Se conformer à ce que nous Sommes,plutôt qu’à ce que nous pensons.

Branchez-vous sur la vie. Rafraîchissez-vous à la saveur du vivant et de la clarté spontanée.

Nous pouvons penser bien des choses, mais toutes ces pensées sont vides. Elles n’ont pas le pouvoir de nous nourrir. Seul, le vivant nous rend vivants. Goûtez la source vibrante et jaillissante qui provient du cœur.

Joie et amour sont les vraies nourritures.

Le doute, expression de la Vérité

Voyez la vérité de ce qui « est », de cet « ici ». Si vous doutez, alors doutez des doutes eux-mêmes. Ils sont votre création. Ils ne sont pas vous. Dans le doute, il y a aussi une vérité. Il y a un « ici » qui vous porte infiniment. Il y a la flamme immuable de Vie.

S’accueillir “ici”

Foi en la Présence spontanée.
Bienvenue ici, votre « ici », car cet instant où vous êtes est le temps unique.
Il est l’Instant de Vie.
Cet « ici » n’est pas compliqué…
Il est « ce qui reste », l’immuable, l’absolu, libre de toute élaboration, de tout jugement.
Nous y sommes avant tout et aussi après tout. Alors, il n’y a pas à suivre les doutes et les spéculations de l’esprit. Il n’y a rien à faire de spécial pour cela, car nous « sommes » avant de « faire ». Il n’y a rien à faire de spécial pour le garder ou le maintenir, car nous « sommes » inconditionnellement, indépendamment de tout « faire ».

Quel est ce “chemin” qui va jusqu’à vous ?

Nous sommes implacablement « ici » !

Tout ce qui s’est produit depuis notre naissance est mort.
L’ « Être », cette présence vive et spontanée est ce que nous sommes en réalité. Cette réalité, c’est maintenant et non pas dans le souvenir de ce qui est mort, ou bien dans nos extrapolations.
Toute notre vie est ici, tout ce que nous sommes est ici, dans l’actualisation. Tout le reste n’est que la projection impermanente de l’esprit. Tout chemin est une illusion de l’esprit, de la fumée pour ne pas rencontrer la réalité. Nous sommes simplement et naturellement, ici, au moins depuis notre naissance. Depuis ce jour, ça n’a pas changé.

Alors, dans quel « ailleurs » vous situez-vous ? D’où pensez-vous revenir ?
« Où » et dans quel « temps » espérez-vous réellement vous rendre ?

Ici, c’est déjà ici, et c’est sans cheminement possible. Ou bien, c’est que nous l’imaginons dans un « ailleurs », dans un « autre » ici, qu’il nous faudra tenter de rejoindre, nous privant ainsi d’être « ici »… une histoire sans fin !

Voyez
Voyez en vous ce qui « reste », ce qui ne naît, ni ne meurt.
Voyez « ce » qui survit à tout jeu, bon ou mauvais.
Voyez « ce » qui est là, avant même que vous vous interrogiez à son sujet.
Voyez la présence simple et spontanée, la lumière de vie que vous êtes.
Voyez que c’est dans un propos de l’esprit que nous pensons la perdre
et dans un autre que nous pensons la trouver.
Voyez que c’est encore dans un autre que nous pensons ne pas y arriver.
Voyez que vous n’êtes pas votre propos.
Les propos peuvent mentir, mais la présence de votre Être, elle ne ment pas.
Voyez la présence spontanée qui précède tout.
Voyez la présence inconditionnelle qui se donne sans calcul.
Voyez que tous vos échecs passés ou présents n’y peuvent rien.
Voyez que toutes vos réussites ne vous ont rien apporté de plus.
Voyez que ce que vous êtes véritablement, vous l’êtes déjà.
Voyez que « ce » qui est spontané, est spontané.
Voyez…

L’éveil au Vivant

Chacun de nous porte le trésor de Vie.

Que peut-il y avoir plus dans cette existence ?

La Beauté de ce monde réside dans son éclat, dans son renouveau incessant. La Vie, c’est maintenant ! Si nous ne sommes pas entièrement ici, entièrement d’accord d’être ici, nous ne sommes pas dans le vivant. Nous nous mettons en retrait de la vie et nous ne percevons plus la force du « vivant ». Notre carence vient de ne plus réaliser que nous-même sommes Vie. Nous nous pensons différent d’elle, car dans notre esprit qu’il y a « deux » ; nous et la vie. Cette vie qu’il nous faut sans cesse tenter d’améliorer et contrôler.

