La nature de l'obstacle

Il est plus facile de se jeter d’un pont que de se lâcher dans la présence.

Le premier saut vous grandit l’ego. Le second vous en libère.

[quote align= »left » color= »#999999″]Note : Le saut à l’élastique n’est qu’une métaphore. Loin d’être une performance, “se lâcher” c’est faire face et s’ouvrir à l’évidence, à la simplicité de ce qui Est. La nature de l’illusion n’est pas extérieure ou différente de nous. Si nous sommes notre propre obstacle ; ne sommes-nous pas aussi la solution ?

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18 réponses sur “La nature de l'obstacle”

  1. cela ma fait sourire tellement c est une vérité .

    ce que je vois c est du pont je sais ou je vais d après le mental
    mais voila dans la présence houpss
    c est l inconnu total, et l ego l inconnu il n aime pas cela.

    merci Denis

  2. Oui en regardant l’image on voit bien l’eau, le sauteur et l’élastique…..mais d’ici, juste là, c’est sans histoire d’un saut d’un élastique et de l’eau ! Qu’est-ce cela ?….. :op

  3. “Qu’est-ce cela ?”… mais d’ici, juste là, c’est sans question, sans questionneur… ! 😉

  4. Sorry Denis, ce n’était une question que « je me posais » la réponse était comprise dedans, c’était un clin d’œil que je posais sous forme interrogative!…….bonne journée :o)

  5. Cher Denis, toutes et tous,

    Merci pour ce message.
    Très difficile en effet de se lâcher dans la présence : même le désir de se lâcher devant être lâché !
    L’enjeu me paraît bien là, en ce lâcher-prise total du fonctionnement égoiste.
    Je pense que ce n’est que la présence qui peut le réaliser, que c’est cette ouverture à la vibration du vivant, sans même chercher à abandonner l’égo, qui, naturellement et presque inconsciemment, opère ce lâché.
    Pour ma part, ce lâcher-prise est un fonctionnement, une manière de vivre à réactualiser sans cesse, et non pas quelque chose en soi.
    Quand l’égo est ainsi abandonné, demeure cette vie sans séparation.
    Bien ensemble dans le Live,
    Emmanuel

  6. Bonjour.
    La « Présence ». Pour ma part, cela fait des années que j’entends ce mot. Mais qu’est ce que ça veut dire au juste ? Sentir le corps ? Voir les pensées ? Être attentif à 360° ? Sentir le fait d’être ? … ?
    Un saut à l’élastique ne grandit l’ego qu’après le saut, quand « je » prétend s’approprier la performance. Au contraire, pendant la chute, « je » est court-circuité par l’intensité de l’événement. Là, nous sommes vraiment ; mais ce n’est pas un produit de la volonté, c’est un produit de la chute.
    Est-il donc possible de se lâcher volontairement dans la Présence ?

  7. Cher Laurent,

    « Est-il donc possible de se lâcher volontairement dans la présence ? »
    Je pense qu’il est nécessaire (et si joyeux !) de se « connecter » (encore et encore) à la vibration de l’ici (à commencer par les sensations corporelles, les perceptions sonores) et maintenant (le souffle, le flux des émotions, volitions, pensées, états de conscience). Cette connection de toute notre attention et de toute notre énergie dans le flux du vivant, dans un premier temps, se fait consciemment, volontairement. Mais très vite, c’est ce flux qui prend le relais et le lâcher-prise s’opère alors au-delà de notre conscience, de notre volonté, naturellement, spontanément. Dans ce lâcher-prise total, plus rien à rejetter, plus rien à saisir : « nous sommes arrivés avant de partir », cela arrive sans cesse.
    Emmanuel

