Enfermé dehors

Il ne s’agit pas “d’être présent”, puisque la Présence s’actualise d’elle-même. Il s’agit de ne pas se détourner de la Présence, de ne pas l’occulter en se racontant des histoires. Nous sommes absents à la vérité, pourtant la vérité ne s’écarte jamais de nous. Elle ne se cache pas ! C’est nous qui nous cachons d’elle. Aussi, s’il existe un secret c’est le nôtre. Il se trouve de notre côté. Nous nous endormons nous-mêmes avec nos propres formules d’envoûtement. Lorsque je dis “nous ne sommes qu’à une idée de l’éveil”, quel est donc le “mensonge” (cela que nous préférons à la vérité) avec lequel nous tournons, nous nous détournons…

9 réponses sur “Enfermé dehors”

  1. Précieux Denis,

    Tout d’abord, quelle bonne heure passée à te retrouver à Paris!…J’invite « Qui » conque qui lira ces quelques mots à te rencontrer « Live » !

    Je me sens comme un marin mutiné parcourant des mers peu cartographiées (du moins je le crois: en fait, quand on cherche des cartes, on les trouve!)…et toi, tu es mon phare!…plus exactement, le phare de mon coeur…

    Quel réconfort dans la nuit que tu indiques: « C’est par là! »

    Le « C’est par là » dans ton texte pour moi est:

    « Nous nous endormons nous-mêmes avec nos propres formules d’envoûtement. », de l’auto-hypnose en somme!

    « quel est donc le “mensonge” (cela que nous préférons à la vérité) avec lequel nous tournons, nous nous détournons… »:..cela mérite introspection, observation, un os à ronger quoi!

    Bon, je me détourne car tous les « os à ronger » tendus par le mental nous détournent…Pendant ce temps, on oublie le spectacle « son et lumière » en boucle sous nos yeux?…c’est ça que tu veux dire?

    Je te fais un bon gros hug de coeur à coeur,

    S

  2. Rester avec son coeur c’est lui laisser le « tempo » pour savourer la Présence…

    Rester avec son esprit c’est lui permettre de « fabriquer du temps » pour y jouer nos histoires…

    De tous coeur.

  3. Pourquoi veux-tu « rester » Irina ? Ce n’est pas ce que je m’emploie à dire dans ce billet. Je reprends la thématique que j’ai abordée lors de la dernière rencontre et qui parlait « d’arrêter d’empêcher ». Nous voulons faire des choses pour, sans pour autant cesser celles qui vont contre. C’est comme pour la culture bio. Il n’y a pas à intervenir de façon spéciale pour que la production soit bio. Il suffit d’arrêter de mettre des pesticides et des engrais chimiques. Au bout de quelque temps, la terre se débarrasse naturellement des produits polluants.

    Pour quelle raison nous « dérobons-nous » ? Qu’y a-t-il de plus dans nos constructions de sable qui ne se trouverait pas sur la plage ? Pour construire un château de sable, il faut seulement du sable et un peu d’eau. Tout le reste ce n’est pas du concret. C’est de l’imagination, l’histoire que nous y associons. Notre jeu permet de rendre existant notre personnage… en avons-nous réellement besoin ?

  4. Oui, cher Denis, j’ai du mal exprimé mon ressenti, « rester » était pour moi dans le sens d’atterrir, de se poser dans le coeur et d’y être si heureux, que tous nos mensonges paraissent fades et hors de propos…

    C’est la joie du coeur alors qui désenvoute nos propres formules, et nous laisse comblé dans la Présence.

    Mais, pardon, peut-être que ce commentaire n’était pas tout à fait approprié.

    De tout coeur

  5. Hihi je ne peux m’empêcher de remarquer que « Précieux Denis », en tibétain ca donnerait…

    Denis Rimpoché

    Ben oui on a le droit de faire des commentaires pas sérieux des fois…

    Bien à vous

    Daniel

  6. oui Daniel, un peu d’humour et de transparence, j’ai tellement passé d’année avec les « Rimpoché » que j’aime bien Denis tout simplement…..c’est plus léger, moins indigeste c’est un repas simple, normal, ordinaire que chacun peut consommer en soi :o….

  7. Denis tu dis:

    Lorsque je dis “nous ne sommes qu’à une idée de l’éveil”, quel est donc le “mensonge” (cela que nous préférons à la vérité) avec lequel nous tournons, nous nous détournons…

    le mensonge serait l’idée
 de se raccrocher fermement aux idées quelles qu’elles soient, aux histoires
. peut-être cette peur de l’inconnu, de l’amour vraie celui qui nous touche au plus profond de nous-mêmes 
celui que l’on connaît depuis toujours, mais que l’on cherche à éviter à tout prix et à quel prix 
aux prix d’efforts impressionnant parfois pour tenir l’histoire, l’idée que…
abandonner lâcher les armes le combat incessant pour tenir l’idée pour tenir l’histoire
 lâcher… encore un doux rêve encore un combat de plus
. cette vie en moi en nous quand je la rencontre m’envahit, me remplit, et me vide à la fois je disparais
 et je n’ai rien fait pour cela .
alors je ne sais pas moi 
je ne sais pas le faire de lâcher
 en fait je ne sais rien de tout cela, je suis bien petite, toute petite devant cette immensité qui parfois viens me rencontrer je ne serais dire
 simplement merci.

    juste un petit témoignage qu’il est difficile parfois de mettre des mots et aussi je peux voir qu’il m’est difficile de me découvrir devant vous devant moi;

    merci Denis de me permettre cela par ta présence;

  8. Bonsoir Marilyne,

    Tout ce que tu me dis n’est que “mensonge” :-). Tu me parles d’idées telles que : inconnu, amour, prix, effort, lâcher, combat, petit …

    L’éveil, nous en avons des idées, mais avant tout, il est le réel. Nous nous éveillons au réel, à ce qui Est.

    C’est un “passage” de l’imagination au concret. Cependant, ne sommes-nous pas déjà dans le concret ?

    Maintenant, pourquoi le vivons-nous pas vraiment ? Pourquoi préférons-nous nos idées et nos rêves ?

    Nous n’allons pas devenir ce que nous sommes déjà ! Essayer de le devenir, c’est cela “l’idée” ou le “mensonge” que nous “ajoutons” et qui nous garde dans notre vision abstraite. Il ne s’agit pas de se priver de nos histoires, mais de voir que nous en sommes parfaitement libres depuis toujours. D’ailleurs toutes les histoires s’épuisent d’elles-mêmes. Alors, pourquoi en reconstruisons-nous ? Qu’essayons-nous de faire ou de justifier ? Répondre à un manque, à une séparation, obtenir une reconnaissance… ? Mais n’est-ce pas là, déjà, les idées motrices de l’histoire ?

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