L'éveil, mais plus tard !

En réalité, nous ne voulons pas nous éveiller. Nous sommes en résistance. L’éveil n’attend que la capitulation de l’illusion. Renoncer à notre “personnage”, à ce que nous croyons être, n’est pas évident. Curieusement, c’est notre personnage qui s’est mis en quête de l’éveil. Pourtant, si l’on y regarde bien, cela représente pour lui une sorte de “suicide”. Comme je le dis à travers cette image du poing qui cherche la main, tant que c’est le « poing » qui cherche, qui espère, celui-ci se prolonge, continue… De fait, la « main » n’est pas révélée. C’est en cela qu’il demeure une ambiguïté. Nous voulons une chose et son contraire. Nous sommes séduits par l’idée de l’éveil et en même temps nous ne sommes pas pressés qu’il se produise.

Ce qu’il nous faut bien voir, c’est que ce renoncement concerne une “illusion”. En cela, il ne s’agit que de notre énergie. Le personnage est notre expression. En vérité, nous n’allons rien perdre, mais libérer l’énergie d’une croyance.

14 réponses sur “L'éveil, mais plus tard !”

  1. Cher Denis

    Curieusement, c’est notre personnage qui s’est mis en quête de l’éveil, dis-tu. Il y a peu d’éveillés, mais il n’y a pas beaucoup de quêteurs d’éveil ! Si donc exceptionnellement (je pense aux 7 milliards d’humains !) Dame Nature programme un égo pour la quête, celle-ci ne peut-être qu’assurée, le seul problème étant de se rendre compte que cette quête est génératrice de temps… à l’infini !

    Personnellement, j’ai cherché l’éveil à cause d’une inédéquation de ma sensibilité avec ce monde et je n’ai trouvé que des expériences d’éveil… fabuleuses ! Je n’en veux plus, je me sens maintenant comme « comme l’enfant retourne à sa mère quand il est las de jouer avec l’eau fangeuse du ruisseau » comme dit le poète ! Mais vers qui irais-je ? Où irais-je ? J’en ai assez de ce personnage qui n’est que mémoire ambulante ! Je suis persuadé du fondement de ton écrit : Se perdre et se trouver, mais il semble que le personnage “désolé” y trouve encore un espoir !!

    Tu parles de ibérer l’énergie d’une croyance, certes, mais cette énergie est conscience, et les pensées font écran, comment peut-elle être conscience sans objet sans la mort préalable du penseur ? Il est vrai que je ressemble de plus en plus à mes yeux à un mort vivant ! Et apparemment c’est bon signe !

    Vive le printemps donc !

    Bien à toi,

    Charly

  2. Oui, Denis,

    Le chercheur pose la question…

    Le chercheur y répond…

    Le chercheur ne peut s’éveiller du rêve…

    Le chercheur c’est le rêveur !

    Merci de tout coeur.

  3. Pourquoi ajourner à demain, ou à l’instant suivant…

    « Ce qui est », Ici, intemporellement…

    Merci cher Denis, bonne journée à tous

  4. Charly Alverda dit : » Personnellement, j’ai cherché l’éveil à cause d’une inadéquation de ma sensibilité avec ce monde «
    Je trouve cette phrase particuliérement pertinente ; en tout cas elle me parle .
    Cette inadaptation parfois avec le monde qui nous entoure , cette disharmonie , ce mal à l’aise parfois , voir une souffrance qui nous ronge gentiment .
    Après avoir compris cela , j’ ai cherché à ce que le monde soit en adéquation avec moi-même en traçant mon chemin et devenir un vivant ;

  5. Bonjour cher Denis,

    chers tous,

    Juste un merci. Il n’y a pas certes, de mode d’emploi pour réaliser l’éveil. « Nous sommes (effectivement) séduits par l’idée de l’éveil et en même temps nous ne sommes pas pressés qu’il se produise. » Peut-être parce que nous sommes en même temps préoccupés par le travail, la famille, les relations, l’actualité… et que nous ne savons pas comment accorder les préoccupations du « personnage » que nous croyons être. La compréhension du « personnage » que nous croyons être devrait être soudaine et profonde. Ce n’est pas une compréhension du mental.

    Bien à vous tous.

  6. Cher Denis,

    Ce texte a un impact très fort sur moi, il travaille en profondeur et j’en suis bouleversée, cela me conduit à une cascade de constatations.

    Le personnage du chercheur spirituel est le plus difficile à distinguer, car il lui arrive des intuitions d’une grande intensité qui le conforte dans son rôle.

    J’ ai Vu comment je croyais être vraiment sincère, et puis toc… tout s’écroule !…

    Ce n’est pas facile de voir comment intervient l’illusion du chercheur or, ce chercheur est un reflet de la Réalité…

    Tant qu’il y a chercheur, il cherche, et si c’est un bon chercheur… il trouve beaucoup de choses… mais il n’y a qu’une Vérité, ce qui EST VRAI.

