Se faire exister

Pour un certain nombre d’entre nous, voilà de nombreuses années que nous recherchons et prétendons avec patience à l’éveil. Cependant, cette réalisation à laquelle nous aspirions n’est toujours pas là. Il n’y a pas eu ce fameux “basculement” qui nous a changés à jamais. Alors, nous continuons de nous investir, de vivre et de collecter tout ce qui peut nous aider dans ce but. Nous nous disons que ce qui ne s’est pas produit aujourd’hui arrivera demain.

Ne pensez-vous pas que ce procédé peut durer encore longtemps ? Lorsque je dis que la Vérité est déjà là, déjà disponible, il ne s’agit pas d’une théorie, d’une explication. Nous pouvons imaginer tous les obstacles, toutes les imperfections qui nous en éloignent, c’est là la même rengaine que nous nous servons depuis bien longtemps. Le personnage cherche dans son histoire quelque chose qui ne s’y trouve pas. La réalité n’est pas sur “l’écran”, dans les projections mentales.

« Le soleil brille sur les justes et les injustes » (JC). Ce ne sont pas nos défauts, nos fautes, nos manquements, qui nous privent de la vérité. C’est la croyance de ce que nous pensons être à travers le rôle, l’identité, le costume que nous avons revêtu. Nous sommes obsédés par une idée, une image de nous-mêmes, ainsi qu’en prise avec sa volonté de se faire exister. À travers notre quête, nous restons fidèles à notre logique, à notre système mental. C’est à lui que nous nous en remettons depuis le début pour gérer l’affaire. Voilà, justement, le credo de notre personnage. Vous pensez avoir progressé spirituellement, pourtant, c’est lui qui s’est attribué ces progrès. Du fait de votre recherche, n’a-t-il pas toujours le contrôle ?

Rassurez-vous, car en réalité la vérité n’exige pas de condition, de contrepartie. Dans le Royaume, il n’y a pas de porte, pas d’intérieur et d’extérieur, ni de haut ni de bas. C’est une ouverture infinie, indissociable de nous. Il n’y a besoin de personne, d’aucune volonté particulière pour s’y rendre ou l’obtenir. C’est précisément le dénuement d’une volonté, d’un quelconque projet, qui nous le dévoile et nous redonne l’évidence.

Appuyez-vous sur cet instant, sur cette Présence vive et non sur des idées et des projections aussi nobles soient-elles. C’est la vérité qui nous libère ; ça ne sera pas nous.

30 réponses sur “Se faire exister”

  1. Hahaha Denis, très très cher Denis, tu frappes encore !
    Tout est là, encore une fois, et nous sommes bien finis… ouverts, libres, rayonnants… c’est l’évidence qui se pointe à travers tes mots, et qui dit « Héhéhé, j’étais là, en toi, devant ton nez, et tu ne me voyais encore pas tout à fait? »
    Impossible de rajouter grand chose à tout ca, sauf des remerciements et de la gratitude…
    Merveille !

  2. Là où en est mon « personnage », bien d’accord avec tout ce qui est dit, sauf sur une nuance : « Il n’y a besoin […] d’aucune volonté particulière pour s’y rendre ou l’obtenir ». Il me semble que l’idée de sans « effort » peut être récupérée par mes habitudes de paresse et d’aveuglements routiniers. Par le mental aussi. Mais évidemment, le mental récupère aussi la notion d’effort à son profit. L’effort doit viser à la détente, à l’acceptation totale, au renouvellement permanent de la présence éveillée dans l’instant… Bref, mon effort doit viser au non-effort 🙂 Pour moi, c’est une discipline, j’en ai encore besoin, comme pour regrouper et affermir des forces de dispersion, distraction assez fortes… Mais je comprend aussi ce vers quoi vous pointez, et son extrême simplicité et évidence…

  3. Merci cher Denis, que ces mots soient bien entendus.
    Jérôme, il me semble qu’à l’instant même où il y a  » détente, acceptation totale, au renouvellement permanent de la présence éveillée dans l’instant… » alors, dans cette « présence vive », la discipline est réalisation, la distraction (alors vécue telle qu’elle est dans l’instant) est évidence, le but est aboutissement perpétuel… Car, l’instant ne connait nulle séparation. L’instant vécu tel qu’il est ne discrimine pas (effort-non-effort ; éveil-illusions; maintenant-après…), il est. Nul besoin là de se faire exister.
    Chaleureusement,
    Emmanuel

  4. Nous regardons souvent l’ouverture par le trou de la serrure
    quand nous sommes la Spatialité même…
    Indicible Ouverture qu’aucun chercheur ne peut trouver
    Clarté s’auto-révélant en son repos sacré
    S’actualisant des couleurs de l’instant,
    Présence en mon absence

    Merci cher Denis, ton inspiration m’inspire,
    Mystère des résonances, plus vaste que le Vide !
    Chaleureusement à tous

  5. Merci, Denis. C’est effectivement très fort. Là, je suis secoué, secoué et tout d’un coup abandonné, un sentiment d’etre abandonné qui émerge. « Je sais » c’est l’égo qui a peur de mourir.

