L'absolu de l'absolu

“C’est fini !” Je dis cela à l’égard du “personnage” qui cherche continuellement à rajouter une couche, ou bien à en retirer une. Ce cher personnage, il a tellement d’espoir, de volonté d’y arriver… Lorsque je dis “c’est fini”, comprenez que c’est parce que nous tendons tellement vers une “autre” vérité que celle-ci où nous sommes et dont nous faisons partie. Qu’est-ce qui ne va pas avec ce maintenant qui est là ?

Cet instant ne change que dans sa forme, dans son apparence. En réalité, il s’agit du même. Tout comme c’est le même ciel qui s’assombrit, se zèbre d’éclairs, se met à pleuvoir, à neiger, à s’éclaircir… Voyez comme ça bouge, ça change en permanence à l’extérieur, comme à l’intérieur… Pourtant, vous ne bougez pas, vous êtes constamment ici. La Nature absolue comporte un aspect relatif, à l’instar de l’eau avec ses reflets et ses mouvements. Nous ne reconnaissons que cet aspect. Notre personnage cherche l’Être, le Soi, parce qu’il se pense différent. À travers lui, nous pouvons penser et aussi ressentir tellement de choses. Cependant, tout ceci est l’expression relative d’une Nature absolue. L’êtreté n’a pas besoin d’être pensée. Elle est spontanément Présence-Vie.

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Note : Symbolisons notre Être par un téléviseur et notre mental par les programmes qu’il diffuse.

Le programme peut être pourri ou excellent, le téléviseur va bien dans tous les cas.

Dans tous les cas, il y a d’abord un téléviseur (le fini) qui permet des programmes (le relatif).

La Nature absolue, comme l’eau, le ciel, l’être, demeure une ouverture immuable.

Les pensées, les reflets, les climats, s’élèvent et alternent, pourtant, ils ne changent en rien l’espace, la Nature d’où ils proviennent.

Le ciel ne se définit pas en fonction des variations du temps. Il en va de même de notre Être.

Apparaissant en lui, ce n’est qu’un “programme”, qu’une pensée relative qui juge et colle une étiquette ![/quote]

9 réponses sur “L'absolu de l'absolu”

  1. …la Conscience est Heureuse de se lire à travers ces lignes merveilleuses et un grand sourire se dessine sur le visage de « danielle » qui ressent en son Coeur une immense joie de ce qui se présente ici à travers « ton » écriture si parfaite. …..

  2. Bonjour Denis, J’étais dans mon potager et il m’a dit la meme chose. Il a changé tout l’été et pourtant il demeure le meme. Je constate que chaque légume est conscience, la meme qui est nous tous, plante, microbe, cosmos, tout. Tout change constamment et je le vie. L’arbre est conscience vivante et ça me touche de le reconnaitre, c’est mon frère dans la nature. Le fait d’etre Présent au réel me me fait pas différent. L’arbre n’est pas conscient de lui-meme et il n’en est que plus merveilleux. Ma plus grande joie est d’etre comme lui, conscience vivante libre du personnage qui se croit un entité séparé. Cette Présence ne devrait-elle pas nous faire chanter la vie plutot que de l’exploiter impunément. La nature est notre mère à tous. C’est ce que ton billet m’inspire Denis!

  3. Mon cher Denis,

    Je suis toujours heureux de t’entendre, de te lire.

    Je sais et je ne sais pas. Je crois comprendre et je n’ai rien compris. Il n’y a sans doute rien à comprendre.

     » Qu’est-ce qui ne va pas avec ce maintenant qui est là ?  »

    Je vois qu’il y a une attente en moi. Cette attente ne m’appartient pas. Mais, elle est là. Elle est bien là. Alors,

     » Qu’est-ce qui ne va pas avec ce maintenant qui est là ?  »

    Le personnage est toujours là.

    Bien à vous tous.

  4. Cher Mouloud,

    J’ai également grand plaisir à te retrouver sur le blog.

    j’ai mis une note à la suite du billet.

    J’espère ne pas trop me répéter. 😉

    Mais, il y a ici un petit ajustement qui peut faire la différence.

    Mes amitiés.

  5. Bonjour,

    « L’attente » dans la présence apparaît, « n’appartient à personne, elle est là », oui, l’expression de la réalité, « elle est bien là », oui, elle est totalement accueillie dans sa mouvance, sa vibration, elle n’est pas rejetée, mentalisée (verbalisée), et même si il y a un léger mouvement de refus, celui-ci aussi est complètement reçu comme la vérité de cet instant, tout cela se répand, se diffuse, disparaît sans jamais avoir quitté l’êtreté… Le personnage ne persiste que si l’on n’accueille plus le maintenant qui est là. Cette réceptivité est déjà amour, l’attente est consolée dans la tendresse des bras du maintenant, maintenant. Quel bonheur d’accepter sincèrement ce que l’on considérait comme des incomplétudes ! Plus de combat !

    Emmanuel

  6. Merci à Denis et à tous,

    Le plus, c’est le doigt qui désigne l’espace infini qui contient tout et ne retient rien.

  7. Je suis la page blanche… la vie y écrit son histoire, ni la mienne, ni une autre… juste celle que je vis maintenant…

    Merveille et Gratitude Denis !

  8. bonjour Denis,

    Après toutes ces lectures et ces tentatives de compréhension ce qui reste là , de plus en plus , c’est le silence.

    Alors voilà je ne sais que dire…

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