Ne pas en reprendre

Certains pensent qu’avec le temps, l’éveil finira par leur tomber dessus, comme “tout cuit dans le bec”. Cela arrive dans certains cas, mais c’est assez exceptionnel.

J’ai plutôt envie de dire que, si l’éveil et la libération ne sont pas en haut sur la liste de nos priorités, ils ne se produiront pas.

Lorsque l’on est en addiction, on ne lâche pas le morceau comme ça. Sortir de nos croyances réclame certains efforts, de l’endurance, de la persévérance, du courage… Il y a des rechutes, des passages à vide… Probablement que nous avons une formidable compréhension, une expérience des pièges que l’on rencontre tout au long de la quête. Cependant, si nous ne lâchons pas certains automatismes, certaines habitudes illusoires, aucun changement radical ne prendra place. Nous resterons coincés “entre deux chaises”. Cela peut durer longtemps.

Nous aimons dire qu’il n’y a “rien à faire” pour s’éveiller. C’est vrai, l’éveil se manifeste de lui-même. Toutefois, il s’agit de le permettre, afin de passer de la connaissance à l’évidence. Si nous continuons de “consommer” l’illusion, “d’en faire”, nous ne parviendrons pas à reconnaître, à réaliser l’autolibération, la Vérité spontanée. Tant que nous agitons l’eau, elle s’agite… sa nature absolue ne nous apparaît pas. Notre effort dans ce cas ne porte pas sur l’éveil, mais sur l’irrépressible envie de s’impliquer dans l’illusion.

La façon simple de se désintoxiquer, c’est de “ne pas en reprendre” et ce, jusqu’à en être libre.

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Note : Je suis convaincu que nombre d’entre vous ont une bonne compréhension, et pour certains, la reconnaissance de leur Nature. À présent, sommes-nous libres dans les faits ? Notre réalisation doit également se traduire dans l’action. Parce que notre illusion s’est propagée sur un plan trivial, c’est au cœur de la trivialité qu’il est nécessaire de libérer. Je conviens qu’il est possible de se libérer sur un seul déclic. Il existe des témoignages. Mais, la plupart du temps, notre addiction est tenace, elle s’est enkystée et nous devons nous y reprendre à plusieurs fois. 

Si vous vous arrêtez la première fois, vous n’aurez pas besoin d’une seconde fois. Si vous le faites la seconde, vous n’aurez pas besoin de la troisième… Cela se fera progressivement en fonction de la “solidité” de vos croyances et de votre détermination. Finalement, dans le fait de “s’arrêter”, nous n’atteignons rien de nouveau. Nous ne faisons que permettre un “état ordinaire”, ou l’expression naturelle de ce qui Est fondamentalement. C’est parce que vous re-vivrez le caractère immuable et parfait de votre Nature que s’imposera la réalisation, étant donné qu’il n’y a jamais rien eu d’autre.

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Note II : “Le beurre et l’argent du beurre”, on en revient à cette formule.

Nous aimons penser que si l’absolu englobe notre relatif, c’est bon, nous pouvons le garder comme il est. La seule chose, c’est qu’en agissant de la sorte, c’est le relatif, la vision étroite de l’absolu que nous continuons de vivre dans les faits. La “solidité” de notre illusion demeure intacte. Notre avancée consiste à nous satisfaire seulement d’une potentialité. Sinon, nous expérimenterions la liberté. Nous irions “au-dehors”, plutôt que de préférer notre vieille prison. Il est possible d’être libre dans sa prison. Cependant, si celle-ci est notre création, pourquoi à nouveau la recréer ? Pourquoi s’y enfermer ?

Toutes nos considérations dans l’illusion ont aussi la nature de l’illusion. C’est comme si c’était toujours l’illusion qui donnait la réponse. Bien sûr, c’est aussi l’illusion qui pose les questions, mais là, ça semble plus normal. Lorsque l’on vit l’impersonnalité, ça n’a rien a voir avec le costume, avec le théâtre et le jeu. Nous passons sur une autre dimension. Nous devenons le céleste plus que le terrestre. Nous réalisons que le bonheur réside en le Ciel (le Royaume), bien plus qu’en tous les objets qui s’y trouvent. Toutes ces choses, en fait, n’ont jamais fait que nous le montrer. La saveur du Bonheur céleste rend les bonheurs terrestres bien fades, pareils à de simples reflets. Aussi, leur attrait s’épuise de lui-même.

