Un bain de Vie

Se laisser rejoindre, c’est comme prendre un bain de soleil.

Ici, nous ne le faisons pas, mais nous nous laissons faire.

Nous nous laissons réchauffer et caresser par la lumière.

Laissez-vous rejoindre par la Vérité. C’est elle qui vous rendra vrais.

Comment la vérité ne serait-elle pas là, dans cet instant ?

Le don du cœur, c’est celui de l’amour. Voulons-nous être aimés ?

Ce n’est pas toujours évident. Cela signifie baisser sa garde, déposer les armes.

Tant que nous protégeons le cœur, nous l’empêchons de ressentir et d’être en lien.

Qu’en est-il du danger et des menaces ?

Le plus grand danger vient de nous. C’est notre propre division.

“Deux” nous le faisons déjà, sinon, nous goûterions la Nature éveillée.

Cultiver le doute et la défiance ne nous a pas apporté la paix, ni la plénitude.

Le don du cœur est en nous et tout autour de nous.

Il s’actualise comme la vérité du jour.

Nous tenons tout cela comme existant, comme acquis,

mais cela est comme un cœur qui bat, qui s’actualise dans l’instant.

Ouvrez, ouvrez grand… Humez l’espace…

Soyez comme un ciel clair et limpide, vibrant d’un soleil radieux.

Oubliez toute histoire pour n’être qu’ici, dans l’éclat de vie.

14 réponses sur “Un bain de Vie”

  1. L’oubli, je suis entrée dans ce mot, à moins que ce soit lui qui m’a percutée si fort, qu’il a pris toute la place.

    Alors, dans l’oubli TU m’es apparu… Bain de Vie !

  2. Merci Denis,

    j’ai pu suivre le parcours de la goute d’eau qui éclaire tout sur son passage!

    Vivre,ce n’est pas un projet et cela concerne uniquement l’Etre,qui reçoit cette lumière consciente qui irrigue l’intelligence naturelle de toute trame de vie.

    Réception totale.Atterrissage immédiat.Libérer la vie de la coloration que « je » lui donne.

    Ecouter de tout son corps,puis de toute la présence,en intimité avec la vie actualisée,aimer ètre là,dans le suspens de ce qui advient,dans un suspend périphérique ,captant tout ce qui prend la lumière,sans se l’accaparer.

    Amoureux de la vie qui emplit le coeur,sans attente,laissant les émotions se vider de leurs pathologies,par simple attention à ce qui est,à travers chaque respiration,oublieux du locataire qui commente.

  3. Merci de tout coeur pour cette source intarissable d’inspiration, d’expiration …

    Un bain de vie (comme un bain de soleil) qui ne craint pas le coup de chaud !

    Emmanuel

  4. Cher Denis, toutes et tous,

    Bain de Vie. Et puis, le corps tombe gravement malade, la vitalité, les forces nous quittent. Certains perdent discernement, facultés de conscience.

    Qu’est-ce que le « Bain de Vie » dans ces situations douloureuses, dégradées et irrémédiables ?

    Cela pose la question de l’identification, soit avec la vie dans le corps (alors malade), soit avec la Vie universelle. Mais même si il n’y a plus d’identification au corps, il se trouve que la vie dans le corps est malade.

    Il semblerait que la clé soit dans la non-localisation de la Vie (dans le corps, surtout).

    Merci de ton écoute, de ton partage puisque tu as eu une expérience d’un corps malade.

    Emmanuel

  5. Bain de vie, on peut l’entendre à différents niveaux. Il y a la “vie” et la “Vie”. Je n’ai pas mis de majuscule parce que, souvent, c’est depuis (ou dans) la « vie » que nous découvrons la “Vie”. Le bain de Vie peut prendre l’apparence d’un bain dans la douceur de l’eau, ou la chaleur du soleil… Cependant, tout bonheur se savoure dans le même lieu du cœur. Je parle de béatitude, au regard de laquelle chaque bonheur relatif, conditionné, n’en est qu’un aperçu. Lorsque le corps est malade, cela peut-être une incitation “à nous rendre” dans ce “giron” qui demeure libre des conditionnements.

    Le bien-être relatif est vraiment éphémère. Dans le bouddhisme, on parle de la souffrance du changement. La souffrance n’est pas qu’un obstacle. Elle est ce qui nous pousse à Voir, à “Être”, par-delà nos croyances. C’est ce que j’ai traversé. Dans mon vécu, je peux dire que la maladie m’a été salutaire.

