Bienheureux

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Pour celui (celle) qui Voit “l’or” dont est fait ce monde, se révèle une vue profonde qui le comble instantanément. Tout se donne en abondance.

Empli des richesses de l’invisible, son regard s’illumine depuis le cœur. Sur lui règne une perfection pleine de paix, d’amour, de joie et de gratitude. Lui-même se trouve investi de ces nobles qualités dont il devient le vecteur. Dans cet espace sacré, les grâces affluent pour le bienfait de tous. 

Bienheureux ceux qui Voient !

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Note : Lorsque l’on est dans le Voir, il y a contemplation. Dès lors, les interrogations n’ont plus cours ! Le jeu duel a disparu ! Ce que l’on vit, ici, n’a rien à voir, n’a pas de commune mesure avec la vision illusionnée. Il s’agit d’une autre “dimension”. Il advient que ce qui n’était pas reconnu l’est devenu, et que cela s’accompagne d’une grande révélation. Selon les personnes, selon l’abandon, son intensité diffère. De plus haut nous tombons, plus grande, plus manifeste est la “chute”.

Cela peut s’apparenter au fait d’émerger d’une amnésie. Il y a peu, nous vivions encore dans l’ignorance de celui que nous sommes. Nous nous prenions pour un pauvre errant, et tout à coup, nous découvrons notre filiation, la nature “princière” à laquelle nous appartenons ! Comment l’avions-nous oublié ? 

Quel émerveillement, quelle gratitude infinie s’empare de nous ! De façon dynamique, nous exultons. De notre être, cette reconnaissance s’élève pareille à une offrande, pareille à une louange brûlante d’amour. Plus nous louons et plus nous sommes comblés. Comme le confient certains mystiques chrétiens, nous* recevons grâce sur grâce. 

(* le “nous” englobant)

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