Avant tout, nous sommes

Notre Nature ne provient pas de nous, c’est nous qui provenons de notre Nature. C’est cela qui doit être reconnu. C’est une question de sincérité et d’humilité.

Que nous soyons silencieux ou bruyants, actifs ou passifs, confortables ou inconfortables… nous ne cessons d’être l’expression de la Nature. S’attacher à une forme, à un état plus qu’à un autre, c’est la plupart du temps ne plus vivre cette appartenance commune. C’est toujours croire que nous avons un quelconque pouvoir, une quelconque possibilité, d’être plus ou moins dans notre Nature, d’en être plus ou moins différents. C’est par cette croyance et notre réaction que l’illusion de prolonge. Nous nous fions à nos sensations, mais qu’elles soient agréables ou désagréables, elles ne nous qualifient ni ne nous disqualifient. Dans l’harmonieux et le dysharmonieux, avant tout, nous sommes. Notre êtreté est sans discontinuité. Nous n’allons pas devenir constants. Nous le sommes et le demeurons de par notre Nature. Le sable du château est aussi vrai lorsqu’il est érigé, que lorsqu’il est en ruine.

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