Qu'avons-nous à perdre ?

Parfois, ce qui nous manque, c’est de mettre en “danger” notre personnage. Nous nous éveillons à “ce que nous sommes” grâce au fait d’ouvrir notre rôle. Nos lectures spirituelles, nos sessions de méditation, nos pratiques nous apportent probablement de l’inspiration. Toutefois, est-ce vraiment ce dont nous avons le plus besoin pour “atterrir” et nous “rencontrer” ?

S’exposer, aller dans la lumière, se laisser rejoindre par la vérité… pourrait nous permettre d’aboutir plus directement.

17 réponses sur “Qu'avons-nous à perdre ?”

  1. Cher Denis,

    Ton invitation m’interpelle.

    Peux-tu concrètement en dire un peu plus sur :

    « s’exposer, aller dans la lumière »

    merci et bonne journée

    Jean-Claude

  2. Bonjour Jean-Claude,

    Le terme « lumière » est employé de façon générique. À chacun de voir à quoi il correspond pour lui.

    L’illusion est comme l’écran d’une salle de cinéma obscure. Nous savons intervenir au niveau du « cinéma » (marche, arrêt, avance rapide, changement de bobine…). Cependant, nous n’osons pas, nous ne décidons pas de « tirer le rideau », d' »ouvrir le volet » qui inonderait la pièce de lumière.

    La question sous-jacente est : « Que protégeons-nous ? » Nous prétendons être en quête, rechercher l’éveil, et en même temps nous entretenons une ambivalence qui sape notre entreprise.

    Bonne journée à toi aussi.DM

  3. Très juste « que protégeons nous? »……qu’avons nous à perdre de si important pour ne pas tirer le rideau. Pourtant tout pousse en nous, étrange quand même?

    nous sommes quand même lassés du changement de bobine, marche arrêt, avance rapide!

    il me semble que cette question n’aura une réponse qu’une fois la lumière allumée!

    Mais comme on nous répète sans cesse qu’elle est déjà allumé, puisque c’est nous et que nous y sommes déjà, alors que protégeons-nous….et oui, bonne question

    Merci Denis

  4. Bonjour à tous,

    Bonjour Denis,

    Je viens à l’instant de lire sur un site anglophone, une citation du poète mystique Rumi :  »l’éveil survient comme arrive un visiteur inattendu ».

    La question de Jean-Claude est également la mienne.

    Ces derniers jours et, comme aujourd’hui, à l’heure du midi, en quittant le bureau pour aller déjeuner, et comme j’étais seul, je n’ai pas réfléchi sur le chemin. Mais j’avais cette question, non posée, en arrière plan : qui suis-je? Je regardais la ville, ses habitants… Je voyais seulement. Et dans ce voir, une pensée ou une sensation, a émergé.

    La présence de tout cela!

    Mais ça reste, je pense, au niveau de la compréhension. Est-ce cela :  »S’exposer, aller dans la lumière, se laisser rejoindre par la vérité »?

    À qui appartient la volonté de « tirer le rideau» ? À moins de me tromper, la réponse n’est-t-elle pas celle de Rumi?

    Merci Denis et, bonne journée à vous tous.

    Bon été à tous.

    Mouloud

  5. J’ai oublié un aspect de la question : que prétégeons-nous?

    Peut-être est-cela le problème, nos histoires personnelles! La  »personne » que nous croyons être a en effet,des ambitions, des désirs, des craintes… Peut-être, qu’il faudra attendre que la lumière soit allumée!

    Mais puisque la Lumière est déjà là, comment ne savons-nous pas nous fondre en elle?

    Merci, Vincent.

    Merci, à tous.

    Mouloud

  6. Bonjour Mouloud, bonjour Vincent,

    Oui, c’est un peu comme le moment de la guérison.

    On ne sait jamais le jour précis où elle surviendra !

    Cependant, nous ne sommes pas comme des brindilles ballottées au gré du grand océan de la Vie.

    Ne sommes-nous pas aussi Vie, Lumière et Vérité ?

    En réalité, aucun problème ne nous habite.

    « Ce que nous Sommes » contient tout.

    🙂

  7. (suite)

    Nous n’atteignons pas l’éveil, nous « perdons » nos illusions.

    Pouvons-nous nous surprendre la « main dans le sac » ?

    Bien sûr que oui. Nous pouvons nous attraper en train d’animer, d’alimenter notre propre jeu.

    Nous pourrions tellement nous Voir, que l’éveil pourrait survenir avant la fin de la journée.

    Perdre le « chercheur », dans un premier temps, ce n’est pas si facile !

    Denis

  8. « Nous n’atteignons pas l’éveil, nous «perdons» nos illusions.nous pourrions tellement nous Voir, que l’éveil pourrait survenir avant la fin de la journée. »

    Oui tout à fait Denis, « intensité de la présence » nous pouvons effectivement nous attraper en train d’animer notre histoire » et cela n’a aucun temps car c’est toujours ici!

    tu dis « Cependant, nous ne sommes pas comme des brindilles ballottées au gré du grand océan de la Vie.

