Contacter

Afin de reprendre “contact”, nous faisons comme un petit mouvement interne. Cela s’apparente à une détente, au fait de revenir en soi. Une tension se relâche et ça se dépose en nous, comme lorsque l’on a décidé de rester ou de ne plus attendre. Ainsi, nous cessons de nous projeter, de nous mettre en devenir.

Il est difficile pour nous de se connaître depuis notre Nature sans ce retour “à soi”, “chez soi”. Il s’agit d’une connaissance qui résulte d’une expérimentation concrète. En cela, le mental n’a rien à saisir. Cela se situe sur un autre plan. C’est comme passer du fait “d’avoir” au fait “d’être”. Nous sommes “avec”, en communion au monde et au vivant qui s’actualisent. C’est comme se resynchroniser et retrouver le rythme d’une danse. Dans cet ajustement, une harmonie et un sentiment de bien-être résonnent. L’êtreté se savoure.

Que décidons-nous ?

Pourquoi ne s’éveille-t-on pas ? Parce que nous ne le décidons pas. Plus précisément, parce que, déjà, nous avons décidé du contraire en continuant de jouer un rôle, d’assumer un personnage, une représentation de nous qui n’est pas nous.

L’illusion n’a pas d’existence en tant que telle. C’est le fait de s’illusionner, de se raconter une histoire, qui nous laisse croire le contraire. La vérité est très simple, très concrète, très immédiate. Cependant, ce n’est pas ce que nous regardons et vivons. Ce que nous retenons ce sont nos idées, notre opinion de la vérité.

Au lieu de vivre la présence au monde, l’adhésion naturelle au “vivant”, à “cela qui Est”, nous nous projetons dans un discours, dans une bulle mentale où nos pensées conversent entre elles. Nous tournons sur nous-mêmes, suivons notre reflet. Dans cette dualité illusoire, rien d’autre, rien d’extérieur à nous n’est impliqué. La vérité elle-même n’est pas impliquée. C’est uniquement “cela” qui se croit existant dans une saisie, dans l’action de valider sa propre confirmation.