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98 réponses sur “Ne pas en reprendre”

  1. Bonjour ,
    Encore un billet au coeur de la question du chercheur .
    Il pointe vers la multiplication du néo-Advaita qui fleurit un peu partout , sur le net .
    Rien à faire , tout choix par nature pré-organisé car conditionné est un leurre ?

    Mmmmoui … Belle entourloupe égotique pour continuer de consommer notre drogue .
    On est proche du koan , en s’amusant à penser qu’il faut passer par un  » acte volontaire » pour s’apercevoir qu’il n’y a aucun « vouloir » .
    Certainement de plus . Mais est-ce mon expérience , ou une chouette envolée philosophique ?

    Ce courage dont tu parles , Denis , il semble qu’il faille juste lui faire face , le matin , quand la pensée monte , bien fraîche et donc tonique ,
    En une fraction de seconde , la boulimie de consommer du « je » et du « mien » se manifeste .
    En une fraction de seconde le désir de la satisfaire émerge .
    En une fraction de seconde la peur de l’inconnu fait résistance .

    Et tous les jours c’est le même scénario.
    La balle est dans notre camp ?

    Ça vaut le coup d’essayer , quitte à se ramasser .
    Qu’a t’on à perdre de toutes façons ?

  2. Merci Denis,

    Je témoigne : J’ai mis fin il y a peu à dix ans d’addiction alors même que j’étais engagé dans la recherche du réel !

    « La façon simple de se désintoxiquer, c’est de “ne pas en reprendre” et ce, jusqu’à en être libre ». Je suis ô combien en accord et je m’en suis « sorti » aussi en :

    – une grande volonté de cohérence que chaque geste de « ma » vie soit geste « d’éveil »… plus de contradiction.

    – en voyant le mal qui résultait de cette addiction, pour tous.

    – en me concentrant sur les biens-faits de cet arrêt : le bonheur de vivre en paix, de faire autre chose de mon temps, des choses bonnes, heureuses, pour tous.

    Je témoigne : c’est un grand bonheur que de lâcher un gros attachement.

    D’ailleurs, l’éveil est-il autre chose que cela : lâcher nos illusions, à chaque instant, pour rester en vérité avec ce que nous sommes déjà, c’est-à-dire avant de suivre nos « irrépressibles envies » ?

    Soyons sérieux !

    Ce lâcher-prise se fait de plus en plus naturellement au fil de cette voie, mais si il y a des efforts à faire, il faut les faire : la voie englobe effort et non-effort, sinon elle reste duelle.

    Que chaque instant de nos vies soient, dans la plénitude et la complétude d’être.

    Emmanuel

  3. L’honnêteté, toujours l’honnêteté… c’est le sérieux de la voie…

    La voie qui se désillusionne est légère comme la plume

    La joie devient créative

    Sourire

  4. Bonjour Denis,

    Bonjour à tous,

    Nous sommes là, effectivement, au coeur de la « problématique » de l’Éveil.

    Comment lacher les automatismes, les habitudes illusoires, les identifications?

    Comment, ayant déjà compris le jeu, réaliser la Paix en soi? Faut-il une grande compréhension ?

    Ce sont des questions qui peuvent traîner tout au long de la vie. Certains ont déjà quitté leur corps avec le brûlant désir d’un coeur insatisfait.

  5. Oui Denis,

    Tout lâcher, tout donner… jusqu’à  » sa dernière chemise « …

    Que reste-t-il alors ? … La nudité parfaite !

    Tout donner, c’est tout donner !

    Jusqu’à Voir la futilité de notre  » espoir vers…  »

    C’est se  » poser  » si confiant, que la réalité nous saisit et nous soutient…

    Comme une  » montagne intérieure  » nous ne pouvons

    que  » rester là  » ouvert, silencieux, sans but, léger, joyeux !

    Rien de plus, rien de moins,

    juste libre du poids de toutes nos incertitudes…

    Alors Règne l’évidence de l’instant …

    Merci !

  6. Cher Mouloud,

    Esquisses de pistes.

    « Nous sommes là, effectivement, au coeur de la « problématique » de l’Éveil. »

    C’est, à mon sens, la problématique de vivre sans « trahir » notre compréhension.

    « Comment lacher les automatismes, les habitudes illusoires, »

    Observer, en prendre conscience puis vivre en se demandant un instant : « qu’est-ce-que je m’apprête à faire là ? », « qu’est-ce qui est important ? ». « Est-ce que l’éveil et la libération sont en haut sur la liste de mes priorités », comme dis Denis.

