Être son propre obstacle

S’éveiller c’est revenir chez soi. Je devrais dire : se “retrouver” chez soi. L’instant d’avant, nous étions encore dans une histoire. Nous étions identifiés à nos idées, à nos théories…

“Cela qui est” ne dépend pas de la pensée. Le réaliser entièrement nous fait passer de la forme au fond, du “poing à la main”. Se mettre en “live” permet d’entreprendre ce “passage”. Nous pouvons faire des interruptions dans notre histoire. Cependant, ce qui nous libère réellement, c’est de voir et de reconnaître que la forme qui nous retient n’est que notre création. L’histoire en laquelle nous croyons n’a pas de solidité. Elle est comme un mythe. Elle est une représentation mentale, un discours que l’on se raconte. Nul autre que nous-même ne nous retient. Il est difficile de concevoir que nous puissions être à la fois geôliers et prisonniers.

En “cela qui est”, nous sommes ici, dans cet instant, nulle part ailleurs, ni dans une quelconque construction de l’esprit.

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Note : Bien sûr, le but n’est pas de s’accabler. Il est au contraire de réaliser la bonne nouvelle que véhicule cette information. Si nous sommes notre propre obstacle, alors, il nous appartient de cesser de l’être.

Il n’y a pas d’excuses à trouver, puisque cela ne provient pas de “l’extérieur”. Nous n’avons pas, non plus, à nous battre contre l’un de nos aspects “rebelle” ou “négative”. Ce que nous considérons comme négatif n’est pas “autre” et prend place dans la vérité. Par-delà les apparences et les jugements, nous demeurons dans une unicité où il n’y a jamais eu deux. Ce n’est que dans notre regard illusionné que cela à pris forme.

Toute notion de séparation et de division n’a toujours été que symbolique. Sur l’Ouverture, nous projetons ces visions antagonistes soutenues par un discours diviseur ou rassembleur. Elles n’ont jamais eu d’autre “réalité” que celle issue de la croyance que nous leur prêtons.

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8 réponses sur “Être son propre obstacle”

  1. Merci Denis, chaque billet que tu nous offres et un« je m’appartiens , sans concession, sans discussion, sans négociation » avec une histoire qui n’est qu’un mythe sans consistance. « Dans le live » où rien ne manque ou aucun besoin ne peut apporter ou retrancher « à ce : je m’appartiens » cet instant unique si précieux qui contient tout que rien ne peut être ailleurs qu’ici !

    Merci de tout cœur.

  2. ton billet m’a évoqué une phrase dans le blog de Yolande qui est mise en introduction : « un instant de la vie de l’homme a la valeur d’une vie……..toutes les vies »!

  3. Bonjour Denis,

    lorsque tu as évoqué qu’il était difficile de concevoir que nous étions geôlier et prisonnier à la fois, m’est revenu un rêve que j’ai fais il y une dizaine d’année. Il m’a fait comprendre que j’étais a la fois victime et bourreau car j’étais en même temps un poisson que l’on avait mis dans un verre sans y mettre de l’eau et la personne qui avait oublié ce poisson comme emprisonné. C’était comme un conte ou les sensations d’être les deux était très présent et c’est une force qui a bouleverser des schémas intérieurs. A la fin le moi qui avait oublié le poisson, remarque cela et rempli une pièce avec de l’eau et le moi poisson plutôt que de lui en vouloir de l’avoir laissé cet éternité sans eau, lui montre toute sa reconnaissance et même il se transforme a la fin en poisson pané, j’ai durant des années trouvé ce passage bizarre, mais maintenant je l’entend, pas né…
    belle live
    fabienne

  4. « Se mettre en “live” permet d’entreprendre ce “passage (de la forme au fond)”.

    Comment articules-tu ceci avec « Nous sommes arrivés avant de partir » (où à mon sens, il n’y a même pas à se mettre en « live »-nouvelle histoire- mais Voir que nous le sommes inconditionnellement) ?

    Merci Denis, belle journée

    Emmanuel

  5. Bonjour Emmanuel,

    Nous sommes arrivés avant de partir… mais nous ne le voyons pas ! si nous pouvions le Voir et le Vivre nous serions simplement ici, maintenant, chez nous, en LIVE, ouvert, vivant la joie de l’instant que nous sommes, présent, libre, disponible, heureux en paix et dans un profond Amour…

    Alors… plus nous nous laissons toucher par la Vérité, plus nous nous ouvrons à la Réalité plus nous Voyons qu’ « En “cela qui est”, nous sommes ici, dans cet instant, nulle part ailleurs, ni dans une quelconque construction de l’esprit. » c’est juste cela… « se mettre en « live » permet d’entreprendre ce passage”.

    Bien à toi.

  6. Bonsoir Emmanuel,

    Oui Irina, “passer en live” c’est être arrivé avant de partir. C’est en effet le Voir-vivre et non se limiter à le savoir !

    Amitiés, Denis

  7. Bonjour et merci Irina et Denis,

    De ce que je comprends de ton enseignement Denis, il y a cette reconnaissance d’être en live avant même d’y passer ; d’être en joie avant de se sentir joyeux ; d’être, avant d’avoir conscience d’être … reconnaissance du contact avant même de contacter… Ceci n’est pas abstrait, un simple savoir mais le grand repos dans la connaissance de soi… de là, la vie s’écoule librement, sans rien de particulier à engager, à contacter…

    Chaleureusement,

    Emmanuel

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