Connais-toi toi-même

Jusqu’ici, c’est par la psychologie, la philosophie, l’anthropologie, que l’on nous apprit à nous connaître. Nous sommes restés un sujet d’étude comme tant d’autres. Nous avons recueilli des données comme sur tout cobaye. Cependant, aussi, intéressant que soit le fruit de nos recherches, nous ne savons toujours pas vraiment ce que nous sommes ni le sens que revêt notre existence.
Nous nous connaissons physiquement, intellectuellement, depuis un regard l’extérieur, mais nous ne nous connaissons pas spirituellement par un regard intérieur. Nous nous connaissons à travers le monde de formes relatives, mais pas dans l’essence commune, dans la nature absolue de tout ce qui existe.

Y a-t-il autre chose que la Présence, que l’éclat de l’instant vivant ? Non, puisque “tout le reste” n’est que projection mentale. Pourquoi réagir et assumer ce qui n’est pas réel ? Voyez, constatez comment la réalité ne se dérobe en aucune façon. C’est dans ce qu’affirment nos idées que les choses alternent et changent. Cette réalité est constante comme un paysage, qu’en bien même son décor varie au fil des saisons.
Contempler, c’est demeurer dans la continuité. S’illusionner, c’est osciller avec nos changements d’état.

Ce n’est pas avec un savoir intellectuel que l’on contemple, mais à partir d’une connaissance et d’une expérience tangibles. Nous n’avons pas à croire en l’Esprit et en l’essence divine. Directement, nous voyons rayonner sa lumière et en recevons la plénitude et le discernement.
S’abandonner… laisser choir le personnage et son propos… retire immédiatement le voile placé sur notre conscience. Aussi longtemps que nous le maintenons, telles nos mains masquant notre regard, nous restons dans l’ignorance.

“Tourner la conscience vers elle-même est ce qui enclenche l’auto-connaissance de Soi. Comme si la boucle était bouclée.” Contempler, c’est favoriser et s’adonner à cette connaissance expérientielle.
La rencontre de Soi est dynamique. Elle procure le sentiment d’unité, de totalité et de bien-être. C’est en cela la “nourriture” nouvelle et spirituelle, la grâce directe que nous recueillons.

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