  6. « Lorsque le corps est malade, cela peut-être une incitation “à nous rendre” dans ce “giron” qui demeure libre des conditionnements. » Ce giron, tu l’appelles le « lieu du coeur », « la béatitude ».

    Donc, la vie dans le corps s’amenuise jusqu’à sa dernière force, la vie dans le coeur du corps aura du mal à battre, le poumon n’inspirera plus, et il y a ce « giron » libre de ces maladies qui demeure béatitude.

    Le Coeur alors, est-ce le contact avec la Vie dans sa globalité, qui certes, quitte là ce corps, mais tout en même temps se renouvelle partout ?

    Le Coeur, encore, est-ce Cela qui Voit et accueille totalement la fin de vie du corps ?

    Comment aider au passage du bain de vie, au bain de Vie béatifique ?

    De tout coeur,

    Emmanuel

  7. Au premier abord, cela s’apparente à un contact. Physiquement, intimement, nous nous rendons tout contre le giron, pour y recevoir protection et consolation. À peine guéris, nous-mêmes sommes déjà le giron, qui est prêt à offrir, à accueillir…

    Il ne s’agit pas tant de la vie dans sa globalité, mais de la vie qui se détend dans sa propre nature. La forme se croit différente, extérieure, séparée, mais la vague ou la goutte d’eau ne sont que de l’eau. Le poing s’ouvre dans la main. Il y a ce sentiment de “chez soi”, de retour à la maison. Dans ce “retour”, il y a beaucoup de joie, d’apaisement et de libération. Aussi, cela fait s’élever une gratitude infinie. C’est un remerciement de la Vie envers la Vie. C’est une célébration, une louange, d’où s’élèvent des bouffées d’amour et une étreinte sacrée envers l’univers entier.

    Comment aider au passage du bain de vie, au bain de Vie béatifique ?

    Dans le passé, nous avons plus ou moins expérimenté le giron. Nous y sommes allés et il est arrivé que nous le donnions. En fait, chaque fois que nous avons aimé généreusement et de tout notre être, il y avait là, une qualité particulière. Cela est si unique, qu’aujourd’hui si nous l’évoquons, nous pourrions le revivre, le réactualiser et en retrouver la saveur, le pétillement. Cela peut s’apparenter à une dilatation, à une douce ivresse, à un point chaud, une exaltation. Plus paisiblement, c’est une bonté infinie qui se diffuse, une profusion qui s’écoule… C’est une expérience difficile à décrire avec les mots. Il existe sans doute bien des méthodes pour rencontrer ou activer ce point d’amour. Il est possible de le recevoir en passant simplement du temps avec une personne qui vit cela.

  8. Bonjour,

    Comme tu le dis, Denis, il n’y a que l’eau ou l’océan. La goutte et la vague se croit séparé, alors que cela est une illusion.

    La fin de la séparation est une grâce, une grâce absolue. Cela est donné. La vie propose sans cesse cela. Et un jour, cela est perçue, vu. Une compréhension se fait. Mais ce n’est pas la Mienne. Le laché prise est sur ce point. Une détente a lieu pouvant permettre à cette « compréhension », qui a toujours été là, de se produire.

    Le bain de Vie s’est se laissé touché, rejoindre, Etre par la vie même.

    Belle journée,

    Jean-Pierre

  9. Juste une petite info concernant « Il est possible de le recevoir en passant simplement du temps avec une personne qui vit cela » : j’voudrais dire qu’à chaque fois que je t’ai cotoyé denis, et encore la derrnière fois avec le groupe aux Halles, il y avait une sorte d’immense détente à la sortie lorsque je me suis retrouvé seul…c’était vraiment très fort !

  10. Comme la photo qui dit l’essentiel, le soleil rayonne de lui-même en tant que lumière, chaleur, il est! N’a besoin de rien d’autre que lui, simplement Être…..belle expression que « vivre en live »! Qu’est-ce qui nous manque, de quoi avons besoin, qu’allons nous chercher, qu’attendons nous, quelle autorité extérieure pourrait valider quoi que ce soit?

    L’invitation est permanente, toujours là. Comme dis Denis se laisser « contacter », ne plus s’agiter dedans…laisser la Vie être et nous saisir tout le reste n’a vraiment aucune importance…maître, tradition, mots…..il n’y a rien à ajuster, à comprendre! Vivre, Être est le miracle en lui-même, tellement ordinaire qu’il n’a aucun besoin autre que d’Être le Vivant!

    Merci du fond cœur Denis de laisser rayonner les mots dans cette résonance qui est nous-même !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.