Frontière de l'illusion, frontière de l'éveil

Il ne s’agit pas de gagner l’éveil, mais plutôt de “perdre” l’illusion. L’illusion nécessite constamment d’être entretenue pour “fonctionner”. C’est comme le cinéma qui, par l’enchaînement des plans, parvient à nous captiver, à donner du sens et à retenir notre attention. C’est le sentiment d’ennui qui signe le déclin de cette emprise. Dans la vie, nous avons l’art d’esquiver cette sensation redoutée. Nous détenons une certaine aptitude à relancer notre cinéma, nous agitant et rebondissant dès qu’il ralentit.

Nous pourrions ne pas réagir et, au contraire, voir l’ennui comme un indicateur. N’est-ce pas enfin le moment de nous affranchir de cette mécanique sans chercher à la redémarrer ? Nous pouvons utiliser ce flottement opportun pour atterrir en Soi, en la Présence. L’ennui, ce n’est pas ce que l’on trouve lorsque l’on cesse de s’illusionner. Nous l’expérimentons comme un état de manque, mais il n’est que transitoire. C’est en quelque sorte l’hallali de l’illusion.

9 réponses sur “Frontière de l'illusion, frontière de l'éveil”

  1. c’est vrai que le début de l’ennui est un indicateur intéressant également pour quelqu’un comme moi qui ne connait ni le Soi ni la Présence .

  2. Vivre, c’est se tenir dans ce vide si fécond.

    « L’éveil » ne nous apportera pas ce que l’esprit se plaît tant à espérer pour lui-même.

    Vivre, c’est aussi supporter l’aridité mentale qui est proposée.

  3. C’est exactement l’erreur que je commets : cette fuite du  sentiment d’ennui et de non-sens, dans de multiples activités parfois non nécessaires. Sans doute, qu’il faut supporter l’aridité mentale en demeurant en silence et en observant ce manège.

    Amitiés,

    Mouloud

  4. Bonjour,

    Cela soulève en moi l’idée ( l’illusion ? ) qu’un Eveillé

    ne connaît pas l’ennui.

    Pourquoi, l’ennui est-il si souvent associé à la pluie

    qui n’en finit plus de tomber en ce moment dans le Sud ?

    bonne journée

    Jean-Claude

  5. Merci Nicole,

    Voilà en échange

    une petite recette du jour :

    Dans un grand bol de conscience,

    hacher menu un Jean-Claude en hibernation,

    bien mélanger avec la pluie et l’ennui du jour,

    servi sa

  6. bonjour, faire durer l’ennui sans chercher a nouveau quelque chose a faire, cela m’arrive on a cette impression que plus rien nous interesse, que toute cette strategie de vouloir faire ne mene a rien, effectivement a cette instant nous decrochons de l’illusion c’est comme tu le dis le signe de declin de cette emprise……..

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