Cependant, quoi qu’il advienne, le plus important demeure cette présence de vie, cette « Présence Vive » qui abonde en nous. Ce qui compte, c’est le « je suis en vie », avant tout « je suis en vie », car sans cela rien n’est possible dans la vie. C’est à travers cette primauté reconnue au milieu de nous que s’actualise la dynamique, la force du vivant. Alors, nous pouvons émerger de notre histoire, de notre asphyxie et nous retrouver en prise avec le « direct », dans le jaillissement du vivant.

Ne voulons-nous pas le meilleur ? Ne voulons-nous pas tout l’éclat de la vie ? Cela est possible dès que nous nous donnons le « vivant » de la vie. Être vivant, ce n’est pas s’agiter davantage ou bien vivre des situations extraordinaires. Être vivant, c’est épouser la fraîcheur et boire la Vie à sa source. C’est être actuel dans l’actuel. Si vous vous placez dans le vivant, vous serez Vivant. Que l’on soit jeune, vieux, alerte, malade ou invalide, l’étincelle de vie brille en nous indifféremment.

Avoir un cœur, c’est appartenir au Vivant

Les théories nous gardent dans l’esprit.

La sagesse du cœur nous plonge dans le réel.

Nous assumons plus nos histoires que nous nous assumons nous-mêmes.

Avoir un cœur, c’est « vivre dans le vivant » et cela, parce que nous sommes vivants et non parce que nous adhérons à telle ou telle philosophie, telle ou telle pratique de concentration. Le vivant nous anime déjà. Il est actuel. Il n’est pas nécessaire de nous maintenir dans « ce que nous sommes » spontanément. Notre cœur est un cœur de vie, un cœur qui bat. Celui qui « Est » au niveau de son cœur appartient au vivant.

Nous devenons ce que nous mangeons. Quelle est notre nourriture spirituelle ? Que consommons-nous jour après jour ? Le plus souvent, nous nous asphyxions, nous nous intoxiquons en nous nourrissant seulement de nos idées, du flot d’histoires qui proviennent de notre esprit. Celles-ci ne sont pas « l’Arbre de Vie », mais ses feuilles éphémères, qui poussent et se flétrissent. Ne vous situez pas au niveau de vos pensées, mais au niveau de « celui » d’où elles surgissent. Si vous avez l’arbre, n’aurez-vous pas aussi ses feuilles ?

Pour la plupart d’entre nous, bien que nous connaissions notre Nature, nous ne l’assumons pas. Pour certaines raisons, nous considérons qu’il n’est pas vraiment temps de nous y résoudre. Ainsi, nous réduisons notre Nature à « une chose optionnelle » dans cette vie. Toute foi, nous voulons bien l’utiliser comme une fenêtre devant laquelle nous avons le pouvoir de nous tenir parce qu’elle ouvre notre monde. En réalité, celle-ci est une ouverture incommensurable qui en révèle toute la vacuité. En fait, nous ne voulons pas admettre le caractère illusoire de notre existence.

Au sujet de l’éveil, nous prétendons ne pas pouvoir, ne pas y arriver, alors qu’en réalité nous ne voulons pas. De même, nous prétendons vouloir le bonheur, mais comme nous craignons de le perdre et d’être déçus, nous préférons l’esquiver. Nous gardons toujours l’idée que le bonheur est comme une chose séparée de nous qu’il nous est possible de gagner ou de perdre. Nous ne comprenons toujours pas qu’il provient de nous, qu’il est l’éclat de notre Nature. Des objets nous attirent par leur lumière, mais nous ne réalisons pas que c’est dans notre regard, à travers l’ouverture de notre cœur qu’ils trouvent toute leur valeur et tout leur éclat.

Nous recherchons le bonheur sans comprendre finalement qu’à travers lui, c’est nous-même en notre Être que nous cherchons. Jusqu’ici, tous les bonheurs que nous avons connus n’ont été que des rencontres plus ou moins furtives avec l’Être.

Le contentement, la satisfaction que l’on retire de ces moments heureux provient non pas d’avoir comblé telle ou telle attente, mais de se retrouver en Soi, libre de toutes attentes et des doutes quant à sa personne.