Le but en Soi

Ce que nous rencontrons au bout de chaque expérience, c’est nous-mêmes, Soi. Nous pouvons dire que nous sommes finalement le résultat. Alors, pourquoi multiplier les expériences, les tentatives, pour un but que nous détenons, ou que, plus précisément, nous sommes déjà ?

De par l’unicité de la vérité, nous lui appartenons. Aussi, s’illusionner ne nous en fait pas sortir. C’est la raison pour laquelle, inconsciemment, derrière toutes nos entreprises et toutes nos possessions relatives, c’est la vérité que nous recherchons. Nous désirons la seule chose qui semble nous manquer, quoique nous ne cessions jamais d’en faire partie. À travers tout, nous traquons son goût, car cette saveur fait résonner ce que nous sommes. Nous croyons goûter autre chose, des parfums différents, mais ce que nous testons, ce que nous apprécions réellement, c’est la vérité que nous sommes constamment, infiniment.

Ce en quoi reposer

Connaissez-vous la saveur de votre Nature ? Je parle d’une saveur et non d’une définition, car cette “connaissance” n’est pas d’ordre intellectuel, mais de nature expérientielle.

Il ne sert pas à grand-chose d’avoir des “connaissances” sur l’équilibre si l’on ne sait pas comment le trouver. Toutefois, lorsque l’on y a “goûté”, ce n’est pas très difficile d’y revenir.

Savez-vous en quoi, à quoi revenir ? Savez-vous en quoi reposer ? “Voir” que l’on peut tenir sans rien, sans artifices, c’est le savoir. C’est une adhésion confiante ; la détente de la forme en le fond. C’est une transmission, un cadeau de vie.

Oublie “moi”…

« Oublie “moi” et ”Soi” se rappellera. »

À cause de notre attachement aux expériences, nous regardons derrière. Nous regardons dans le “rétroviseur” au lieu de regarder la direction vers laquelle nous avançons.

La seule expérience qui importe est celle que nous sommes en train de vivre ici, maintenant…

Nous n’avons pas le “ça tient tout seul”, ou l’évidence de “nous y sommes déjà”, parce que nous continuons de maintenir. Peut-être avons-nous compris et admis intellectuellement ce lâcher prise, mais pas en “corps-esprit” avec l’entièreté de notre être. Il s’agit d’être confiant et de se lâcher, comme nous le faisons afin trouver l’équilibre, afin de réussir à nager.