Branché sur la Vie

Parfois, je dis aux gens de se tenir derrière leurs yeux. Être juste là, derrière, comme s’il s’agissait de fenêtres. Cela permet de couper court au mental et de “Voir”, d’être très directement en relation avec tout “ce qui Est”. On pourrait dire “habiter” son regard. J’appelle cela vivre en “live”, ou encore, s’immerger dans le Vivant.

Je vous invite à le faire, à y revenir et à vous en souvenir, sans créer de tension. Le plus souvent, nous recherchons cette Vie, cette “intensité” par des artifices et des voies détournées. Cependant, nous finissons toujours par “dessoûler” et cela nous rend frustrés et insatisfaits. D’où l’importance de ne pas compenser, de ne pas user d’expédients. Nous ne puisons pas seulement notre nourriture dans le terrestre, mais aussi dans le céleste. Dans un “contact” et une adhésion à l’Ouverture, où s’actualise le battement du renouveau.

[quote align= »left » color= »#999999″]

Note : En vous tenant pleinement derrière vos yeux, et pas seulement “pour voir” le temps d’une expérimentation. Vous serez immergé dans “l’espace-présence”. Cette question de l’observateur et du témoin, ainsi que d’autres, s’évanouiront toutes seules. Vous comprendrez qu’elles sont encore liées à votre ancien “mode duel”. Ces indications ne sont que des panneaux indicateurs, auxquels il ne faut pas s’attacher, mais s’engouffrer dans la direction qu’ils pointent.

Je donne dans ce billet une instruction précieuse qui, sans effort, sans rôle à tenir, sans conditions particulières, vous intègre directement à la Présence. Elle pourrait radicalement changer votre façon de “pratiquer”.

Il semble que cette instruction ne soit pas évidente pour tout le monde. Je vais essayer de donner quelques précisions pour que vous compreniez comment on entre dans ce regard. Se tenir ne doit pas devenir un « faire ». Il s’agit plus d’un déplacement intérieur. Ici, on utilise les yeux et leur faculté de nous relier au monde. Notre regard naturellement s’actualise. Comme une caméra, il “filme” ce qui arrive dans l’instant.

“Tenez-vous” : cela ne consiste pas à se « maintenir », ni à se tenir là, pour « regardez ». C’est davantage mettre votre présence dans vos yeux. Par exemple, placez-vous devant la photo d’un être cher. Regardez cette personne… entrez en contact…

“Derrière vos yeux” : vous ressentirez que vous êtes comme derrière les yeux. La Présence et tout votre être semblent illuminer votre regard. Maintenant, portez vos yeux sur autre chose en laissant ce regard vous accompagner. Dans cette expérience, votre cœur et vos yeux sont liés, ainsi qu’ils le sont avec le monde. Il s’agit d’un regard absolu. C’est le Voir qui était déjà là. Une ligne directe sur la Vie.

[/quote]

23 réponses sur “Branché sur la Vie”

  1. Effectivement, merci Denis de le répéter !

    C’est comme l’allumage qui se fait dans le moteur, « contact » le moteur tourne, pas d’attente, pas de tension « connecter simplement » un peu comme « voir » avec l’œil de dieu ! Laisser cela être, s’actualiser de lui-même….vivre en live ! pas d’ailleurs  » qu’ici, dans ce contact ».

  2. C’est même un panoramique 360° ! s’il n’y a plus d’image de soi en mémoire, il n’y a pas de « tête », seulement de l’espace au dessus des épaules, vacance sans fin, pur regard… qui voit… qui ressent… qui aime… la vie qui s’aime à travers toute forme, au-delà de toute forme…

  3. Cher Denis, tu dis dans l’un des billets…

    « Tant qu’il y aura un observateur, un expérimentateur, ce sera de “l’histoire”. “Se brancher”, c’est justement s’affranchir des buts et des stratégies mentales en s’immergeant, en osant exister à cent pour cent. »

    Pour moi ici, il y a ce qui apparaît et disparaît aussitôt, « je suis » est plutôt témoin de cela.

    Après cette rencontre avec toi, il est vu que l’histoire, la lutte, l’attente, la recherche sont sans fondement, ici, en moi ! Car il n’y a pas d’ailleurs………. mais ce pas « d’ailleurs » est encore vu par ce témoin, cet observateur…. donc le regard s’approfondit comme pour mieux voir ce qui est « ici » tel que c’est. Peux-tu m’éclairer sur ce point énorme « Tant qu’il y aura un observateur, un expérimentateur, ce sera de “l’histoire”. » !

    Car ici, c’est plutôt comme l’illusion qui s’écroule et ne tient pas par elle-même, mais ce témoin la retient………. quelque part !

    Merci de ton écoute.

  4. Se brancher, Voir, etc. nous place dans l’évidence, au cœur du vivant, où la notion d’un « ailleurs » n’est plus. C’est comme le danseur qui se synchronise avec la musique et sa partenaire. Il n’y a plus de décalage avec un « second ». Il n’y a pas un observateur, ni même le témoin de « quelque chose d’autre », mais la saveur d’une perfection, d’une unité, d’un « je Suis » immuable, d’être « chez soi ».