  8. Si nous sommes notre propre obstacle ; ne sommes-nous pas aussi la solution ?

    Je dirai en apparence oui, mais je pourrai aussi le formuler différemment « si nous sommes notre propre obstacle…pouvons nous être la solution » ?
    Car pour moi la solution est l’évacuation totale de l’obstacle et de celui qui pense être aussi la solution » ! Elle nous appartient « en apparence » mais cette appartenance en s’écroulant laisse l’ouverture qui embrasse la contradiction d’un « faiseur d’obstacle et donc d’un faiseur de solution » ! C’est pour moi cette « Sagesse semblable au miroir » qui en fait n’a aucune appartenance qui évacue les deux. Alors que « ne sommes nous pas la solution », maintient toujours une appartenance qui valide aussi l’obstacle !
    Je précise, je ne parle pas là « philosophiquement », mais dans l’instant où ce voir globale en fait évacue l’obstacle et la solution qui sont eux mêmes créateurs d’une tension. Parce que cette question maintient subtilement « un quelque chose qui pourrait y apporter une solution » ! Mais la solution contient en elle-même l’obstacle. Pour moi l’obstacle n’a aucune solution car les deux sont le jeu ! Mais cette Sagesse en nous éclaire la fausseté du problème et laisse cette tranquillité naturelle, cette ouverture, cet « ouvert » résorber en elle « le jeu de l’obstacle et de la solution »…ça laisse être ! et surtout ça évité d’alimenter une tension vers…qui éloigne de ce juste là qui embrasse les deux.

  9. Si nous sommes notre propre obstacle ; ne sommes-nous pas aussi la solution ? Le “Si” est important. Cela détermine comment est notre vision, relative ou absolue. A priori, je m’adresse à la vision relative. S’il y a un enfermement ; il y aussi une ouverture. La même porte ferme et ouvre. Nous ne devons pas perdre de vue que l’absolu inclut le relatif. La vision relative est légitime. Elle est généralement notre point de départ dans l’illusion. Nous partons de la dualité et il est crucial que nous puissions progresser spirituellement à travers elle, tout comme nous progressons pour d’autres domaines. Le relatif nous ouvre à l’absolu. Il n’en est pas l’ennemi. S’il le “devient”… il doit pouvoir aussi s’inverser. Parfois, nous sommes tenus par la culpabilité et un jugement enfermant sur nous-mêmes. Le plus souvent, ce n’est pas un discours « absolutiste » qui nous aide, mais le rappel que toute forme, tout état négatif est aussi signifiant de notre nature et qu’il existe du possible. Je pense que la question ne maintient rien, elle est une “porte”. C’est le fait même de saisir et de fermer. S’il y a un château, il y a forcément du sable. Merci au “château” et à la “ruine” d’en être finalement le rappel.

  10. J’entends bien ton « si » et ce que tu exprimes !
    Et je ne parle pas d’un point de vue « absolutiste » ! Car pour moi l’absolu est le relatif et inversement c’est une identité ! Mais c’est plutôt cette sagesse qui embrasse les deux qui défait le problème d’une entrée où d’une sortie ! Le Château est interdépendant du sable, je n’ai pas à l’écarter au profit d’un absolu ! Ce qui est sans que l’on sache ce que c’est, embrasse les deux ! Mais je comprends ce que tu dis, mais je ne le ressens pas comme cela !
    « Merci au “château” et à la “ruine” d’en être finalement le rappel. » certes mais en même temps ce rappel est finalement « ce qui est », ce qui se manifeste sans qu’il y ait une finalité à quoi que ce soit. C’est libre de lui-même tout en ayant l’apparence d’un rappel, la forme renvoie au vide, et le vide à la forme…..
    c’est les deux, même cette notion d’Absolu n’est pas ressentie car le relatif le contient et vice versa !il est inutile pour moi d’essayer de sortir de quelque chose ça présuppose toujours une tension. C’est cette sagesse elle-même qui s’actualise, s’approfondit, elle élimine d’elle-même cette tension. Mais cela ne contredit pas ce que tu exprimes (pour moi)……mais je pars d’ici, de cette écoute et la laisse œuvrer !

