien de proclamer l’éveil si l’on a gardé des “retranchements”.

Le dernier bastion dont je parle, correspond précisément à l’invalidation d’un « autre », d’un second,

dont (ou bien où) nous pourrions nous retrancher !!

(Jean 9, 1) En passant, il vit un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui demandèrent :

« Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle? » Jésus répondit :

« Ni lui ni ses parents n’ont péché, mais c’est afin que soient manifestées en lui les oeuvres de Dieu.

Depuis le début, c’est la lecture que j’ai des différents problèmes que je traverse (ou qui me traversent).

En nous, il y a une grandeur, une bonté, qui s’incarnent au vu de toutes nos souffrances.

Le faible stimule le fort, les affections stimulent les anticorps, etc.

Cela peut se produire sur différents plans, à la fois intérieur et extérieur.

Nietzsche disait aussi « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort ».

La « force » dans mon cas, c’est du moelleux, c’est la bonté fondamentale, l’immuable…

La clé, c’est la confiance par-delà les apparences.

C’est l’amitié vraie que nous entretenons avec soi.

C’est l’amour.

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(correspondance – jan-2012) Question : Dernièrement, tu as parlé de se détendre, de nous laisser porter par cette présence. C’est bien, j’ai ressenti en moi comme si quelque chose émerge de l’intérieur. Plus on cherche à comprendre sa vraie nature, plus tu t’en éloignes et plus le maître te donne à manger. Mais, ce que j’ai ressenti entre ces deux tensions, c’est deux courants d’énergie (maître et élève) c’est que la clarté de cette présence apparaît, se frayant un passage. C’est très subtil.

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La formule que j’utilise depuis bien longtemps « le poing cherche la main » illustre ce que tu essaies d’exprimer.

Fondamentalement, il n’y a aucune différence entre le poing et la main. Cependant, le poing se sent différent. Il se « sent » ça ne veut pas dire qu’il l’est !

Dans notre recherche pour comprendre et résoudre cette sensation de différence, nous engageons essentiellement notre esprit, notre intelligence.

Nous ne faisons pas une complète remise en question.

Le « rôle » ou le « personnage » auquel nous nous identifions prend en charge la quête de l’éveil. Comme on dit, nous sommes à la fois juges et coupables.

Nous « comprenons » le fonctionnement de l’illusion, mais nous ne parvenons pas à la désamorcer.

Ce que j’essaie de dire est qu’il ne suffit pas de comprendre pour que l’illusionnement cesse. Il nous faut aussi nous impliquer avec notre corps de façon concrète.

Le “chemin” que nous avons à parcourir n’est pas celui de l’intelligence, mais celui de la confiance. L’éveil c’est comme apprendre à faire du vélo ou à nager.

L’équilibre ce n’est pas un ajout, un talent qui vient de l’extérieur, c’est la confiance que cela est déjà en nous.

Nous devons faire confiance au fait que la main est dans le poing. C’est pour nous la seule façon de la détendre, que nous ayons la preuve qu’il n’y a rien besoin de tenir.

Généralement, tout le monde parvient à faire du vélo. Ce qui aide à franchir le pas, c’est d’enlever les petites roues que l’on a rajoutées à l’arrière.

Aussi, pour nous, ces « petites roues », c’est notre masque, notre personnage avec ses histoires.

Questions – fév 12*

Je vais continuer de mettre plusieurs questions sur un post afin d’éviter la multiplication des “sujets restreints” dans les widgets des billets et des commentaires sur le blog. Je pense que ça peut devenir un peu frustrant pour ceux qui n’y ont pas accès !

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(correspondance – fev-2012) Question : … Je viens de découvrir ton témoignage et je me demande si l’éveil impersonnel n’est pas un simple EMC (état modifié de conscience) qui au lieu d’être provisoire s’installe jusqu’à la mort du corps physique. Comme je crois en la vie éternelle je me demandais justement si dans l’au-delà, les éveillés impersonnels continuaient d’être les témoins de la « comédie de la personnalité » qui se poursuit après la mort du corps physique ?

Si oui …. pensez-vous qu’ils vont pouvoir échapper à une nouvelle incarnation capable de produire à nouveau le voile de l’oubli ? Ou bien pensez-vous que cet état d’éveil impersonnel vous libère définitivement d’un retour d’ identification à la personnalité ?

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Une « conscience » sous-tend une relation sujet/objet (quelqu’un est conscient de…). Dans ce cas, en rapport avec la libération, on parle de développer la “pleine Conscience”. Cette approche se base sur la dualité. Il en résulte qu’elle est progressive et qu’elle entretient d’idée d’un expérimentateur ou d’un témoin.