    Ne sommes-nous pas aussi Vie, Lumière et Vérité ?  »

    ça c’est formidable et vraiment juste, j’ai mis du temps à voir qu’effectivement « que nous sommes aussi la vie » donc il n’y a aucun obstacle hormis notre imagination, celle de se prendre pour l’esprit….et qu’en fait rien ni personne ne peut nous empêcher de quoi que ce soit, car il n’y a d’autre obstacle que celui de croire qu’il y a un obstacle..(sourire)

    Merci, avec toi on ne peut s’éloigner de ce que nous sommes toujours comme une évidence!

  9. Suite: après relecture de ton article: je note..: »Parfois, ce qui nous manque, c’est de mettre en “danger” notre personnage. Nous nous éveillons à “ce que nous sommes” grâce au fait d’ouvrir notre rôle. »

    intuitivement ce que tu dis ne m’est pas étrangé, et me parle, mais si c’est possible peux tu Denis, approfondir et développer ce que tu exprimes, car cela me semble important!

    Merci

  10. Bonjour Denis,

    Bonjour à tous,

    Le chercheur n’a pas d’autres alternatives que de continuer à chercher. Il est dans un train lancé à toute vitesse. Il ne peut pas descendre sans s’écraser. Et s’il le veut quand même, il ne le peut pas. On ne peut pas lui demander d’arrêter de chercher. Sachant – par l’observation – que nous ne sommes ni la pensée, ni le corps, ni les objets (y compris la pensée et le corps) que nous voyons dans cet espace qui nous entoure, ce que nous sommes ne peut être qu’impersonnel.

    Comment fusionner avec cela, l’impersonnel?

    Quel mystère!

    Amicalement,

    Mouloud

  11. bonjour Mouloud

    je te rejoins sur ce que tu dis. Quand à « comment fusionner avec cela »?

    en ce qui me concerne abandonner le comment car justement c’est le « comment » qui pose problème, pas ce que nous sommes.

    Avec un petit sourire je dirai « je m’en fou de l’éveil » car celui qui s’en préocupe n’est pas « ce que je suis ». alors je vis et je laisse « ce qui est me saisir » et en finir avec le comment, c’est à dire vincent….après tout ce comment c’est « notre histoire », elle ne nous a apporté que des problèmes, alors vivons et laissons la tomber…(sourire)

    bonne journée à toi et à tous

  12. Mouloud

    je poursuis pour échanger avec toi:

    j’ai passé ma vie à chercher pour trouver quoi ? rien de plus que ce que je suis « ici, maintenant ». Le passé n’accroche plus ce sont des images vides, le futur je n’arrive plus à projeter quoi que ce soit et qu’est-ce qui me définit après tout cette agitation hé bien rien !

    Moins je m’agite plus je me sens bien, ok ici. Le reste c’est le jeu de l’esprit, Je vois bien que je ne peux rien saisir car je ne peux en aucun cas « savoir » ce par quoi tout est vu et connu, c’est impossible car pour moi l’individu ne réalise pas l’éveil, c’est plutôt ce que nous sommes qui se réalise en cessant de se prendre pour ce qu’il n’est pas (façon de parler) ! donc au diable l’éveil, ce qui se « vit » n’a nul besoin de nous pour se trouver car il est toujours là, alors lâchons, abandonnons l’illusion de croire que nous ne sommes pas éveillés en continuant de créer la séparation par une image reflet, une vue de l’esprit, c’est tout. Soyons là avec la vie et laissons lui les commandes, « ce qui est » se suffit. Quand au reste « Cela » prendra soin de lui-même !

    Bonne journée

  13. Ce qui « protège » notre personnage, c’est de LE JOUER.

    Cela ressemble à une sorte d’hypocondrie de l’illusion. Nous nous pensons tellement atteints, tellement illusionnés au regard de tous nos symptômes.

    Nous croyant malades, nous recherchons une médecine afin de guérir. Mais au lieu de nous soigner, nous ne faisons que redonner du crédit à notre croyance. Voilà comment nos « bonnes intentions » verrouillent l’affaire. C’est pourquoi je pose la question : quel est le vrai de tout ceci ?

    « S’exposer », c’est ne pas prendre refuge dans notre mental et dans les théories dont il excelle (dans le cinéma). C’est ne pas réagir aux surgissements de l’espoir et de la crainte. Il nous faut prendre le risque de ne plus rien savoir, de n’avoir rien gagné ou perdu, malgré le parcours parfois difficile de notre vie. Il nous faut endurer le « manque », le « sans histoire », une « certaine mort », pour enfin reconnaître le « Lieu », la vérité où nous Sommes … Ici, à cet instant, nous nous sentons « débarqués » comme à la sortie d’une projection. Nous sommes « rendus » à la réalité, ébahis… sur le trottoir de la Vie.

    Bonne journée à tous.

  14. superbe, « C’est ne pas réagir…… Il nous faut prendre le risque de ne plus rien savoir…….. Il nous faut endurer le « manque» , le « sans histoire» , une « certaine mort» , pour enfin reconnaître le « Lieu» , la vérité où nous Sommes… »

    Magnifique de clarté, cela vibre dans le coeur!

    Merci Denis et bonne journée à toi aussi

  15. oui Denis

    peut-être surprendre « notre personnage » ?

    et au petit matin

    avant qu’il ne soit bien réveillé

    avant qu’il ne commence à s’étirer

    juste avant qu’il ne décide des habits pour la journée

    juste avant qu’il ne relance le film du jour

    sans aucune directive

    accepter d’aller nu au soleil levant

    Jean-Claude

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