Chez Soi

Jusqu’à présent nous nous sommes projetés avec l’esprit. Nous avons espéré une obtention résultant d’un “faire”, ou d’un “non faire”. Nous avons voulu échanger les idées de “je n’ai pas”, “je ne suis pas” contre celles qui disent “tu as”, “tu es”… La question n’est pas de changer d’idée et d’en avoir de meilleures. Elle n’est pas de laisser un état pour un autre, mais de s’en remettre directement à la source.

Il s’agit de ne plus suivre la moindre de nos projections, de ne plus “s’échapper”, afin de se retrouver “chez Soi”. S’agiter, surenchérir dans nos réflexions, nous savons le faire. Contacter leur nature, la “chair” même des pensées, ne se situe pas sur le même plan. C’est comme se relier à la lumière plus qu’aux images qu’elle dessine sur l’écran. C’est voir le sable, la nature même du “château de sable”. De façon similaire, “rentrer chez Soi”, c’est contacter, c’est “tomber”, s’oublier, se perdre en sa Nature lumineuse. En elle, nous sommes accueillis et rassérénés. Nous Sommes infiniment. Elle ne varie pas au gré des pensées et des émotions. Elle est la Présence spontanément offerte, qui ne dépend ni d’une élaboration, ni d’une transformation. Elle est auto jaillissante. Elle est ce que nous sommes avant tout, pendant tout et après tout.

Ne faites pas du “chez soi”. En la Nature, vous y êtes tout le temps ! Voyez… sentez l’êtreté… le vivant… le cœur… Éveillez-vous, reliez-vous à la gratuité, à l’ouverture généreuse qui ne dépend pas d’intention. Nous sommes Présence et Clarté. Nous sommes Vie et Amour. Ne vous réduisez pas à une ombre, à une image, à une forme. Encore, infiniment, vous êtes l’éclat, la Source origine des manifestations. Vous êtes la demeure, l’invisible, l’impalpable, l’indéfinissable, l’immuable, la totalité.

Lire aussi : Corps et esprit, Derrière les apparences

36 réponses sur “Chez Soi”

  1. Denis, c’est lumineux, c’est beau, c’est complet, et ca invalide tout le reste, et toutes les pensées et stratégies qui pourraient naître en lisant ca vite fait !

    Je crois que tu va bientôt pouvoir faire une version de ton site ou il y aurait en tout 3 ou 4 billets essentiels du styles de tes derniers, et tout le reste dans une archive appelée « pour ceux qui ne veulent pas en finir tout de suite » ! :-))

  2. Merci Denis………et au commentaire très direct de Daniel…oui c’est beau, lumineux et saisissant de lui-même!

  3. Ces mots frappent l’infini de notre Présence, et dans la vibration de l’impact jaillissent la ferveur et la Joie …

    Alors… comme une fleur s’ouvre et se tourne vers le soleil, tout l’Être s’abandonne paisiblement à sa lumière…

    Amour et Gratitude !

  4. …être la grain de sable,être l’oiseau…être le fou, être le sage,

    être l’enfant…être tout,être rien… simplement

    suite et fin

  5. Une liberté constamment renouvelée, une présence au monde toujours fraîche, ne s’appropriant rien, ne demeurant sur rien, toujours parfaitement en contact avec ce qui apparaît à chaque instant…

    Merci Denis,

    Emmanuel

  6. Cher Denis,

    Chers vous tous,

    Je comprends parfaitement. Je vous envie parfois. Je vois. Mais, il n’y a pas de FUSION avec ce que je vois, ce que je constate. Je reste un corps-mental qui raisonne sur ce qui EST.

    Désolé de perturber ou de ne pas être en diapason. Comment se retrouver “chez Soi”. ? C’est la FUSION avec ce qui EST qui pose problème.

    Le temps urge !

    Bien à vous tous.

  7. Cher Mouloud,

    La fusion n’est-elle pas qu’une pensée ?

