Le don qui ouvre

Le don qui ouvre

C’est bien sûr le personnage qui s’abaisse et qui s’humilie. S’il n’est qu’illusion, cela ne devrait pas nous poser de problèmes. Par contre, si nous avons des réticences, cela signifie que nous sommes en identification avec lui.
Toutes nos belles compréhensions ne nous accordent pas spécialement le détachement. Le plus souvent, c’est par des gestes généreux, des actions concrètes et renouvelées, qui piquent l’autosuffisance du personnage, que nous l’acquérons et qu’il devient effectif.


 

7 réactions sur “Le don qui ouvre

  1. Helene Le Dez
    Helene Le Dez dit :

    Bonjour Denis toujours aussi heureuse de te lire , quand tu dis ” que nous lacqerons et qu’ il devient effectif ‘ tu parles du personnage qui devient plus effectif en lien avec nos actes de gėnėrositė ?
    Si tu peux m éclairer
    Chaleureusement Hélène

  2. Denis Marie

    Bonjour Hélène, ce que je veux dire, c’est que le “personnage” à beaucoup de difficulté pour se lâcher afin que notre simplicité naturelle prenne le pas. Plus qu’une compréhension, ce sont des gestes concrets et qui coutent au personnage (qui “nous” coute), qui permettent de l’amoindrir et de laisser tomber toute “spéculation”.
    Le personnage c’est nous, puisqu’il n’a pas d’existence réelle. Cependant, son jeu et son pouvoir de captation, eux sont bien réels. Amicalement, Denis

  3. Le Dez

    Ok Denis
    quand tu dis ” que nous l’acquerrons “tu parles de ce détachement en fait
    Merci encore

  4. Denis Marie

    Oui, le détachement, mais en même temps ce n’est pas le “personnage” qui va l’acquérir. Le détachement c’est l’absence du personnage ou l’invalidation de notre besoin de “saisir” et de s’auto saisir pour exister.

  5. Helene Dez

    A une époque l’invalidation me renvoyait à un sentiment de punition, je sais que tu ne parles pas de ce sentiment, j’exprime juste des amalgames,
    aujourd’hui je suis vigilante à ne pas nourrir ce sentiment si il émerge , vigilante aussi à ne pas nier un besoin , un besoin de persévérance pour faire aboutir un projet, un besoin de voir des amis…..etc , tu vois ce que je veux dire c’est à dire que dans ce besoin de saisir il peut y avoir tout simplement des erreurs d’aiguillage car il y a la frustration d’un besoin affectif, professionnel ou autre non accompli.

    ceci étant ça fait résonance la simplicité avec laquelle tu pointes sur ce principe d’érosion

  6. Denis Marie

    Le besoin de saisir est lié au personnage et à sa frustration inhérente. Malgré ses efforts, le personnage ne sera jamais vrai. Je dis parfois qu’il est plus motivant de regarder ce que l’on gagne plutôt que ce que l’on perd. Le renoncement, s’il s’appuie sur l’Êtreté, est avant tout une ouverture, une libération. Nous lâchons tout “jeu” et “enjeu”. C’est la fin d’une lutte ou d’une course incessante contre soi, remplacée par une qualité de gratuité, d’authenticité et d’amitié de cœur qui nous comble. Naturellement, elle nous permet de relativiser tous nos besoins.

  7. Helene Dez

    en te lisant je lis en moi un conflit, une tournure d’esprit rigide qui met en opposition différents besoins, ça complique forcément le schmilblick

    c’est bon de te lire Denis, Merci

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