Voir : accueillir l'espace

Au départ dans l’illusion notre vue est étroite.

Puis, notre regard s’ouvre jusqu’au point de laisser toute référence.

Ainsi, nous réalisons l’espace de liberté où (que) nous étions depuis toujours.

Simple en esprit

lotusVous savez, c’est tellement simple… Tellement simple…

Notre esprit, quoi qu’il pense, quoi qu’il comprenne est toujours en deçà de cette simplicité.

« Heureux les cœurs purs », « Quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point » (JC).

Nous pourrions avoir cette compréhension qu’il nous faut purifier notre cœur, qu’il nous faut regagner cette pureté que jadis nous avions lorsque nous étions tout petits. Mais voici encore à l’œuvre la logique laborieuse et obsessionnelle de l’esprit. La simplicité est plus simple que l’idée de simplicité, la pureté plus pure que l’idée de pureté. La connaissance du cœur n’est pas le savoir de l’esprit.

Accepter le silence…

Se détendre en lui… Se retrouver…

Le silence n’est pas une absence ou un vide.

Recevoir le silence, c’est recevoir la simplicité de la vérité.

C’est s’accepter dans sa nudité.

Nature originelle

L’éveil est ordinaire parce qu’il ne s’agit pas d’une performance. Il ne repose pas sur le fait d’atteindre un état spécial, ou une quelconque transcendance. L’éveil est ordinaire parce qu’il n’est pas “autre”. Nous nous éveillons à ce que nous sommes réellement, à notre nudité.

Généralement, nous parlons “d’atteindre l’éveil”, mais il serait plus approprié de dire que nous “perdons” ou que nous laissons nos illusions. Le dormeur lorsqu’il s’éveille se retrouve simplement là où il se tenait déjà, dans son lit.

Le “meilleur effort” est une détente*.

Laissez tout …

… ainsi que l’idée même de laisser.

Seule, la présence spontanée demeure.

La différence entre l’effort et la détente est que dans le premier cas nous ne faisons que changer ou “améliorer” le jeu, alors que dans le second nous laissons le jeu lui-même !

*Dans le sens de : quiétude, laisser être, faire confiance, abandon.

Notre nature trouve son chemin

La meilleure façon de contacter notre nature, c’est de lui faire confiance.

Prenons une poignée de terre. Si nous la jetons dans le ciel, inévitablement elle retombera pour se mêler à nouveau à celle du sol. Si nous la jetons dans l’eau d’une rivière, elle coulera pour rejoindre à nouveau la terre qui est au fond.

Malgré tout ce que nous vivons, tout ce que nous croyons, nous ne changeons pas dans notre nature. Appartenant à la vérité, nous ne pouvons que “retourner” à elle.

Le fait d’Être

Ce qui “Est” est libre de l’obtention d’un éveil.
Ce qui “Est” est libre de l’échec de l’obtention d’un éveil.
Ce qui “Est” est libre du “faire” et du “ne pas faire”.
Ce qui “Est”, bien que spontané, est libre des notions de spontanéité et d’êtreté.

Aide-toi toi-même.

S’aider, c’est parfois juste changer notre regard sur nous-mêmes. C’est s’envisager à nouveau au lieu de se juger. C’est quand ça va mal que nous avons le plus besoin de nous. Il ne s’agit pas de prendre sa revanche, mais de comprendre ce qui demeure lorsque tout s’écroule. Alors que bien souvent nous recherchons une légitimité à travers nos entreprises éphémères, paradoxalement celle-ci nous est révélée dans un chaos.

Le poing qui cherche la main

Si vous laissez, si vous permettez à votre corps, votre parole, votre esprit de revenir, de reposer dans leur condition originelle et naturelle vous serez dans la paix de ce qui « Est ».

Il n’est pas question de s’efforcer, de maintenir un état, mais de laisser l’état naturel se rétablir de lui-même. Ce que nous sommes réellement, nous le sommes déjà. Voilà la foi qui nous donne l’éveil spontané. Si nous nous exerçons à maintenir une paix en nous, cela n’est qu’un contrôle, n’est qu’un effort qui dissimule votre nature et “repousse” l’éveil.