    Observe chaque pensée s’élever : un mirage, de la rosée, des écrits à la surface de l’eau, des nuages… C’est impermanent, vacuité. Respire et sens la présence en toi, ton dos, tes mains ouvertes, ta nuque, ton ventre, ton coeur… Ca vibre, de partout, c’est l’unique vibration cosmique, les cordes du Big_bang qui ondulent jusqu’à toi, toi maintenant, juste maintenant, partout, sens, sens. Tout est déjà Un, rien n’a jamais était séparé, donc pas besoin de fusionner. Où est l’ultime réalité sinon dans chaque maintenant que tu vis, qui t’anime ??? C’est simple, il suffit de « ne plus suivre la moindre de nos projections », ou encore VOIR qu’elles sont nos amies, inoffensives, vides d’existences fixes : ce n’est rien, ça passe et toi, tu es.

    Amitié,

    Emmanuel

  8. « Désolé de perturber ou de ne pas être en diapason. »

    Mais Mouloud on est tous au même diapason….ne soit pas perturbé de cela….tu ne perturbes personne !……simplement une invitation ! Toi seul t’invite et toi seul te perturbes !

    Vois que la perturbation s’invite…..mais où et à qui ? ;o)))) On peut en rire et laisser la perturbation perturber……quelque part c’est joyeux !

    Bonne journée à toi et continue en toi-même en faisant confiance en ce qui œuvre en toi c’est le seul chemin, le reste………aucun mot, personne d’autre que toi ne peut faire grand-chose !

    Abandonner l’espoir que quoi que ce soit « d’autre » que toi puisses quelque chose. L’invitation s’invite…..et alors….. N’es tu pas là……Qu’est-ce qui éclaire tout cela ? Laisse faire l’ami….une histoire, une histoire..laisse l’histoire pour ce qu’elle est…..Si tu n’es pas là……c’est quoi cette histoire ? C’est très bien d’être perturbé….car à voir de près…..c’est « se croire perturbé » c’est tout….est-on ce qu’on imagine ?….alors on peut l’accueillir…..et l’histoire passe !

    Salut l’ami et joyeuse perturbation avec toute mon affection :o) !

  9. Salut Mouloud… tu devais te douter que ton commentaire ferait fleurir les réponses ! Moi j’apprécie toujours autant ta franchise. J’ai envie de dire ne nous envie pas trop, et ne te fie pas trop aux commentaires « planants » des uns ou des autres : derrière chacun vit sa réalité et je suis pas sûr qu’elle soit toujours très différente de la tienne !

    Mais je rejoins quand même Emmanuel et Vincent, à dire que tu attend qqchose… qui est la fin de celui qui attends, ce qui est un peu bizzare…

    Tu dis « Je reste un corps-mental qui raisonne sur ce qui EST. » – Mais cette constatation est celle de ton corps-mental. Tu voudrais qu’il disparaisse, pense-tu? Mais c’est une pensée de lui, pas de toi. Est ce que ta Nature (ce que tu est quand tu VOIS) veut que ce corps mental disparaisse? J’en doute fort. Est ce qu’elle a confiance en cette analyse, est ce qu’elle attends les « signes de l’éveil »? Non, c’est ton esprit qui a forgé cette attente, qui s’est instruit sur les signes, qui lit les commentaires et pense qu’il devrait exprimer la même chose, voir cela en permanence, se réveiller au son des oiseaux, voir la lumière en tout et planer dans la réalité du matin au soir…

    En reprenant un thème de Denis pour te répondre: la fusion n’est pas optionnelle! elle est déjà complète, il n’y a jamais eu de non-fusion. Donc c’est pas un pblm de fusion à faire, mais à voir.

    Et comme c’est déja le cas, le temps n’urge pas !! Puisque tu as déjà fait ce dont tu rêves, tu est déjà ce Mouloud éveillé, depuis toujours.

    Donc dès que tu le vois clairement, tu vois aussi que quand tu le voyais pas, tu l’était déjà, et que donc tu t’angoissait pour rien !

    Ca paraît con mais ca peut permettre de se détendre : savoir que, même si on le voit pas tout le temps, le résultat qu’on vise est déjà absolument achevé et parachevé, et qu’on est en train de se faire du mouron pour rien…

    Bien à toi,

  10. Cher ami,

    La « Fusion » est là, c’est seulement que tu ne la ressens pas.

    Passe en « live »… Regarde avec les yeux du cœur. Tout ce qu’affirme le mental est faux. Branche-toi… Respire… Savoure le vivant… Tu es asphyxié par l’esprit conceptuel. La vie, la vérité, ça n’a rien de conceptuel !