    C’est un rude coup pour l’illusion de sérieux du chercheur… il y a un ébranlement de ces fondations d’illusion… quand il y a un tremblement de terre tout se fissure… et s’écoule !

    Je ne peux vraiment compter que sur la Présence, c’est une constatation vivante qui me saisit totalement, là il n’y a plus d’histoire d’aucunes sorte, la Présence est la seule Vrai Réalité

    Ce qui bouge, cherche, avance c’est le personnage… je n’ai plus confiance en lui… je ne veux plus l’alimenter.

    Ce qui m’ébranle totalement ce n’est pas de Voir, c’est de ne pas avoir Vue ! Comme tu le dis Denis, mettre autant d’énergie pour faire exister un personnage qui n’existe pas !

    Je suis comme abasourdie et heureuse en même temps, car c’est une petite victoire de la Réalité. Le chercheur d’Éveil doit se résoudre aussi à Voir qu’il n’y a que Présence et qu’en Présence il disparaît.

    Merci beaucoup Denis de tout coeur.

  7. Merci Denis,

    Merci Irina pour cette très belle sincérité et profondeur qui émanent de ce texte.

    Ce bouleversement vient certainement d’un dé-saisissement à un objet de l’égo, un pas en arrière, vers Toi.

    Demeurer la pure conscience du monde des sens, des objets.

    De tout coeur avec toi,

    Emmanuel

  8. Bonjour ,

    En effet, il y a quelque chose de pathétique quand le personnage essaie de faire croire qu’il a le projet de renoncer à lui même !!!

    « En effet nous ne voulons pas nous éveiller. » et , en tant que personnage, nous ne pouvons pas nous éveiller.

    En effet « nous », en tant que personnage, nous ne pouvons que nous essouffler pour entretenir « ce que nous croyons être » et tenir à bout de bras une merveilleuse histoire d’Eveil qui ne fait qu’entretenir et renforcer la dynamique du personnage.

    Une merveilleuse histoire d’éveil….dans laquelle les «pour qui l’éveil ? » les « quoi l’éveil ?» les « comment l’éveil ?» sont déclinés à l’infini par le personnage.

    Il suffit juste de voir qu’il n’y a pas de réponse à ces questions…

    Juste voir que ces « qui , quoi et comment ? » ne sont que les stratagèmes du personnage pour se déployer dans le temps et l’espace, se perpétuer et éviter le suicide…

    bonne journée

    Jean-Claude

  9. « En effet « nous », en tant que personnage, nous ne pouvons que nous essouffler pour entretenir « ce que nous croyons être » et tenir à bout de bras une merveilleuse histoire d’Eveil qui ne fait qu’entretenir et renforcer la dynamique du personnage. »

    Tres juste Jean-Claude, merci

    « Juste voir que ces « qui , quoi et comment ? » ne sont que les stratagèmes du personnage pour se déployer dans le temps et l’espace, se perpétuer et éviter le suicide… »

    C’est un « suicide » non-suicidaire

    C’est le Don totalement naturel de la Vie à la Vie

    Un déploiement infini, immobile, sans mobile…

    Bonne journée à tous

  10. bonjour
    merci a tous , je vais essayer de ne pas en reprendre .mais bon ,, pas facile j’aime aussi le jeu .

  11. Bonjour,

    merci Denis pour ce billet qui me fait toucher et vérifier le concret de ma ferveur et l’honnèteté de mon regard.Ce billet me suggère de porter le regard sur les habitudes,les habitudes d’approches et d’évitements,les habitudes à penser, avec tous ces avis que j’ai de tout ,qui viennent d’autres personnes ou de moi_mème.Les habitudes ne me permettent pas d’ètre là totallement,vraiment,ma sensibilitè s’en trouve émoussée.Et porter le regard,explorer ce qui est déjà mort,réchauffé ou vivant va me permettre d’uliliser l’énergie disponible et nécessaire pour voir(sans habitude sans jugement ou avis) et donner le gout du terreau qui peut accueillir le changement dans le simple qui vient de lui_mème,maintenant.

    Merci à Irina de nous dévoiler le pas à pas nécessaire de discernement face aux rouages fonctionnels,de ce qui n’est pas vivant dans nos vies et nous conditionne.Ce sont mes pensées qui donnent forme à la vie,telle que je la vis.La Vie libérée des lourdeurs entretenues par le ressassement ,d’encombrements provisoires qui rassurent l’identité construite, logique et plate du moi dans la durée,dégage un espace ou l’inconcevable va pouvoir suspendre quelques programmes et trouver en nous,sans l’ombre d’un doute,notre ultime et premier repère de vie du vivant!

  12. BOUTON DE ROSE

    Plus de questions

    ne se posent

    En toi

    toutes choses

    En toi

    tout repose

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