Les trésors du cœur

Ces trésors proviennent de l’amour, du fait de se sentir aimé et d’aimer. “Se sentir aimé”, je parle d’amour intemporel, qui émane de notre bonté fondamentale. C’est un amour généreux, pareil à une source auto jaillissante. Il abonde sans contreparties, sans enjeux particuliers. C’est l’éclat même de vie qui détient sa propre lumière. En nous, il ressemble à une caresse délicate, à une brise légère, à un parfum subtil et enivrant dont nous avons oublié l’existence. A son contact, il nous emplit, il pétille de joie créatrice. 

C’est comme si nous avions perdu une chose aussi essentielle que le goût de l’eau. Plus nous l’oublions et plus nous en éprouvons la soif. Aucun breuvage n’a le pouvoir de remplacer l’eau. Aucun ne peut autant nous désaltérer. 

Ne cherchez plus au loin. Revenez… Laissez-vous guider par cette soif.

Confiance en notre Nature

Ne pas se “distraire” ou ne pas « s’occuper » afin d’obtenir la relâche, la vacance naturelle de l’esprit.

Jusqu’ici, nous avons toujours dirigé l’esprit vers un état, vers une forme donnée. À travers la non-distraction, la non-manipulation, nous lui permettons de “reposer”, de se conformer à sa nature. Il en va de même pour l’eau qu’il n’est pas nécessaire de lisser avec le plat de la main pour qu’elle se calme. C’est précisément l’absence de toute intervention de notre part, qui permet et met en évidence son propre pouvoir de restauration, de retour constant à l’étale.

La Grande Ouverture

Lorsque nous laissons les sollicitations de l’esprit, nous retrouvons notre cœur.

Quel est-il ce coeur ? C’est une prise sur la vie, sur le vivant.

Ici, rien à négocier, juste du “live”, un jaillissement direct.

Ça vit… Ça grouille… Ça abonde… Ça emplit, indépendamment du beau et du laid, de l’agréable et du désagréable. 

C’est l’Éclat spontané, qui n’est ni bien ni mal, seulement flux de vie. 

Ce que nous percevons comme de l’ennui, n’est que le “reset” permanent, ou l’auto-libération que nous offre la Nature.

Malgré tout ce que nous avons vécu depuis notre venue dans ce monde, après toutes ces années, ici, maintenant, il ne reste rien… Absolument rien… Seulement la Grande Ouverture, immuable depuis le début. La Nature est juste présente, très simple, très disponible, très englobante, sans la nécessité d’une recette particulière.

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Notre “remplissage” n’a d’autre but que de lui faire écran, afin de l’ignorer et d’alimenter “l’histoire” que s’invente l’esprit.

Derrière notre distraction, ce regard de bébé, le “regard premier”, demeure… “reste…”.

C’est en cela qu’il ne s’agit pas d’un maintien, mais d’une “vacance”, d’une disponibilité, d’un rafraîchissement naturel, qu’il nous revient d’autoriser, ou plus simplement de ne pas occulter. J’ai déjà évoqué cela lors d’un échange avec Jean : “Conscience” .

Malgré notre illusionnement, nous demeurons dans la vérité. Seulement, nous ne la connaissons pas (ou plus). Ne pas se distraire, c’est ne pas se détourner de cet éclat spontané. On pourrait dire, c’est “apprivoiser”, ou s’en “remettre” à “l’Ouverture” que nous nous employons à restreindre vainement depuis si longtemps. Lorsque nous refusons d’alimenter notre distraction, il ne reste plus de condition, ni d’atermoiement pour vivre la Présence. Ainsi, spontanément, c’est son flux qui nous emplit et qui nous nourrit.

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Le contact

Sur le plan intérieur, c’est se mettre en amitié avec soi. C’est comme une façon d’être “tout contre”, une façon de “s’accompagner”. Cela libère un sentiment de complétude. Notre humeur devient sereine et légère. A travers cet accord d’amitié et d’amour la Source abonde. Continuer la lecture de « Le contact »

Flot de Vie, Source du Don

Ne cherchez pas à remonter la Source.

Le flot lui-même est Source.

Il est “Eau vive”. Il est “Don”.

Ici, tels que nous sommes, où nous en sommes, nous sommes “Cela”.

Nous l’avons toujours été. Nous sommes Vie.

Rien d’autre.

Lumière

Il y a tant de Beauté…

Je sais bien que de nombreuses choses nous disent le contraire.

Pourtant, lorsque j’évoque la Beauté, mon cœur tressaille.

De fait, cette Beauté en moi affleure.

Elle m’entend. Elle vibre comme pour me répondre. Continuer la lecture de « Lumière »