Laisser tout tomber…

Laisser tout tomber…

Laissez tout tomber… jusqu’à laisser tomber “le fait de laisser tomber”, ainsi que toutes les stratégies d’évitement. Il est important que plus une seule projection ne vous encombre, ne vous accapare. Videz tout votre sac, comme vous le feriez sous le regard d’un douanier tatillon, afin de lui confirmer que plus rien ne s’y trouve, et qu’ainsi, il le voit parfaitement vide.

Afin de découvrir notre Nature et d’en faire l’expérience concrète, nous devons nous dépouiller de tous nos états, ne retenir aucune forme, aucune posture. C’est dans une détente totale, dans le relâchement de toutes nos constructions que nous pouvons réaliser ce qui est libre d’élaboration ; la Nature fondamentale à laquelle nous appartenons.

Tout lâcher peut se résumer au fait de se lâcher soi.. En relâchant la seule saisie de nous-mêmes, de “celui” qui retient, tout est libéré de surcroît. Ainsi, nous vivons concrètement “ce qui est”, “tel que c’est”, la pure Présence. Toutefois, nous réalisons proportionnellement à ce que nous lâchons. C’est lorsque le lâchage est entier que se désamorce le jeu duel et qu’ainsi apparaît et s’impose “cela” qui tient de lui-même. Ce faisant, nous sommes affranchis de la vision conceptuelle. Il n’y a plus “ici” et “là-bas”, plus de quête. Dans l’unique instant, nous sommes libres de toute histoire entre un “sujet” et un “objet”. La Présence vive s’impose et se trouve magnifiée.