Au beau milieu du Ciel

Où passent les pensées, d’où viennent-elles ? Il ne s’agit pas de trouver un lieu, mais de “capituler”, de s’abandonner face à l’ouverture infinie. Ce que l’on définit comme vide ne l’est pas. Par contre, cela est sans prise et profond.

Après, c’est une question d’honnêteté avec soi. Si vous pensez que les paroles sont plus vraies que ce qui en est l’origine, c’est à vous de voir. Cependant, une fois que vous avez affirmé une chose, que reste-t-il ?

L’esprit est prompt à faire des commentaires sur tout, mais ce n’est pas la vérité. Ce sont seulement des avis sur telle ou telle chose. Ce monde est libre de commentaires et nous le découvrons lorsque nous « passons » de la tête au cœur. Il est donc primordial d’atterrir ici, dans le vivant, sans plus continuer à ratiociner.  

Arrivez dans la présence de tout ce qui vous entoure. Retrouvez-vous dans votre corps, dans sa sensation et la présence de vie qui l’anime. Soyez à l’écoute des sens qui vous relient à l’extérieur. Laissez votre parole redevenir silence. Ce qu’elle est véritablement comme tous les sons. Voyez ce qui demeure et s’affirme comme le ciel. Soyez l’ouverture au milieu de laquelle tous les mots, pareils aux nuages glissent et s’évanouissent. Cette Présence, cette Êtreté suffit.

7 réponses sur “Au beau milieu du Ciel”

  1. Voir Vraiment la folie des commentaires… alors entre rire et rage… le mental perd sa place…

    Irina

  2. Bonjour,

    Avec la pensée, nous pouvons explorer des univers infinis,

    mais on dirait qu’il y a une « chose » que la pensée ne peut

    appréhender : l’instant présent, le Vivant…

    Dans mon Bazar ce matin, cette citation de Meher Baba :

    « Pourquoi est-il si difficile de chercher Dieu ? Parce que vous cherchez ce que vous n’avez jamais perdu. »

    En toute évidence,

    ce que nous sommes ne peut être pensé.

    Merci Denis et bonne journée dans cette belle méditation.

    Jean-Claude

  3. Bonjour à tous,

    Merci, Denis. La sempiternelle question : comment

    « travailler » avec l’esprit (ou le mental), quand nous avons – ou pensons avoir – tout compris – ou presque. Comment « capituler?»

    Mouloud

    P.S. Désolé, si je me répète souvent dans mes questions. Peut-être que «je» n’ai rien compris.

  4. Bonjour Mouloud,

    La question “d’où viennent les pensées ?”, n’est pas une invitation à travailler avec l’esprit. C’est un peu comme si on s’interrogeait sur ce que l’on doit faire avec sa langue pour comprendre le silence. C’est ici, que l’on peut parler de capitulation ou de décrochage.

    Nous pouvons pérorer indéfiniment sur le silence, cependant, c’est le silence qui dit le mieux ce qu’il est. De même que le silence précède les paroles, notre Nature (et celle de l’esprit) précède toutes réflexions. La question « où ? », comme celle “Qui suis-je vraiment ?” nous donne à tourner notre regard vers “l’intérieur”, à nous “réorienter”… Accepter le silence, c’est se détendre en lui. S’accepter, c’est se détendre en “Soi”, en l’Êtreté.

    De tout coeur,DM

  5. Merci, Denis, pour ce rappel. Une première lecture ne me semble pas toujours évidente.

    Merci de continuer à nous accompagner.

    Avec gratitude.

    Mouloud

  6. Bonjour,

    En écho,

    les paroles de Frère Jean :

    (« Le jardin de la Foi » )

    « Au-delà des mots,

    au-delà des sens

    est le silence.

    Vient un moment

    où la contemplation n’est plus que silence.

    Silence que la grâce dépose dans l’âme

    en l’inondant de la Présence.

    Silence de la pleinitude

    de l’instant présent.

    Dans le silence d’un coeur léger

    Dieu souffle : « Je t’attendais » . »

    bonne journée

    Jean-Claude

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.