    Tout le cœur de la Vie est ici, au milieu de cet instant.

    Amitiés

  11. Merci, à tous.

    Merci, Denis.

    C’est vrai qu’il y a une attente, une espérance, d’un bouleversement de conscience qui fait dire sans mot : « Ah! C’est ça!». Je suis sans doute « asphyxié par l’esprit conceptuel », par les lectures depuis de nombreuses années. J’arrête de temps à autre et ça reprend au moment où l’on ne s’y attend pas, à tel point que l’on oublie de vivre. La recherche dans ce cas n’est plus accompagné de la joie d’être. Comment apprendre à ne plus attendre, à désapprendre en fait pour retrouver l’innoncence ?

    Je vais vous relire avec attention. Peut-être que chose m’a échappé. Peut-être aussi qu’il faut laisser faire la VIE !

    Merci à tous, encore une fois.

  12. La Joie ! c’est le Vivant !

    C’est elle qui se « savoure »…

    C’est elle qui nous illumine nous « accueille » et nous « rassérène »

    Elle est non conceptuelle, elle EST chez soi… pure présence !

    Elle est déjà là, elle a toujours été là…

    La Joie c’est le coeur…

    …  » Tout le coeur de la Vie est ici, au milieu de cet instant. »

    … Quelle bénédiction !

    Merci Denis !

    De tout coeur avec tous.

  13. Cher Mouloud,

    « Ah!C’est ça! » dis-tu. Mais l’éveil n »est pas quelque chose. C’est un mode de fonctionnement dans lequel on ne rejette rien, on ne s’attache à rien : vivre chaque instant tel qu’il est, juste ainsi.

    On dirait que tu voudrais tout, tout de suite. Peu à peu, contacte l’instant, observe les pensées surgir et laisse-les passer, et recontacte l’instant et laisse toi contacter par le mouvement du maintenant : la respiration, l’arbre, l’autre, l’eau de la vaisselle, les étoiles… Tu verras alors que dans cette vie réelle de l’instant, il ne manque rien, il n’y a aucune séparation (sujet-objet), tout est paisible : pas besoin d’éveil alors. Satisfais-toi de ce contact même si il te semble insignifiant. Tu penseras être dérangé par tes pensées d’incomplétudes, par tes « défauts » mais ce sont tes amis : acceptes avec bienveillance tout ce qui monte en toi comme occasion de vibrer et de te libérer : les illusions sont alors potentiel et réalité d’éveil. Et même les instants que tu penses d’éveil, ils passent eux aussi, laisse-les donc et soit libre d’illusion et d’éveil : c’est le mouvement de la liberté sans trace.

    Je ne pense pas à l’éveil, aux éveillés mais je sens où est la vie réelle, ultime : ici et maintenant en totale relation avec tout ce qui est. Donc pas besoin de chercher ailleurs. Je cultive donc avec urgence et discipline la présence, l’unité, le don et l’amour désintéressé, altruiste, avec mes qualités et défauts!

    Vis donc dignement l’instant en éveillé, pas comme un chercheur, puisqu’il est là.

    Bonne journée d’éveil donc,

    Emmanuel

  14. Bonjour à tous,

    Emmanuel il y a des chose que je sens bien dans tes message, mais parfois aussi quelque chose comme des contradictions:

    J’adore « le mouvement de la liberté sans trace » , ou « dans cette vie réelle de l’instant, il ne manque rien »..

    Mais par contre je ne comprends pas pourquoi tu laisse parfois entrevoir une espèce de voie, avec du « peu à peu » et en « cultivant avec urgence et discipline la présence, l’unité, le don, l’amour désinteressé, altruiste »??

    Pour paraphraser un ami d’ami, tous deux maintenant morts, quand j’entends les mots « peu à peu », « cultiver », ou « discipline », je sors ma kalachnikov !!

    Comprends moi je me fais un peu provocateur, mais c’est sans jugement, on ne se connait même pas : mais ca peut aider à clarifier pour Mouloud, et nous, et d’autre, éventuellement…

    Comme ca a été dit de multiples fois sur ce blog, il ne s’agit pas de cultiver des qualités qui sont déjà et absolument les nôtres, des qualités qui jaillissent de notre Nature en permanence, qu’on le voie ou non!

