De la tête au cœur

Se lâcher dans l’instant, c’est comme sauter dans le vide ou plonger dans l’océan. C’est une immersion, un engagement total. C’est cette “entièreté” qui, enfin, complétera notre démarche spirituelle.

Notre tendance est de nous préserver, de conserver une base de repli. Tous les jours, d’année en année, nous répétons, nous simulons un “pas” que nous ne franchissons jamais. Nous avons peur de tout perdre en nous abandonnant à l’Ouverture et au Vivant. Cependant, ne sommes-nous pas déjà perdus dans notre illusion, en proie au doute et aux incertitudes ?

Le cercle représente la limite symbolique dans lequel nous nous cantonnons. L’illusion c’est de croire en son pouvoir. Sinon, nous verrions que la plage sur laquelle il est dessiné est la même à l’intérieur qu’à l’extérieur.

11 réponses sur “De la tête au cœur”

  1. Mais qu’est ce que ça veut dire exactement de la tête au coeur ? voir c qu’il se passe lorque l’on ne suit p)lus les injonctions du mental?

  2. C’est revenir au niveau du “vivant” au lieu de poursuivre le “tricotage” avec le mental. Croire ou comprendre la vérité, c’est une chose “intéressante”, mais la Vivre est ce qui va nous “rendre” vrais.

  3. Tu a dis que la vérité est l’expression du fond dans la forme, donc nous l’expérimentons tous les jours dans nos actes quotidiens quand ce basculement arrive le vivant s’exprime (se retrouve) en totalité dans cette forme, le jeu divin !

  4. « Nous avons peur de tout perdre en nous abandonnant à l’Ouverture et au Vivant » qu’est ce que ça veux dire en fait cette phrase ? pourrais-tu donner un exemple concret tiré de ton observation du comportement des gens? merci

  5. Si la vérité est ici, dans cet instant, à quoi bon en parler ? En parler semble rassurer notre personnage et faire progresser son histoire. De cette façon, tout continue comme avant. Nous ne faisons qu’écrire un paragraphe de plus.

    Dans l’histoire tout n’est qu’histoire. La peur, le doute, l’espoir, le zèle, la réussite, l’échec… tout cela ne représente que les variations propres à la dramaturgie. Ce que nous sommes ne dépend en rien de ce qui s’élève dans notre esprit. La vérité dans laquelle nous rêvons s’accomplit d’elle-même, sans que nous devions intervenir. Elle est comme les murs du théâtre sur lesquels le jeu des acteurs n’a pas d’emprise. C’est cette absence d’emprise qui nous fait peur, puisqu’elle signe la “mort” du rôle, la reconnaissance de sa vacuité, ainsi que de tout ce que nous pensions avoir obtenu ou atteint à travers lui.

  6. C’est drole, on a parfois l’impression que ce sont la « friction » de nos roles qui, un jour, nous amène à cette reconnaissance de la Vérité… pourtant on voit qu’elle a toujours été là, que rien ne nous y amène car il n’y a nulle part où arriver, mais nous disons cela lorsque cette évidence est là, après avoir traversé tous ces roles…

    Bien sûr ce questionnement appartient encore à l’histoire, bien sûr les roles que nous endossons ne jouent aucun rôle dans la Vérité…

    c’est peut-être par « épuisement » de ceux-ci (s’ils nous ont pas épuisés à mort sans quoi la question ne se pose plus ;-)) que notre identification se lache ?

    alors ne reste que la vacuité, la vacance, ici présente…

  7. Cher Denis

    En regardant le cercle sur cette plage, une phrase met venu .

    L’identification est une empreinte dans l’absolu.

  8. belle symbolique et réalité de ce cercle…….. tourner en rond dedans? Dehors?

    Que la plage est immense!

    merci Denis

  9. Bonjour,

    Il me revient cette bonne vieille blague que j’ai tellement entendue lorsque j’étais enfant :

    -Dis papa , c’est loin l’Amérique ?

    et le papa de répondre :

    – Tais-toi et nage !!!

    A-t-on jamais entendu le papa répondre au fiston :

    -Réjouis-toi mon fils, ce n’est pas la peine de t’épuiser, tu es l’Amérique et tu es déjà arrivé…chaque brasse que tu feras ne pourra que t’éloigner de l’Amérique…

    bonne journée

    Jean-Claude

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.