  6. Merci,
    Oui, l’instant ne connait nulle séparation, mais c’est quand je suis « exilé » de l’instant que je cherche à me rappeler d’y revenir, une sorte d’effort, (mais hélas qui dit effort dit conflit, résistance…), alors plutôt un rappel, une petite impulsion à l’ouverture, une discipline ? (vous employez d’ailleurs ce dernier mot). Bonne journée !

  7. Merci Jérôme,
    La discipline ne me dérange pas du tout : cela signifie étymologiquement « apprendre » et, ici, dans la maison de Denis, si je ne me trompe, c’est apprendre du silence. Voilà pourquoi je m’assois avec joie tous les jours en silence (sans penser)…
    Le Bouddha parlait d’effort joyeux. En fait c’est un effort (je préfère le mot « énergie ») qui n’a aucun but, qui ne nourrit aucun projet mais qui est tout « tourné » dans la présence. C’est l’énergie (« petite implusion ») qui en un éclair redonne au « live » la première place. Ainsi le personnage qui peut s’approprier le projet d’être présent, qui peut se trouver « pas assez présent », n’est pas nourrit dans cet instant qui se suffit à lui-même, à sa joie. Cet instant est éveil. Le reste appartient au personnage encore en quête de reconnaissance.
    Emmanuel

  8. Que cela est vertigineux de sentir que tout est là! Tout est présent! Tout est donné!!! MERCI Denis d’en être le témoin!
    Je repense à l’image du sable sur la plage que tu as utilisé dimanche. Nous sommes profondément le sable. Il peut prendre différentes formes, la vague arrive et le sable reste…
    Je t’aime

  9. Je te souhaite de te laisser aimer Cécile.
    Il y une veille naturelle dans le cœur,
    un Amour qui aime et qui chérit infiniment…
    🙂

  10. Tout est là effectivement.
    Pendant longtemps on peut croire qu’il s’agit d’acquérir quelque chose en plus. Que d’efforts pour cela. Cela est rassurant pour l’égo.

    Puis, une évidence se fait jour : il n’y a rien à acquérir mais une dissolution (les mots sont inadéquats pour parler de cela) peut avoir lieu, je dirai à mon insu.Ce qui refuse en moi est submergé par cela.
    C’est une grâce. Une gratitude et un Amour qui ne sont miens émergent.

    Amitiés à toutes et à tous.
    Jean-Pierre

  11. Je me suis longtemps senti seul et perdu, séparé et envahi de la souffrance de ne pas être où je devais être. J’étais ce corps qui se cherche lui-même sans jamais se trouver. Un jour j’ai vu et reconnu. Une parole que tu m’as dites Denis, alors que j’étais en état de panique m’a vider du poid de ma souffrance. La douce brise de la Présence est apparue de nul part, elle était là depuis toujours.
    Je cherche l’ego et je ne le trouve pas. Lui donerions-nous existence parce que nous le cherchons dans un ailleurs inexistant en le séparant de notre réalité?
    Je cherche la Conscience. Elle m’apparaît inconnaissable. Serait-ce la Présence qui s’exprime dans ce vieux corps?
    Le corps est là avec ses peurs et ses fuites et elles ont de moins en moins de prise. Elle rencontre le nèant dans un rayon de Présence.

  12. Merci Emmanuel pour cette réponse,
    Et aussi pour l’expression « dénuement d’une volonté » employée par Denis Marie dans ce billet… Bonne journée à tous.

  13. je souhaiterais avoir ton avis sur quelque chose Denis : Parfois lorsque je suis au milieu de la foule j’ai la sensation qu’il ya quelque chose qui va lâcher…que je vais me laisser envahir par je ne sais quoi …me laisser emporter …je ne comprend pas bien et je me « Raisonne  » tout de suite pour ne pas sombrer là dedans parce que ça me fait peur !!!! j’ai l’impression que la perte de contôle dont tu parle se rapproche de ce que je vis pendant ces instants… je ne sais pas . Tous ce que je sais c’est que ça me fait peur , comme si il existais un espace …une possibilité de changer de dimension et que j’avais peur de m’y laisser aller et que je reprenais tout de suite  » le contôle »….Mais peut-être que cette interprétation est encore une histoire. Tous ce que je sais c’est ce que j’ai vécu et que je viens de dire .

