“Ce qui reste” reste…

“Ce qui reste” est ce qui demeure, ce qui transparaît et qui est mis en évidence lorsque nous cessons de manipuler. Il s’agit de la nature absolue de toute chose. Cette nature est comme l’argile. Elle peut prendre de multiples formes. Cependant, malgré les variations, intrinsèquement elle ne change pas.  

Comment trouver la paix, s’éveiller à notre nature, lorsque nous ne cessons d’intervenir ? Le plus souvent, notre application revient à un “faire”. C’est comme essayer de lisser l’eau avec la main pour l’aplanir. Plus nous la lissons et plus nous continuons de l’agiter. C’est seulement lorsque nous nous arrêtons, lorsque nous nous retirons, que d’elle-même, l’eau retrouve sa clarté et sa stabilité.

9 réponses sur ““Ce qui reste” reste…”

  1. Bonjour Denis

    Merci pour ce rappel de ce qui reste. L’êtreté ne peut se dévoiler que dans l’arrêt du « faire », un abandon du vouloir « être » qui offre à l’esprit l’immobilité spacieuse et paisible, devenant témoin silencieux du faire de l’individu.

    Faire à partir du non-faire ? c’est la chaleur du feu qui assouplit le « fer »…

    Amitiés

  2. Merci Roselyne

    En fait, nous sommes ce que nous cherchons, et nous ne pouvons que l’être.

    L’égarement, la recherche, les retrouvailles… ne sont que nos idées.

    La musique sort de la trompette et ce n’est pas l’inverse.

    Mais, la musique nous dit la “trompette” !

    Amitiés

  3. c’est bien vrai tout ça …. »lorsque nous cessons de manipuler. » « notre application revient à un “faire”. »……trompette, trompette, trompette….belle musique que cela!

    Merci Denis

  4. Pour être lucide, il me semble pourtant, sauf cas rares où l’individu est soudainement confronté à des conditions qui le réveillent (parfois), l’hypnose du mental et du monde extérieur est si forte, qu’il nous faut passer, au début, par des « exercices » directs (vision sans tête, vision sphérique, rappels d’attention neutre etc…) qui vont permettre la conscientisation de l’espace (à la fois physique et non-physique), du point source de l’être que nous sommes… c’est je pense d’une grande aide pour l’ouverture à sa vraie nature qui avait pourtant toujours été là, espace-conscience qui peut voir tout à coup le mouvement auquel l’individu était « collé », identifié…

    L’erreur serait certainement de rester attaché à ces exercices, qui ayant permis le réveil, doivent ensuite laisser place à l’abandon d’un but à atteindre, au repos dans l’être, présence naturelle et sereine, ouverture de l’espace coeur dans l’instant…

    qu’en penses-tu Denis ?

  5. Je dirais que pour ne pas rester attaché, il faut reconnaître qu’il s’agit seulement d’exercices. Ces exercices appartiennent à l’illusion. Celle-ci n’est pas vraiment menacée puisque c’est elle qui les met en œuvre. Nous voulons l’éveil, mais sans pour autant renoncer à nos stratégies et à notre volonté. Nous gardons l’idée que la vérité a besoin de nous pour être vraie. Ainsi, pour reprendre mon exemple, nous continuons de lisser l’eau avec la main.

  6. Merci beaucoup Denis

    Ce que je vois, c’est qu’une pratique, un exercice a « son » importance, puis un jour il n’en a plus, sa nature illusoire est apparue et il s’abandonne lui-même. « Ce qui reste » reste alors…

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