  11. Joyeux Noël Denis ainsi qu’à toutes et tous, merci pour tes textes qui nous ramènent toujours à replonger au cœur de nous-mêmes.

  12. Je n’ai pas dit que tu parlais d’un “point de vue” absolutiste, j’ai parlé d’un “discours absolutiste” et sans l’attribuer. 🙂

    La tension dont tu parles, c’est la dualité. Celle la même qui se forme et se défait conséquemment d’une « écoute » de la “sagesse”, du fait que “tu” la “laisses” œuvrer.

    Dans ce que tu dis, il semble y avoir “toi” et la “sagesse”. Et toi, “tu pars d’ici”, “tu laisses œuvrer”, “tu n’as pas besoin” …

    S’il n’y a pas “deux”, pourquoi parler de “laisser œuvrer” ? Ça ressemble à une posture ! ?

    Si la sagesse embrasse les deux, d’où provient un problème d’entrée et de sortie ? Pourquoi doit-elle les défaire ?

    D’où pouvons-nous partir si ce n’est d’ici ? Tu sembles insinuer qu’il existe un “départ” qui ne serait pas “d’ici” ? Et puis, devons-nous partir ?

    Tu dis “je n’ai pas à écarter…” Il y a-t-il “autre chose” en dehors de la nature ? Pourquoi une posture « d’abstention » ?

    Tu dis « ça présuppose une tension. » La tension serait-elle différente de la vérité ? Est-elle un empêchement à la sagesse ?

    Appliquer un faire ou un non-faire, c’est toujours assumer et prendre en compte une “différence” et par conséquent vouloir y remédier. C’est toujours croire en “deux” et s’attribuer un rôle d’unificateur ou craindre une désunion.

    Je n’ai pas dit qu’il y avait à “sortir”. Du point de vue de notre perception duelle, j’invite à ouvrir notre vision. La même porte ouvre et ferme… La même porte !

    La même porte est vraie “fermée”, est vraie “ouverte”, d’un “côté” ou de “l’autre” la vérité est là.

    S’il y a une tension, nous pouvons voir sa vérité. Elle n’est pas “autre”. Nous ne sommes pas pour autant “disqualifiés”, ou “différents” de la sagesse.

    Certes, le miroir est équanime, mais il n’en demeure pas moins très contrasté et nuancé !

    Du point de vue absolu, la Nature n’a pas besoin des aménagements du relatif. Toutefois, “entretemps”, dans notre confusion, dans notre vision relative, nous “aménageons” plus ou moins, à l’aune de notre libération.

    Merci pour tes vœux cher Vincent. Joyeux Noël également !

  13. Non pas une posture Denis, une sincérité vis-à-vis d’une expression qui a provoqué « un agacement » ! À la bonne heure quand un agacement surgit en moi je l’exprime avec mes mots, et naturellement en sachant qu’il y aura une réponse !
    Et ta note pour compléter le billet, notamment ta dernière phrase à susciter cet agacement. « obstacle-solution » !
    Donc je l’ai formulé, mais bien sûr les mots ont leurs limites et peuvent être interprétés. Car « juste là », « ici » etc. il faut bien les dire, même si dans notre intériorité ils ne sont qu’un pointage !
    Voilà ! Là dans cette réponse c’est un oui plein et entier !
    Et je te remercie d’avoir pris la peine d’approfondir la réponse (qui sait, je suis certainement dur de la feuille…..mais je me soigne :o) ) je n’ai aucun commentaire à faire de plus, elle est belle et limpide et éclaire cette phrase « qui m’avait agacé » ……c’est très bon d’être agacé, ça force et ça ouvre sur l’écoute !:p
    Merci l’Ami et passe de bonnes fêtes

  14. Merci, Denis. Joyeuses fêtes à toutes et à tous ! Puissions-nous trouver la paix, la joie et l’amour dans notre cœur !

  15. Bonjour Mouloud, merci ! Joyeux Noël également dans le Don et la Fraicheur de l’Instant. Amitiés, Denis

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