    La notion de témoin peut donner l’idée d’une attitude particulière, d’un rôle à tenir. Je parle d’être chez soi, ce qui veut dire que nous sommes le « résident » ou le « propriétaire ». Nous sommes seulement à notre place et il n’en existe pas « d’autre ».

    Je ne sais pas si ça répond complètement à ton questionnement

  5. Oui cela répond tout à fait car ça ne m’est pas étranger, par moment cette synchronicité s’établit d’elle-même,et surtout depuis notre dernière rencontre où l’aspect compulsif de l’attente, la recherche, la lutte, etc…. est tombé.

    Je « vois » bien par moment ce « chez soi » où il n’y a pas d’autre que soi, ici. Il me semble parfois que quand je dis « je Suis » c’est plutôt « suis » qui est là plutôt que « je »… enfin c’est comme ça que je le vis pour l’instant….y en a-t-il un autre « d’instant » (sourire) …merci de ta réponse, mais je laisse ce branchement s’approfondir de lui-même, car il me semble que « c’est dynamique, pas figé, mais vivant qui se découvre à chaque pas !

  6. Bonjour a tous , je pense que je suis est cette présence instantané sans états, pure .

    Mais je suis yves la c’est l’histoire qui commence , le fond et la forme pensée.

  7. Je comprends ce que tu dis Vincent, car j’ai dû aussi lacher cette tendance à vouloir « approfondir », « mieux voir », qui crée ce subtil effort inutile puisque le mieux n’existe pas, encore une histoire déguisée qui vient se raconter, prolongeant en effet l’illusion…

    Comme tu dis si bien Denis, il y a cette danse, danse d’union de l’être et du monde dans le mouvement continu… Y a-t-il encore un danseur, deux danseurs ??… reste la danse « espacieuse »… 🙂

  8. En fait, je ne me suis pas tres bien exprimé, je n’ai pas ‘dû lacher’ quoi que ce soit, mais ça se lache tout seul du fait de voir le mouvement, même subtil, vers un « mieux voir », le témoin qui a encore des « prétentions » à voir… pourtant le regard, c’est là, avant…

  9. En vous tenant pleinement derrière vos yeux, et pas seulement “pour voir” le temps d’une expérimentation. Vous serez immergé dans “l’espace-présence”. Cette question de l’observateur et du témoin, ainsi que d’autres, s’évanouiront toutes seules. Vous comprendrez qu’elles sont encore liées à votre ancien “mode duel”. Ces indications ne sont que des panneaux indicateurs, auxquels il ne faut pas s’attacher, mais s’engouffrer dans la direction qu’ils pointent. 

    Je donne dans ce billet une instruction précieuse qui, sans effort, sans rôle à tenir, sans conditions particulières, vous intègre directement à la Présence. Elle pourrait radicalement changer votre façon de “pratiquer”.

  10. Merci Roselyne de ton partage, tu dis :« je n’ai pas ‘dû lacher’ quoi que ce soit, mais ça se lache tout seul du fait de voir ».

    C’est en ce sens seulement que je dis : « mais je laisse ce branchement s’approfondir de lui-même, car il me semble que « c’est dynamique, pas figé, mais vivant qui se découvre à chaque pas ! » je dis bien « je laisse » c’est tout……

    Car l’éveil pour moi n’est « que dans l’histoire du chercheur qui veut réaliser « la vérité de son histoire d’éveil » ! Ce que nous sommes est clarté, l’histoire qui se déroule est clarté même, qui n’a aucun but, sens, où il y aurait un ailleurs pour être « ici ».

    Il n’y a là aucune attente, je dirai même aucun effort, c’est comme pour l’indication de Denis pour se tenir derrière, ce n’est pas un exercice, simplement « contact » « adhésion à l’ouverture »…..donc je laisse « cela œuvrer » car la clarté, est ici……

    Je viens de voir le nouveau post de Denis : « Vous comprendrez qu’elles sont encore liées à votre ancien “mode duel”. Ces indications ne sont que des panneaux indicateurs, auxquels il ne faut pas s’attacher, mais s’engouffrer dans la direction qu’ils pointent. »

    Donc le s’engouffrer pour moi est aussi ce qui s’actualise de lui-même….se laisser être…..

    L’histoire de l’éveil n’est qu’une histoire…celle de la marionnette.

  11. Bonjour à tous,

    Je(???) trouve aussi que: »suis…. mon prénom ou autre, par exemple JE conduis la voiture » est le début de l’histoire.

    Alors la décomposition commence: « OK….suis bla bla est l’histoire », mais alors !

    « QUI est, et, où est JE » à qui l’histoire arrive ? Qui est JE….. en dehors de corps qui commet l’action?

    Et là, quand la question se pose>>>la pensée stoppe, blanc, éclatement déploiement sans limite, plus rien et paix, plus rien qu’une présence intense, sans forme, légère et étonnée sans mot, sans rien d’autre que ça.

