La vue directe libre de concept

Certaines personnes ont réalisé la vacuité de leur personnage. Pour autant, elles n’ont pas réalisé l’illusion de leur mental. Du personnage, elles sont passées à d’autres concepts comme celui du “non-personnage” ou de “il n’y a personne”. Par conséquent, c’est toujours leur mental qui argumente et cherche à vendre cette découverte. Au lieu de laisser place à la vue directe, au “live”, à la grâce, elles s’en remettent encore à une(des) idée(s).
C’est une bonne chose de réaliser la vanité de certaines de nos idées maîtresses, toutefois, il est plus bénéfique de réaliser l’illégitimité et l’emprise du jeu hypnotique qui leur donne du pouvoir. Face au miroir, vous pouvez comprendre que cette image qui vous ressemble ce n’est pas vous, sans pour autant déduire, reconnaître que tous les reflets qu’il contient sont également des ombres vides.

7 réponses sur “La vue directe libre de concept”

  1. « reconnaître que tous les reflets qu’il contient sont également des ombres vides »

    De plus en plus percutant, oui « l’illusion de leur mental », la fascination hypnotique pour celui-ci bien souvent est occulté, comme pour argumenter et vendre sa marchandise « il n’y a personne, mais je suis là pour te le dire, et ce que je dis est vrai » ! Vielle tendance à valider la découverte par la suprématie du mental, vacuité ok…mais pas du mental ! Sacré note d’humour………. Merci cher Denis

  2. Je me permets de citer Denis, lors d’un échange par mail sans son autorisation car il me semble que cette réponse fort belle met l’accent sur un retournement essentiel comme poser un « acte » vrai en soi où le contact nous saisit en le saisissant.

    « Pas plus tard qu’hier, je disais aux personnes du groupe que nous devrions être actifs et utiliser notre cœur. Je le comparais à un moteur grippé, qui a besoin d’être démarré régulièrement afin qu’il fonctionne correctement. Plus on utilise le cœur et plus il se souvient de nous. Aussi, j’invite les personnes que je rencontre à invoquer du tréfonds de leur poitrine. Je les convie à le faire souvent. C’est la puissance de notre invocation, sa sincérité, qui le réanime et nous ouvre à ses merveilles. À travers cette demande, il n’y a pas besoin de mot, pas besoin d’espérer un résultat. Dès lors qu’il est sollicité, le cœur vivant et aimant est lui-même directement la réponse !! »

    Cela met en évidence la phrase de son billet et donc l’éclaire, j’allais dire par notre participation à s’éveiller à nous-même, même si l’expression est paradoxale:

    « Au lieu de laisser place à la vue directe, au “live”, à la grâce, elles s’en remettent encore à une(des) idée(s). »

    merci Denis!

  3. Merci Denis, tu es l’homme qui tombe à pic. Je suis très exactement scotchée là et le malaise grandit… à plus Bises

  4. en passant……tu as toujours en plus de tes billets qui « percutent » des photos magnifiques qui imagent ton billet, qui sont en elles mêmes un éveil direct par leur sens esthétique qui ravit en nous ce qui n’a pas de mots! C’est un plaisir visuel qui laisse un silence après le ton texte!

    salut l’Artiste! . :p

  5. oui Denis je l ai fait a une époque c était dans ma quête spirituelle mais je l ai vue car la désillusion viens aussi avec cette fabrication d un autre personnage et il faut bien un moment donner être honnête avec soi c était aussi le jeu de la quête du bonheur de la fuite en avant de la souffrance ect

    merci Denis pour la piqure de rappel

    ps désolé pour l écriture j ai un clavier américain je trouve pas toute les touche

  6. J’ai relu cette note depuis dimanche et me suis aperçue que oui, j’étais concernée! C’est amusant de constater comme on peut ne pas comprendre, ne pas voir, nier l’évidence, en toute bonne foi. Notre dernière entrevue a été pour moi très…profitable et depuis, à chaque instant je me rends compte que je suis accrochée à mon mental, à ses commentaires, ses arguments, ses tergiversations…et pourtant, j’aspire à ces retrouvailles avec qui je suis vraiment, du fond du coeur. Mais « qui » aspire? Tu demandais pourquoi nous revenons sans cesse au mental. Pour ma part, parfois il prend toute la place, le « j’y suis pas » dont parlait Tarik et qui est pourtant quand même ce que je suis. Il est celui qui parle quand je m’éveille, il faut toujours qu’il la ramène! La question est: sachant que toujours et à jamais je suis, que « je suis » aussi quand je suis identifiée, comment faire pour réaliser qu’il n’y a aucun problème? et comment savoir ce qui est récupéré par le mental?

    Je profite de ce commentaire pour te remercier du fond du coeur pour ce que tu fais, ce que tu es, qui nous apporte tellement.

  7. Nous avons un mental, mais nous ne sommes pas celui-ci. Nous sommes “avant”. Les pensées, les émotions nous traversent, mais nous, nous ne bougeons pas. Nous sommes cette “clarté” semblable au miroir qui permet les reflets. Pourquoi chercher le miroir dans ses reflets ? 😉

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