    Il ne s’agit pas de « courber » notre personnalité, notre corps-mental comme dit Mouloud, pour qu’il exprime toute ces qualités, et en vienne « peu à peu » à démontrer toutes les qualités de l’éveil, à force de discipline etc.

    Ces qualités sont les nôtres, depuis toujours, elle sont notre « héritage », notre « droit de naissance », et comme dit Denis elles ne sont pas optionnelles : il n’est en fait rien que l’on puisse faire pour les acquérir, mais rien non plus qui puisse nous les faire perdre…

    Si notre corps-mental en vient un jour à exprimer ces qualités, ce sera un effet secondaire, une conséquence de l’expression de notre Nature. Mais ce sera aussi sans aucune importance car quand on sait être la cause, les conséquences… on s’en tape!

    Le dernier paragraphe du billet de Denis sur lequel tous ces commentaires se greffent commence par :

    « Ne faite pas du “chez soi”. En la Nature, vous y êtes tout le temps ! » …

  15. Cher Daniel, cher ami,

    Merci pour tes mots.

    Je pense qu’il n’y a pas de séparation entre cause et conséquence, entre notre nature et le corps-esprit, entre la compréhension de l’éveil et son expression, entre l’absolu et le relatif…

    Comme le Soleil ne peut que donner, l’amour que nous sommes ne peut qu’aimer : si il n’y a pas réellement ce don d’amour à chaque instant de notre vie, c’est que nous n’actualisons pas ce que nous sommes.

    L’éveil pour soi ou en soi est un contresens puisque s’éveiller c’est réaliser l’unité, la non-séparation entre les êtres… C’est pourquoi le Bouddha a dit qu’il s’était éveillé avec tous les êtres de l’univers. Donc l’amour altruiste inconditionnel est la réalité de l’éveil, sinon, c’est un éveil intellectuel et virtuel. Ce n’est que mon avis. Si le Soleil cessait de donner, il ne serait plus le Soleil. Un éveillé ne peut pas ne pas aimer un seul instant.

    De plus l’éveil radical et subit n’écarte pas aussi l’éveil graduel qui ne fait qu’approfondir l’infini présence… ouverture sans fond.

    Bien sur ces qualités, on ne peut ni les acquérir ni les perdre mais au niveau relatif, on peut les ignorer, les obstruer, les contredire : colère, pouvoir, égoïsmes, peurs, haine, défaut d’amour… Finalement seul « aimer » m’importe.

    Bien à toi,

    Emmanuel

  16. Denis: « S’agiter, surenchérir dans nos réflexions, nous savons le faire. Contacter leur nature, la “chair” même des pensées, ne se situe pas sur le même plan. »

    donc « Je cultive donc avec urgence et discipline la présence, l’unité, le don et l’amour désintéressé, altruiste, avec mes qualités et défauts! »

    Pourquoi cultiver « avec urgence..discipline »…….n’est-ce pas continuer de tricoter l’histoire pour réussir « son » histoire?……..Contacter leur nature…leur chair…….ne se situe pas SUR LE MÊME PLAN ! C’est direct! Sinon l’histoire perdure et la croyance demeure. Il s’agit plus d’un saut en nous mêmes que d’une progression car celle-ci n’existe que dans l’esprit qui se raconte.

    C’est plus un « voir total » qu’un état à être….ou à cultiver. Il me semble que c’est compliquer encore et encore……..mais peut être Denis peut-il dire quelque chose!

  17. Tu n’es pas asphyxié comme avec une chose qui serait entrée en toi. Tu es EN TRAIN de “t’asphyxier”… Nous sommes “EN TRAIN” de faire du bruit avec le mental et cela nous laisse croire en un état. Le bruit, DÈS qu’il s’arrête, laisse place à la « Pure présence ». Il ne reste que le parfait Silence, qui est mis en évidence par l’absence de son. C’est cela la « chair », la merveilleuse Nature dans sa nudité, dans sa clarté primordiale. Peut-être, peux-tu voir comme tu es celle-ci, ou comment elle est toi ? Le silence n’a pas de frontière, il pénètre tout. Cela est plus perceptible quand on le laisse résonner…

    De tout cœur…

  18. Merci, à tous.

    Merci, Denis.