    Bref je voulais juste partager ce la avec toi et avec vous …

    Merci

  14. Bonjour Nordine,
    Notre personnage a des peurs, c’est normal, c’est son inexistence qu’il entrevoit.
    En fait, cette peur n’est pas la tienne, mais la sienne.
    Si quelque chose lâche, nous ne faisons qu’arriver là où déjà nous étions.
    Il n’y a rien de nouveau, “d’autre”, seulement ce qui était ici, mais que nous nous appliquions à ne pas voir !
    C’est un peu comme dans les rêves, nous avons peur et puis nous nous réveillons. La peur faisait partie du rêve. Au réveil nous sommes soulagés.
    Bien souvent à l’origine de nos peurs, il n’y a aucun danger réel. Nous avons peur d’avoir peur. Alors, si la peur s’élève demande-toi quelle en est la réalité. Regarde autour de toi et demande-toi si ce n’est pas qu’un jeu de l’esprit.

  15. Bonjour Denis et Nordine, J’ai vécu deux types de foule, celles d’Haïti dans les marchés publiques et les foules des métros des grandes villes. En Haïti la foule était vivante dans toute son humanité. J’adorais m’y fondre, devenir un avec ce brouhaha de vie. Un mélange de rire et de crie, de marchandage, de jeu et de rencontre fortuite où se mêlaient les petits voleurs toujours à l’affut. Cette foule grouillait de vie, personne n’allait nul part. On avait bien tous un but, acheté quelque victuaille ou vendre le plus cher possible un objet, mais ce n’étais que la défaite. Nous étions tous un à nous sourire, causer et marchander dans un joyeux drame où les pleurs et les rires faisaient bon ménage. La gamme complète des émotions y passaient, mais ce n’était aux yeux de tous qu’un jeu. En Haïti je me retrouvais en me perdant, mais il n’en va de même dans les foules de grandes villes avec presque tous ces gens qui courent vers leur ailleurs et qui s’ignorent les uns les autres. Ils sont des personnages qui répètent un rôle et il y sont complètement absorbé par leur devenir immédiat. Ces foules semblent nous inviter à oublier, à devenir un écrou dans la machine et c’est ça qui peut nous faire peur. Ces foules semblent exprimer la peur mais en fait elle ne peut que refléter la peur cachée en nous. C’est l’occasion la découvrir en l’accueillant avec amour. Rien n’est mauvais, tout est l’occasion de découverte. Regarde dans la foule il y a un sourire qui est pour le plaisir d’être.

  16. En tous les cas cette espérience de foule a New york m’a permis de me recentrer sur le moment et de ne pas penser…dès que je penser je commencer a voloir cmprendre et analyser le pourquoi du comment de tous ce la et ça me stressais. Ce qui est marrant aussi c’est que dès qyue j’essayer de me situer dnas la foule …de me localiser en quelques sortes ça me stresser…j’étais comme obligé dze rester dans le rien , ce qui ne m’empêcher pas non plus de me déplacer… Bref très étranger tous ça et j’avoue avoir bien du mal d’y voir ou de comprendre quelque chose de cohérent…donc je laisse tomber.

    Merci en tous cas Denis et Gilles.

  17. En relisant ton texte Denis , une question me vient : lorsque tu parles, tu distingues  » nous-même  » de notre personnage? Qu’est ce que ce la veux dire? Nous pensons progresser alors que c’est notre personnage qui s’attribue la progression…;de quoi parles tu? qui-suis-je dans tous cela selon ta compréhension….? je n’en sais rien en fait ! Ce que je sais en lisant toutes ces histoires d’eveil, tous ces témoignages c’est que je vois qu’il ya une compréhension qui s’est actualisée chez toi et que j’aimerais bien que ça s’actualise chez moi (sûrement parce que j’imagine que ça m’apportera un grand bonnheur et que je n’aurais plus peur de mourrir et que je vivrai mieux….etc…c’est même sûre!!). D’où le fait que je continue à ‘essayer de comprendre et que tu continue de tenter d’expliquer ou de le dire de manière encore plus juste …

