Nature constante et immuable

Fragmenté en mille morceaux, le miroir reste un miroir dans chacun des morceaux.
Par identification, nous donnons de l’importance et une préférence aux “formes” relatives et changeantes, alors que c’est dans le “fond” que réside la Nature constante et immuable.

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Note : À la source de toute manifestation, il y a un éclat premier, une ouverture, une qualité spacieuse et indicible. Cela est direct et constant. Cela ne résulte pas d’un “faire”.
L’illusion que nous connaissons vient de retenir ce qui s’élève dans cette ouverture et d’oublier cet éclat qui le rend possible.
Cela est comparable au fait de se focaliser sur le jeu des reflets et d’oublier l’eau sur laquelle ils apparaissent.
S’il y a reflet, cela signifie qu’obligatoirement il y a eau ; la nature qui les rend possibles.
C’est à travers une détente que nous passons de “l’expression” à la “source”, de nos “états” d’esprit à leur “nature”.
En relâchant l’attraction, en oubliant la logique conceptuelle et ses enjeux, nous permettons que s’ouvre notre regard à la vue spontanée et illimitée.
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S'illusionner

En empêchant la lumière d’entrer, l’obscurité s’établit dans une pièce et la rend propice aux projections de cinéma. Nous concernant, c’est par différents moyens que nous nous fermons, que nous nous détournons de l’éclat de vie et de vérité afin de donner du pouvoir à nos histoires.

Avant que nous nous intéressions à la Présence, la Présence est déjà là. Tous les cinéma ont une source lumineuse sans laquelle ils n’existeraient pas. L’illusion pense détenir une vérité, mais celle-ci n’est pas la sienne. Si l’éclat du soleil scintille sur l’eau, c’est parce que, déjà, il brille au-dessus d’elle dans le ciel.

Lorsque nous plaçons nos propres mains sur nos yeux, nous sommes aveugles. Pourtant ici, il n’y a aucune cause, aucun élément extérieur qui s’interposent. L’unité est intacte. Ni nos yeux, ni nos mains, ne portent un handicap. Cependant, comment pouvons-nous fonctionner ainsi ?

Nous utilisons nos questionnements pour nous pré-occuper. Nous désertons la Présence et le concret pour aller dans notre cinéma intérieur et mieux nous attacher à une réalité abstraite et imaginaire.

“Avant”

Ne vous cherchez pas dans le mental, ni dans ses conclusions ; vous êtes “avant”.

Nous sommes “AVANT” et nous le restons.

Tous ce que nous affirmons ou croyons “après”, voilà l’illusion !!

Notre Nature est parfaite, elle est déjà éveillée.

Elle vient avant toutes nos entreprises.

Tout comme le miroir est déjà là, avant les réflexions.

Nous sommes ce miroir. Nous n’avons pas à rechercher une confirmation dans nos “reflets” !

Nous ne sommes pas un “état”, nous sommes la source, la nature même de tous les états.

Nous n’allons pas devenir “éveillés”, parce que nous n’avons jamais été “illusionnés”.

Toutes ces choses n’arrivent que dans le monde des reflets, que dans le mental, que dans l’histoire, mais ce n’est pas le réel !!

Lire aussi : Un recul en soiL’espace originel

Le Voir qui nous “précède”

“Je ne suis pas mon esprit”. Je voudrais revenir sur cette affirmation. Au regard de certains échanges, je remarque que la différenciation qu’elle est censée provoquer ne se fait pas. Au lieu de nous désidentifier de la pensée et de nous retrouver dans la présence de notre Nature, c’est encore l’esprit qui s’en empare. Nous restons dans la sphère du mental, ne faisant qu’y ajouter une nouvelle “compréhension”, une nouvelle “idée”. Continuer la lecture de « Le Voir qui nous “précède” »

Le contact

Sur le plan intérieur, c’est se mettre en amitié avec soi. C’est comme une façon d’être “tout contre”, une façon de “s’accompagner”. Cela libère un sentiment de complétude. Notre humeur devient sereine et légère. A travers cet accord d’amitié et d’amour la Source abonde. Continuer la lecture de « Le contact »

Flot de Vie, Source du Don

Ne cherchez pas à remonter la Source.

Le flot lui-même est Source.

Il est “Eau vive”. Il est “Don”.

Ici, tels que nous sommes, où nous en sommes, nous sommes “Cela”.

Nous l’avons toujours été. Nous sommes Vie.

Rien d’autre.

Soif de la Source…

… Source de la soif

Nous ne trouvons pas l’Amour comme un trésor extérieur,

mais comme le souffle discret et bienveillant qui nous anime.

Notre soif est pareille au gel d’un glacier.

Ce n’est pas une “autre” eau qui viendra l’apaiser.

Cette soif est celle de l’eau qui est gelée et qui aspire à ruisseler de vie.

L’accueil et l’écoute nous “rapprochent”, et “réchauffent” la demande.

La Source de Vie

Le bon et le mauvais passent…

Que reste-t-il ?

Il reste la Présence simple et spontanée.

Nous n’avons rien gagné. Nous n’avons rien perdu.

Ici, nous Sommes en la Source vive, sans début ni fin, libres des extrêmes, libres de références.