     » les identifications? »

    En se demandant : « qui vit cela ? ». Il y a cette pensée mais « qui la pense? ». En observant profondément, constater qu’il n’y a personne de saisissable, de fixe, de séparé, d’autonome, qui en est à la source… juste un jaillissement perpétuel dans l’instant. C’est cela que nous sommes… alors la vie dans l’instant se fait plus naturellement. S’en imprégner profondément, encore et encore, profondément…

    « Comment, ayant déjà compris le jeu, réaliser la Paix en soi? Faut-il une grande compréhension ? »

    Je pense que oui, une grande compréhension qui ne se borne pas à l’intellect mais qui est celle de toutes nos cellules, de tout notre coeur. Si tout notre être comprend qu’il n’y a profondément rien à saisir, rien à lâcher, alors la paix se fait plus naturellement.

    Je pense encore qu’il est bon de ne pas tergiverser : rencontrer et trouver une discipline de vie et s’y tenir, quelle paix ! Basta les doutes ! Certains suivent une tradition qui leur convient, d’autres suivent un « maître » en confiance, d’autres cheminent seuls ou plus librement… L’important est de ne pas suivre son égo … mais la vie telle qu’elle est … et pour cela, expérimenter les conseils d’un être bien avancé sur la voie peut aider, voir être indispensable, à débusquer les tours égotiques.

    Amitié,

    Emmanuel

  7. Bonjour Emmanuel ,

    Qu’est ce qu’était pour toi ses addictions ses attachements explique avec des exemples concret et simple , et comment tu as fais pour plus retomber dedans . Merci

  8. Cher Yves,

    L’objet de l’addiction est personnel. Peu importe : l’addiction c’est qqchose qui se revient quotidiennement en un fort désir qui prend tout le corps et la tête.

    Je touche du bois, l’arrêt fut finalement assez facile, un déclic : mon maître m’a dit, comme Denis : « ne pas en reprendre une miette ». Cette directive est passée. L’arrêt, par ces mots, fut rendu non seulement possible mais « ma » nouvelle réalité. Le reste, je l’ai exprimé dans le précédent message. C’est concret : se concentrer sur le bonheur de l’arrêt, le constater, faire autre chose…

    Bien à toi

    Emmanuel

  9. Héhé comme tu dis « qu’a-t-on à perdre de toutes façons !  »

    Je pense que c’est une piste intéressante, car plus on réalise qu’en « reprendre », c’est faire perdurer une situation qui ne nous plaît pas, alors le courage pour sortir de cela vient (plus) naturellement…

  10. Je dirais, pour un alcoolique, inutile de faire un thèse sur les effet de l’alcool avant de vouloir et de pouvoir arrêter de boire…

    Donc pour nous, pas une plus grande compréhension, mais admettre qu’on a fait le tour de la question, du jeu de l’illusion, qu’il ne nous apportera rien de plus, quoi qu’on y fasse,

    ET que la seul « nouveauté » peut venir de fait d’arrêter de jouer, pas de comprendre mieux le jeu.

    comme le dit si bien Denis « Tant que nous agitons l’eau, elle s’agite… » !! Même si on sait que c’est de l’eau pure, en nature, tant qu’on l’agitera elle aura l’air trouble, même à nos propres yeux. Il n’y aucun exploit à accomplir, aucun « geste d’agitation suprême » qui va calmer tout ca d’un coup (donc aucune compréhension suprême qui va nous amener d’un coup au dela de la compréhension): il faut juste arrêter de l’agiter… ce qui est bien moins attirant pour les drogués de l’agitation que nous sommes.

    Moi je dirais que ceux qui ont quitté le corps avec le coeur insatisfait ont de bonne chance d’avoir voulu, tout au long de cette vie, « le beurre et l’argent du beurre », poursuivre leur histoire tout en réalisant l’éveil au delà de l’histoire, et mixer les deux dans une apothéose flamboyante. Ce que nous voulons tous tant que nous n’admettons pas que notre histoire est morte, pour nous.

  11. Irina je suis toujours plus impressionné par la précision ET l’élégance de ton propos ! Ce commentaire contient plusieurs points magnifiques, des rappels de notre nature aussi clairs qu’une cloche de cristal!

    Tu pourrais je pense le poster directement sur ton site sans aucune modif…

    Merci!