    Et cela se produit également, en me tenant derrière les yeux, « Merci Denis pour cette expression simple et pourtant tellement !!!!! y a pas de mot pour dire ce qui se passe alors » ou même en me tenant, derrière d’autres sens de perception.

  12. Merci Denis pour ces precieuses indications… « derriere nos yeux », nous sommes simplement « chez nous » et les questions s’arrêtent d’elles-mêmes, il y a totale ouverture où il ne peut y avoir « deux »… c’est la danse de Vie, éternelle, qui s’actualise, qui se déploie infiniment…

    Oui Vincent, quoi d’autre que ce « laisser être » ?… allez, je t’invite à danser, ça ne choquera personne ici (rire)

  13. Bonjour Vincent,

    C’est amusant, je suis arrivé à St Siffret auprès de Denis avec exactement les mêmes mots que je tenais à bout de bras, avec ce même questionnement : « Tant qu’il y aura un observateur, un expérimentateur, ce sera de “l’histoire”. » ? ? ?
    Je suis reparti non pas avec une réponse, je suis reparti comme je suis arrivé en étant la question brûlante.
    Derrière la question, il n’y a pas de réponse.
    Il y a un feu qui brûle tout, même les poteaux indicateurs…
    Il y a un feu qui invite à la danse.
    Oui Vincent, il ne reste plus que ça.

    De tout cœur

    Jean-Claude

  14. Une flèche en plein coeur.

    Après la lecture de ce texte de Denis Marie, qui propulse le centre de gravité (qui se trouvait auparavant dans le JE), derrière le regard, où se trouve le calme « chez moi ».

    Lu aujourd’hui sur le blog « Perles de bonheur » , rien que le titre du texte déjà:

    « Si vous pouvez le voir…..ce n’est pas vous! »

    Et rien d’autre à dire, c’est là et depuis toujours.

  15. “Il y a un feu qui brûle tout, même les poteaux indicateurs…”
    “Une flèche en plein cœur.”
    Oui, c’est cela. J’ai ajouté quelques précisions dans le colophon à la suite du billet.
    Merci pour vos messages.

  16. Ce tenir derrière nos yeux c’est de voir sans voir sans qu’il y est quelqu’un pour dire je vois.

    Comment cela va ce produire ? Comme dit Denis en nous faisant confiance en nous relâchant .

    Que cette tension que nous avons a l’intérieur de nous s’épuise d’elle même naturellement .

    Comme dit Denis ce tenir derrière nos yeux n’est qu’une indication une voie une nouvelle vision une clé nous permettant de retrouver notre chez soi, lieu ou cette vision est panoramique sans quelqu’un pour voir quoique ce soi .

    je voudrais vous dire que ce n’est pas évident de s’exprimer sur ce sujet étant moi même dans cette illusion divine,je comprends la difficulté qu’a Denis a faire passer les messages

    car il faudrait plus que des mots pour nous saisir.

    Voilà ce que je ressens. Merci

  17. Bonjour Yves,

    J’aime beaucoup le « ce n’est pas évident de s’exprimer sur ce sujet  » et en même temps j’entends avec bonheur le « Sujet » qui voit, qui ressent et qui exprime…

    Voilà ce que je ressens.

    bonne journée

    Jean-Claude

  18. Bonjour Denis,

    Je suis tombée « par hasard » sur ton site et sur ce billet, et j’ai essayé… « se tenir derrière les yeux », c’est pour moi comme une voie qui s’ouvre instantanément, comme une connection immédiate à la Présence, à la vie, un branchement, une circulation d’amour sans retenue.. Jamais encore me relier n’avait été d’une telle évidence, d’une telle puissance et d’une telle simplicité..

    Merci pour ce merveilleux cadeau.

  19. Bonjour Véronique,

    Alors que je donnais à une personne ce conseil d’être derrière les yeux, celle-ci me fit la réponse suivant : « Oui, c’est comme si Dieu regardait par le trou d’une serrure ! »

  20. Bonjour,
    et merci Denis pour cette confirmation. Lorsque « je » me tiens derrière mes yeux de la façon dont tu l’indiques, cela correspond toujours à des moments de « reliance », d’unité, de plénitude. Je te cite : « Par exemple, placez-vous devant la photo d’un être cher. Regardez cette personne… entrez en contact… »
    Oh oui, que cela est facile ainsi !
    Merci encore

  21. j’apprecie beaucoup cette vision des choses, se tenir derriere nos yeux, etre dans le vivant, dans l’avant de l’expression , a cet instant precis tout mes sens sont aiguises , en rester la nous impregne de l’instant sans fausse note

  22. j’apprecie beaucoup cette vision des choses, se tenir derriere nos yeux, etre dans le vivant, dans l’avant de l’expression , a cet instant precis tout mes sens sont aiguises , en rester la nous impregne de l’instant sans fausse note

    J’avais envie de communiquer ce soir, et c’est pourquoi vous trouverer quelque message me concernant, il ne met pas facile dans la vie de tous les jours de pouvoir m’exprimer et c’est au regard de chaque titre que j’ai pu vous donner mon ressenti salutations

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.