Présence spontanée

Certains enseignent le développement de la conscience. Ils entraînent à son maintien en vue d’obtenir la “pleine conscience”. Voilà le genre de pratique à laquelle on peut s’exercer très longtemps sans justement atteindre son but. Être conscient implique une relation sujet-objet. D’un côté “je” et de l’autre “ce” que je veux atteindre ou développer. Aussi, plutôt que de nous “conduire” à l’unité, cela entretient l’idée de division. Il en est de même pour le fait de “se rappeler” ou de “maintenir” la Présence. Celui qui maintient la Présence ne fait que l’ignorer. La Présence par définition est présente spontanément et ne réclame aucun maintien. La Présence ne varie pas. S’il n’y a pas “deux”, dans quel second pouvons-nous réellement tomber et être distraits ?
La Présence s’impose à celui, à celle qui est humble et qui l’accueille. Il y a une arrogance à penser que nous sommes différents et une complaisance à penser que nous ne sommes pas dignes.