    Bref c’est moi qui parle Denis . Je ne suis pas 2 . Je ne suis pas un personnage . Je suis juste moi-même avec tous ce que cela suppose.
    J’en finis même par croire que toute cette histoire d’eveil est elle même une histoire…
    Je lisais un autre témoignage hier .Le gars disais  » faite comme si vous n’étiais pas là’ … Comme si l’action se faisait d’elle-mêm. Il ne s’agissait pas d’une technique. Cette personne tentait juste de transmettre sa compréhension de ce qu’il vivait. En gros : là il n’ya que mes doigts, des mots qui s’incrivent (peut -être et sûrement des fautes d’orthographe!! ), il y a la vie qui écrit mais pas de personnage appellé Nordine qui écrit. Juste un partage qui se fait , avec peut-être une réponse qui va se faire ? Est-ce de comprendre et de vivre cela l’éveil? Et si tu me dis que oui cela ne m’avancera a rien puisque je ne le vis pas…

    Bref …

    J’avais envie de partager cela .

    Bonsoir tous le monde.

  18. Cher Nordine,
    Je ne suis pas 2 mais il y a deux modes fonctionnements : l’un dans lequel je pense la vie (en cette pensée règne l’idée d’un moi séparé et d’un éveil à atteindre), l’autre dans lequel je la vis (pleinement là et maintenant relié, éveillé, sans rien à obtenir).
    Je pense que c’est de cette relation (ce contact) que coule l’action juste. Par exemples, c’est de l’amour entre deux êtres que naît l’enfant ; entre le peintre et la pomme devant lui, il se passe quelque chose (d’autant plus si l’attention du peintre est pleinement active et réceptive) . La Vie fonctionne ainsi, dans l’interdépendance. C’est ce contact qui est au delà de la vie et de la mort.
    Ce n’est qu’un humble avis inspiré de ton billet.
    Bonne journée,
    Emmanuel

  19. Salut Nordine,

    En nous, il y a ce qui “est”, ce que nous sommes à la naissance et que l’on peut comparer à la nudité. Puis, se superpose l’identité que nous nous construisons, tels un personnage ou un rôle. Nous ne voyons pas comment ce qui au départ ressemble à un “jeu”, à une intégration, va s’imposer pour devenir une croyance, une conviction à laquelle nous adhérons sans plus de recul. Nous “devenons” ce que nous pensons. Nous “devenons” ce que les autres pensent de nous. Le discours, les mots, les concepts sont devenus “notre” réalité et nous ne voyons plus “la” réalité. Nous abordons ce monde et nous-mêmes par le biais d’une “lecture”, d’une “histoire” et non plus par la vue directe et totale, depuis “ce qui Est”, ce que nous Sommes simplement, indépendamment de tout propos.

    À travers la quête spirituelle, c’est le personnage qui se met aux commandes. Au départ c’est logique, puisque c’est lui qui souffre. Cependant, la difficulté* est qu’il se reconnaisse comme étant la cause. C’est pour cela qu’il cherche d’autres raisons, qu’il produit de nombreux efforts pour se dédouaner tout en se donnant l’illusion de progresser.

    (*) Cette “difficulté” n’est pas un challenge qu’il nous faut relever. Ou bien, ça peut ressembler au renard qui tente d’attraper sa propre queue. Le personnage se fait exister dans cette fameuse “tension du devenir”. La “difficulté”, c’est d’être déjà nu, déjà libre de “nous”, de transgresser les soit-disant difficultés, les mauvais signes, les imperfections, nos propres croyances et de se voir “arrivé avant de partir” (comme le rappelait Vincent), ébahi de constater que tout est achevé depuis toujours.

  20. Denis, ton message d’aujourd’hui m’inspire à vous faire partager mon expérience de vie en ce moment. Auparavant, j’étais toujours dans un état de fatigue, de lutte, de demain ce sera mieux… Maintenant quand ces pensées apparaissent, petit à petit elles se transforment en des pétards mouillés! Je sens bien que je ne peux plus accorder d’importance à ces pensées, je sens qu’elles m’entraînent dans une lourdeur, une fatigue qui me tirent. C’est le personnage qui est bien content de reprendre les commandes dont tu parles!!!! ça me fait rire!!! Car je vois bien que la Vie, le flux, le courant est bien plus confortable…

  21. Denis je trouve ton survol de la formation du « personnage », de la naissance à la fin de la quête spirituelle, d’une limpidité merveilleuse… Et la fin, sans appel, et tout simple : « la difficulté est qu’il se reconnaisse comme étant la cause »…