    Tu me mets face à mon vide et à ma présence à la fois. Merci. Il faudrait que l’ont que l’on se revoit. Le problème est que face à toi, les questions s’arrêtent. Je ne t’ai pas toujours en face de moi et c’est ça le problème. Le mental redémarre une fois seul.

    Merci pour tout, à tous.

  19. Cher Vincent,

    Quand je parles de « cultiver », j’entends « garder le contact » (ou ne pas me séparer du contact) à chaque instant, j’entends que le relatif ne soit que l’incarnation de l’absolu, la forme du vide, le son du silence… tout cela dans l’instant qui ne sépare rien, qui ne crée pas de dualité. Et je m’adressais à Mouloud qui, il me semble, doit se déconnecter des attentes du mental pour se satisfaire de la sensation de la présence.

    En « gardant le contact », je constate un merveilleux et subtil approfondissement de la paix même au milieu du tumulte, de l’amour, de la capacité de tout aimer, de garder le bonheur même au sein de la pire souffrance. Ce n’est pas tant une histoire qui continue qu’un affinement de la présence ouverte à et dans l’instant, éternel, qu’un libre renouvellement constant du commencement, telle la source.

    En « gardant le contact », il n’y a pas besoin de croire (tu parles de croyance), au contraire, on constate que tout est là !

    Tout est un : réussir « sa » vie, c’est être le véhicule de la « La » vie universelle qui est par nature présence et don inconditionnel. La vie est notre vie, notre vie est la vie. La vie est…

    Dans le flux éternel de l’ici et maintenant, aucun problème, c’est si simple.

    Bien à toi,

    Emmanuel

  20. Cher Emmanuel

    Merci de ta réponse, j’entends bien ce que tu dis ! Il est vrai que dans un chassé croisé des réponses, les mots peuvent être lus de tant de manières différentes par chacun. Si bien que cela donne lieu à des ajustements constants !

    Mais là n’est pas l’important, si je puis dire, nous parlons de la même chose et ce que tu exprimes est juste en soi dans ce que j’entends ! « je constate un merveilleux et subtil approfondissement de la paix même au milieu du tumulte, de l’amour, de la capacité de tout aimer, de garder le bonheur même au sein de la pire souffrance. »

    – C’est dynamique et vivant, personne ne pouvant le saisir ça s’actualise et s’approfondit de lui-même dans ce « contact » vivant en soi !

    Ce « Avant » de Denis qui n’est pas l’avant d’un après est assez expressif, à saisir intuitivement comme une vue totale qui unifie les apparents contradictions et paradoxes qui n’en sont pas !

    Comme le dit le billet « Ne faites pas du “chez soi”. En la Nature, vous y êtes tout le temps ! Voyez… sentez l’êtreté… le vivant… le cœur… Éveillez-vous, reliez-vous à la gratuité, à l’ouverture généreuse qui ne dépend pas d’intention. »

    Quelle simplicité en soi que dire de plus !

    Merci à toi, en accord avec ce que tu exprimes aussi !

  21. Cher Vincent,

    « – C’est dynamique et vivant, personne ne pouvant le saisir ça s’actualise et s’approfondit de lui-même dans ce « contact » vivant en soi ! »

    Tu as bien mot sur ce que je ressens !

    Tu me demandes « Qui suis-je? », que répondre ?!!, depuis le temps qu’elle est posée…

    Bon, je blague, on se connait donc depuis 2003 ! Et peut-être même bien avant !

    Je suis heureux de te retrouver en forme et en fond !

    Emmanuel

  22. il me semblait reconnaître le style…..bien heureux de te retrouver, ici en cet endroit chaleureux de l’ ami Denis et en compagnie de tous ces autres qui me donnent tant!

    je t’embrasse dans la joie des retrouvailles!

  23. Ce n’est pas dans le passé, il y a environ 2500 ans, à Bodhgayâ, que le Bouddha s’est éveillé. Il s’est éveillé « ici », dans la Présence, dans la même Présence où nous sommes actuellement…

    Il en va de même pour tous ceux qui se sont éveillés. Cette Présence abolit l’échelle du temps et des distances. Elle est au cœur du principe de vie. Elle imprègne toutes les couches de ce monde et tous les mondes à l’infini. Elle est en tous les êtres de l’infiniment petit à l’infiniment grand, du visible et de l’invisible. Elle est donc « ici » même, en cet instant, avec chacun. Cher Mouloud, ma modeste personne n’y est pas pour grand-chose. Ta propre personne n’y peut pas grand-chose non plus. Depuis cette Vue, tous, nous sommes parfaitement égaux, ici, au sein même de la Nature éveillée.