Dans ce que je vis, il n’y a pas d’altération ou de modification de la conscience. Plus spontanément, il s’agit davantage d’un “recul”, d’un abandon dans la Présence vive et spontanée. Celle-ci se situe en amont de la conscience et le jeu duel, comme la base fondamentale. C’est passer de la “forme » au “fond”. C’est perdre l’identification du personnage et retrouver l’être originel qui l’avait endossé. Cette réalisation ne peut pas être celle du personnage qui n’est qu’une coquille illusoire. C’est l’État absolu et naturel qui précède tout. Il ne s’agit pas de concilier ou d’unifier “deux parties”, mais de réaliser qu’il n’y a jamais eu un “second”, que ce n’est qu’une idée. Hors du personnage, il n’y a pas d’intérieur et d’extérieur, pas de “j’y suis” et de “j’y suis pas”, pas d’histoire avec “deux”. Voilà la libération, voilà l’unicité que l’on n’atteint pas, mais qui englobe et qui précède tout ! C’est ici, l’unicité que nous n’avons jamais cessée d’être, mais que nous ignorons et que nous compensons à cause de la croyance en la séparation.

De mon point de vue, aucune pratique, aucune méditation par le personnage n’est nécessaire. Généralement, elles ne sont que l’extension et la conséquence de notre identification. Il s’agit de s’oublier, de se lâcher, en passant de “son” monde “au” monde. Arriver totalement “ici”. C’est la Présence qui rend présent. C’est la Vérité qui rend vrai. Cesser d’assumer l’histoire et les théories du mental pour être vivant dans le concret de l’unique instant. Oublier sa volonté, pour rencontrer La Volonté universelle qui nous meut. Lâcher nos doutes et le refuge d’un “cinéma”, d’un “jeu”, d’une imagination, pour Vivre en Vérité, en pure Présence, en Live…

C’est nous créons notre chemin. Il s’agit d’un rêve. Mais le réveil ne nécessite pas que l’on rêve davantage. C’est une chose assez facile à comprendre intellectuellement. Pour le vivre concrètement et “atterrir” dans le “vivant”, ça peut prendre du temps. Ça dépend de chacun. Apprendre à marcher, apprendre à faire du vélo, apprendre à nager, n’exige pas un entrainement fastidieux. L’équilibre est une affaire de confiance que l’on peut résoudre en une seule fois ou en plusieurs. La confiance se transmet, se reçoit. Ce n’est pas un art particulier. Recevoir c’est accueillir, c’est être disponible, c’est ne pas savoir.

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(correspondance – fév-2012) Question : … Il nous faut aussi nous impliquer avec notre corps de façon concrète.

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Je veux dire « l’habiter », comme notre maison de vie.

Si nous sommes « chez-nous » dans notre corps, nous pouvons nous détendre et faire confiance.

Comment nous sommes détendus dans le corps, nous dit quelle est notre adhésion à la vie.

C’est seulement par une adhésion complète, totale, comme sur l’eau que l’on peut savoir qu’elle nous porte.

La révélation, la libération, vient de voir, de constater, d’expérimenter, que c’est la vie qui nous porte, que ce n’est pas nous qui la portons.

Alors, il n’y a plus besoin d’un personnage, d’un ego…

Dans cette vie, à chaque fois que l’on a pris confiance, alors, on a lâché la main ou la rambarde à laquelle on se tenait.

On lâche ce qui nous a aidés, mais qui à présent nous encombre et nous empêche de vivre notre capacité. Ce lâchage est naturel et systématique !

Lorsque l’on sait nager, on se débarrasse de sa bouée.

Le corps devient la « bouée ». Il est l’appui, le véhicule qui nous porte et qui nous lie à ce monde.

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(correspondance – fév-2012) Question : … Dis-moi si c’est juste ou pas d’accepter, d’acceuillir et de ne surtout pas lutter contre ces visions et ces émotions de peur qu’elles distillent ? Est-ce qu’au bout du processus, elles vont se transformer ? Ou ne dois-je même pas essayer d’envisager, « d’espérer » une fin. Est-ce que l’Amour est toujours là en arrière plan, jamais altéré même pour ceux qui ne le servent pas ? Autrement dit, est-ce que Dieu aime même le démon ?

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Soit on répond au questionnement du rêve dans le rêve, soit on s’en réveille !

Je t’invite à passer en « live »…,

à ne pas être tourné sur le cinéma intérieur, mais vers ce monde, cette vie où tu te trouves et qui t’entoure.

Si tu reprends contact avec le vivant, alors ton questionnement s’évanouira tel un mirage.

Car tout cela n’est que le jeu imaginaire du mental.

Maintenant, pour réponde à ton esprit, je te rappelle que bien et mal sont des concepts au même titre que haut et bas, ou qu’intérieur et extérieur.

Si l’on parle de “non-dualité” (encore un concept), il faut bien comprendre que celle-ci n’existe pas (la dualité non plus).

Elle est inexistante. Mais parce que nous en utilisons le concept, nous la faisons “exister”.

C’est ce que je dis à propos du « rôle » qui n’existe que parce que nous le jouons et lui donnons vie.

Cependant, dès que nous arrêtons de jouer, de clamer son texte, le rôle n’est plus là.

L’aspect négatif fait partie de la vérité (ange déchu dans la Bible).

Si nous croyons au bien, nous croyons aussi au mal. Les concepts vont de paire.

C’est pour cela que j’incite à Voir par-delà toutes ces notions.

Quelle est la vérité du bien, quelle est la vérité du mal ?

Dans quel espace, dans quel Ciel tout ceci est contenu ?

P A S S E R E N L I V E …