    Merci… 🙂

  22. Merci Daniel,
    J’ai eu envie de préciser la “difficulté” à la suite de ma réponse.

  23. Oui au début il y a cette nudité, une nudité joyeuse « qui est » sans le savoir. Elle fête la vie, joue et crée. Elle s’émerveille de tout ce que ses sens révèlent aux yeux du coeur et aux yeux de l’esprit. Les deux sont un, il s’accompagnent dans l’épanouissement. L’enfant découvre que sa bouche parle et que ses jambes marchent. Ça arrive et il le fête. Les abus, la programmation éducative, les règles et les croyances forment cette nudité en entrer dans le moule et à devenir un pion utile répondant aux besoins de survie sociale et culturelle du groupe. Les yeux du coeur se ferment n’ayant plus leur place. Il apprendra à obéir à la recette pour réussir sa vie. Le bonheur sera toujours demain privé de joie de vivre au présent. La souffrance et la peur deviendront la source qui alimentera son devenir. Ce que l’on nomme l’ego mais qui en fait n’a pas d’existence propre se manifestera dans la recherche de pouvoir. La recherche du soi se fera sans relâche. C’est une recherche de l’aveugle qui essaie de « comprendre » la lumière. Les yeux du coeur sont fermés, il n’y a qu’a les ouvrir en mettant spontanément et sans raison fin à la lutte de survie du personnage figé dans le temps et l’espace. Avec les yeux du coeur la vie se découvre elle-même et c’est l’amour qui alimente son épanouissement. Pour moi c’est le sens la ma Vie. Je suis en y participant.

  24. sympa pour vos réponses …merci

    Quel est la clef alors qui même à ce royaume ? pourquoi ca se dévoile chez vous ? peut-être que je suis persuader qu’il ya quelque chose qui m’échappe alors que non …? ce qui ménerait à la fin d ela recherche . Mais en même temps il y bien quelque chose qui m’échappe!!!

  25. Cher Nordine,
    Merci à toi. Comme Cécile, je te fais part de mon expérience.
    Il y a une FOI totale que le contact avec la vie est l’éveil, la réalisation et que l’éveil n’est autre que ce contact.
    Cette pleine présence, ce simplement là avec, est la fin de la recherche, mais c’est une fin dynamique (pas un néant) qui se renouvelle à chaque instant. Je me contente donc d’être. Totalement un avec l’instant vivant. Quand je travaille, je travaille ; quand je marche, je marche ; quand je suis en compagnie, j’écoute et je parle ; quand je me lave, je me lave… Je ne me perds pas dans les pensées (notamment les pensées au sujet de « mon » éveil ou de « mon » illusion) qui créent un fossé immense avec ce qui est là, vivant ; et quand c’est le cas, je laisse passer et reviens tout de suite au contact qui continue, continue, continue, au delà de l’idée même d’éveil car ce contact est la vie qui ne sépare rien (éveil-illusions) et qui ne s’approprie rien.
    Amitié,
    Emmanuel

  26. Bienvenue chez toi Nordine !
    Nous ne nous éveillons pas parce que nous continuons de nous illusionner.
    Nous seuls “faisons” un obstacle. Personne d’autre ne nous en empêche,
    pas même un “pouvoir divin”.

    Aussi longtemps que nous nous dé-limitons à travers des concepts,
    à travers des dé-finitions, nous nous interdisons l’Ouverture illimitée.

    La conclusion que tu attends ne viendra pas, puisque tu y es déjà.
    Vois plutôt avec quelle certitude tu préfères tes doutes,
    tu préfères l’avis de ton mental plutôt que de te trouver ici,
    concrètement, à cet instant, au milieu de tout ce qui Est.

  27. Petite histoire pour rire un peu !
    De mémoire je ne sais où je l’ai lu, mais sympa.
    C’est l’histoire d’une grand-mère assise sur la marche qui est face au jardin. Son petit fils y joue en courant comme un fou, en s’énervant, il a une casquette à la main, et fait un drôle de jeu, tantôt il se met à quatre pattes avance doucement et se lève en pestant et recommence à courir ! Grand-mère s’approche de lui et dit : allons pourquoi t’énerves tu ainsi ?
    « Grand-mère, je n’arrive pas à mettre la casquette sur la tête de l’ombre, ça rate tout le temps. »
    Bon, reste tranquille dis la grand-mère, ne bouge plus et calme toi, elle prend sa main où se trouve la casquette et la pose sur sa tête, tu vois, regarde l’ombre maintenant ! « ho ! grand-mère j’ai réussi ! » !

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