Lettres à mon Cœur

Cher Cœur, toi qui a toujours été là pour moi depuis que je suis.

Toi qui m’as toujours rappelé à ta Présence quand parfois j’aurais pu perdre le chemin de l’Amour.

Toi qui contiens cet Amour qui a été, et es le seul et unique (but) à ma vie.

C’est toi que je voyais dans mon avenir demander par le monde.

C’est toi qui étais Présence continuelle dans chacune de mes situations.

C’est toi qui pansais les plaies, les chagrins, les désirs non aboutis, tout ce qui fait le monde.

À chaque fois tu me faisais sentir ta Présence et moi je me blottissais en toi et la Joie et l’Amour étaient là Présent, tout était là simple et aimant.

Je te remercie sincèrement de ta présence attentive de ton accueil de tous ces instants.

Je n’ai pas de mots suffisants pour te dire, un merci d’être là, et de ne pas m’abandonner.

Aujourd’hui, dans la vie de ce monde, je ne suis pas socialement très développée et Dieu sait que j’en suis heureuse.

J’ai beaucoup cherchée cet Amour qui était en moi pour le voir à l’extérieur et je ne le trouvais pas.

Puis la vie faisant, j’ai vu à l’intérieur de moi des systèmes mentaux qui m’empêchaient de voir cet Amour, et bien sûr cher Cœur, chère Présence, c’était encore toi qui m’as guidé dans cette voie.

Je suis comblée par ta PRÉSENCE QUI EST TOUT.

Ce que je voulais à l’extérieur était à l’intérieur de moi, c’est lors de cette rencontre à l’intérieur de moi que j’ai pu découvrir l’Amour, mon cœur, ta Présence à l’extérieur.

L’extérieur n’a d’existence qu’à l’intérieur de soi, quand je t’ai trouvé dedans, je t’ai trouvé dehors le souffle de vie, de Présence d’amour ou tout se trouve à l’intérieur du cœur dans cet espace sans limites, et puis ce monde se vit à l’intérieur avec une croyance que cela puisse être à l’extérieur ; et l’on se surprend à se prendre au jeu qui pense (être) à l’extérieur.

Jamais, jamais, je n’ai existé à l’extérieur fait d’images qui sont pour moi sans réelle existence.

Je suis uni à ce Cœur, à cette présence à cet AMOUR INFINI.

Je suis cette Présence Unique, cette VÉRITABLE VIE, SOURCE D’AMOUR ET RIEN D’AUTRE.

Cher Cœur aujourd’hui à cet instant je déclare :

N’APPARTENIR QU’A TOI,

N’ÊTRE VIE QUE PAR TOI,

NE PAS AVOIR D’EXISTENCE PROPRE QUE PAR TA PROPRE PRÉSENCE.

Cher Cœur, que les images d’identification de ce monde disparaissent pour que vienne en ce monde LE RÈGNE DE L’AMOUR.

Que ton souffle et que ta graine, qui vivent en chaque humain, grandissent en chacun pour laisser apparaître :

L’UNIQUE, LE SEUL QUI EST EN TOUS,

LE CŒUR D’AMOUR INFINI DE LA PRÉSENCE.

Maryline


Cher cœur,

Comme tu peux le voir, je fais des allées retour vers toi,

Je m’unis et je me désunis, et je sais que je ne peux rien faire à cela.

Rien avec la tête, rien avec le mental, pas de formule magique, pas de méditation spéciale, rien n’est possible pour te rejoindre à partir de moi (et quand je dis rejoindre c’est comme un mensonge) je sens ta présence et il y a aussi le mensonge de « rejoindre ».

J’ai le sentiment profond que c’est toi seul qui viens, qui est déjà là. J’ai le sentiment profond que tout cela ne me regarde pas. Aucune intervention possible de ma part, seule celle d’accompagnée tout cela, et encore pas sûr du tout !

Quand dans ces instants où tu m’envahis sont là, moi, je me dissous, moi n’existe plus. Je ne peux pas mettre de mots sur cela, car je ne sais pas.

Cher cœur, le souvenir d’un instant d’éternité envahie ma chair et mon sang, en fait, je ne sais pas si cela est un souvenir ou, si c’est toi qui es là me faisant ressentir ta Présence bienveillante, comme pour m’apprivoiser doucement, avec amour, au fait que tu sois vivant en moi.

C’est comme une danse parfois proche, parfois distante, mais où il y a toujours deux danseurs.

Avant je me pensais seule, seule à faire, seule à dire, ensuite je me disais qu’il y avait quelque chose.

Cet amour que je cherchais partout tout autour a l’extérieur, maintenant cette Présence, Ta Présence est vivante en moi, je ressens La Vie, Ta Vie et je sens en moi l’abandon se faire doucement, petit à petit, je me déshabille, je laisse tomber un a un mes vêtements de misère qui servent à me cacher.

Ce n’est de ma volonté ni de la tienne, il n’est pas question ici de volonté, mais de CONFIANCE et d’AMOUR, mais en fait, je ne me dévoile qu’à moi-même, je me découvre dans une relation d’amour et de confiance infinie.

Parfois, j’ai envie de me déshabiller totalement abandonné, mais cela est bien fade, c’est une envie, un désir, quelque chose de personnel, quelque chose du mental et il ne se passe que du faux, de l’illusion, de la copie, de la fabrication, du NON-VIVANT. C’est vide.

Rien à voir avec cette relation intime, très intime relation dans la quel je ne ressens aucune frustration où je me sens remplie. Alors à ces moments où il y a l’envie, le désir, je vois la triche, c’est si fade, si terne, si vide, si frustrant et je laisse faire, je ne juge pas cela, je ne cherche pas à m’en débarrasser. Je vois cela avec beaucoup d’amour et je te l’offre que faire d’autre que de tout remettre.

Ho ! Mon dieu, jamais je n’ai été autant aimer autant respecter, c’est comme si c’était moi qui venais à toi à ton appel, tu me fais savoir que tu es là, par ta Présence si vivante en moi, et moi j’approche, car je me sens aimer, mais aimer sans jugement sans attente de quoique se soit, alors je viens vers moi en fait, je me déshabille, en fait je me montre à moi-même sans jugement sur ce que je retire avec amour et j’ouvre les yeux sur quelque « chose » de tellement…. Je n’ai pas de mots pour cela, je découvre que je ne me limite pas à ceci ou à cela, je ne suis pas limité, je ne suis pas cette identité de ceci ou cela, bien au contraire

JE SUIS SANS LIMITES.

Marilyne

Partager :

Publications similaires