  24. Bonjour Mouloud,

    Benjamin Smythe est un personnage étonnant qui sévit aux Etats-Unis.

    Il se balade dans les rues avec un un panneau où il y a écrit :

    « YOU’R PERFECT »

    Mouloud, si tu me donnes ton adresse, je t’envoie une carte où il y aura écrit :

    « TU ES PARFAIT »

    Mais vois-tu cette carte , tu l’as déjà reçu:

    Elle trône dans ta cuisine, dans ta salle de bains, dans ta voiture, au boulot …

    Qnand tu vas acheter ton pain, quand tu vas boire un café, quand tu tournes le bouton de ta radio, n’entends-tu pas ???

    « Mouloud, surtout ne change rien »

    « TU ES PARFAIT »

    bonne journée

    Jean-Claude

  25. Merci, cher Denis. La Présence est là, ici, en ce moment. Comme ce n’est pas un objet et que ça relève de l’être, c’est là, la difficulté de la «fusion» dont je parle. Pourtant en tournant notre regard, partout, il y a la Présence. Et c’est à cette Présence, ici, que le Boudha s’est éveillé il y a 2500 ans. Le mental devrait bien abdiquer.

    Merci encore une fois cher ami, de nous indiquer toujours et toujours cet Espace du Soi qui nous est commun.

  26. Merci, Jean-Claude. Parfait MÊME avec ce mental imparfait ou plutôt qui ne veut pas reconnaître ce qu EST parfait parce qu’il projette toujours, il imagine, il espère. Il est dans hier et demain, rarement dans l’instant. Je viens de redécouviri Benjamin Smythe. Ses paroles sont semblables à celles de notre ami Denis. C’est vrai, ce qui arrive est parfait. Il faut accepter. L’amour du Soi – de la Présence – est la fin de la souffrance de la personnalité.

    Bien à toi, bien à vous tous.

    Bonne journée.

  27. Bonjour Mouloud

    A l’instant je tombe sur ces quelques mots de l’amie Stella :

    ( une de tes compatriotes…)

    « Viens, la Vie est là en Toi, et elle t’aime…avec et sans question… avec et sans peur …avec et sans tristesse…telle que tu Es…Tu peux te reposer et te laisser bercer maintenant. »

    et je pense à Toi Mouloud

    mais ce à Toi

    et aussi à moi, à nous

    c’est l’invitation de la vie à elle même…

    Invitation

    à se laisser bercer et reposer

    maintenant

    Jean-Claude

  28. Cher Mouloud,

    Peut-il y avoir quelque chose d’imparfait dans l’Univers ?…

    Tout est Parfait !…

    Le mental est parfait c’est lui qui nous emmène par son investigation vers sa propre lumière…

    Alors, il Voit lui-même qu’il n’y a aucun autre…

    Être Avec lui, c’est Voir avec lui ce qui EST.

    Le désir que quelque chose disparaisse ou change crée la division et la souffrance…

    De tout coeur, belle journée pour tous.

  29. Oui, c’est une simplicité désarmante.

    Et comme il est bon, ici, d’être désarmé.

    Comme il est bon d’être simple, de s’autoriser cette simplicité.

    Plus besoin de mots ou d’idées pour se trouver empli et environné de la Présence.

    Il n’y a rien à obtenir, à confirmer, ni même à ajuster.

    L’espace du vivant nous embrasse, il nous traverse depuis toujours.

    Nous étions comme des petits poissons dans l’océan qui cherchaient de l’eau.

  30. Un bain de vacuité, de liberté.

    Petits poissons nagent sans entraves, sans limites.

    Au loin, le silence du vol des mouettes, intime.

    Joyeux jour du repos,

    Emmanuel

  31. Nous sommes LA Vie qui se célèbre elle-même de chaque instant qui s’invite !

    Oui laissons nous bercer, flotter, reposer en Elle…

    La Paix, même au milieu du tumulte.

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