  12. Denis je me rends compte que j’ai fait des réponses aux commentaires des autres (pratique cette fonction ! ), sans te dire à quel point ce billet touche juste à mon avis. C’est au cœur du truc, pas de doute !

    On revient aussi vers « arrêter la distraction » discuté avant l’été, mais là je dirais que c’est plus fondamental. Ca touche au mouvement, à l’envie de s’impliquer comme tu dis.

    Je crois aussi qu’un point clé, que tu as déjà abordé dans tes précédents billets, est quand tu dis « C’est vrai, l’éveil se manifeste de lui-même. Toutefois, il s’agit de le permettre, afin de passer de la connaissance à l’évidence ».

    Comme dit Irina, « Voir la futilité de notre » espoir vers… » », et alors « arrêter d’en reprendre » pour « permettre » que l’éveil se manifeste de lui même.

    Et je dirais continuer d’arrêter, pour continuer à permettre, sans rien d’autre qui soit bien important !!

    Arrêter d’en reprendre c’est dynamique, finalement. ca se « fait » tant que l’envie d’en reprendre perdure, je crois.

  13. Nous avons tous bien l’air concernés, touchés par ce sujet 😉

    Suivant mon expérience je remarque ceci : il y a des moments de rechute qui sont en exacte proportion avec le degré d’intégration et de mise en pratique de la « cure » de désintox …

    Heureusement que l’autojugement , le découragement et la culpabilité sont vus comme substances de la Drogue ! ( Avec un D majuscule car j’honore l’ultime sonnette d’alarme qui tente de nous sortir de la torpeur , boutade 😉 )

    Vivement que ce serpent se morde la queue définitivement !

  14. Merci, Emmanuel. Pas d’autre commentaire pour l’instant. Sinon que toute aide est la bienvenue pour ceux dont le coeur a soif, vraiment soif !

  15. Bonjour a tous
    Je suis heureux d’avoir « trouvé » ce magnifique endroit si inspirant.

    Il se trouve que comme par hasard je suis en plein dedans (le sujet du billet) et je sens que j’ai grand besoin d’un avis extérieur.
    A ce point je vois des addictions dans presque tout ce qu’on fait avec plaisir, même écrire ici ça en fait partie.
    Ça me fait pas peur de comprendre que manger de la crème glacée a même le pot ou regarder mes enfants avec amour peut représenter un danger pour mon évolution, mais tout même, jusqu’à ou il faut aller dans le « déshabillage » ? Est que d’être conscient de ce qu’on fait ne suffit pas ?
    Merci

  16. Bonsoir Dante .

    Dans ce que tu décris , on pressent une forme de jugement , d’évaluation de « ce qu’il convient de faire ou pas  » sur le chemin .

    La bonne attitude ? Impossible à formater , de toutes façons .

    Il peut y avoir addiction à la culpabilité de profiter de moments agréables tels ceux que tu décris 😉

    Se faire plaisir , ou goûter le plaisir n’est pour moi pas un signe d’addiction .

    Tant que l’autodestruction n’est pas de mise . On ne parle pas de substances chimiques dures ici …

    En revanche , observer l’accoutumance au mal être , à la frustration et tout ce genre de joyeuseté ,alors oui , là ,l’intensité et la vigilance sont plus que nécessaire .

    Nous ne sommes pas addict au bonheur ( même si il sonne comme des plaisirs tout simples ). C’est un état naturel .

    Nous sommes dépendant à tout son contraire .

  17. Merci René, j’ai eu ma réponse 🙂

    En ce qui concerne la « forme de jugement » je m’excuse, je n’ai pas l’habitude de m’exprimer. Je fais le voyage en solitaire depuis plus d’un an et il faut croire que ça rend un peu… rudimentaire 🙂

  18. Bonjour à tous,

    Je rebondis,

    « jusqu’à ou il faut aller dans le « déshabillage » ? »

    Je pense qu’il « faut aller », tout simplement, avec la vie, vivre vraiment. René Char écrivait : « aller me suffit ». Pour cela, oui, il est bon de se « déshabiller » jusqu’à « Voir » (dans le sens donné par Denis) que l’égo n’est pas la vie, mais une construction mentale qui nous empêche trop souvent d’être un avec tout ce qui est, tel que c’est.

    Est que d’être conscient de ce qu’on fait ne suffit pas ?

    A mon sens, cela ne suffit pas car « être conscient de » implique une dualité sujet (qui est conscient) et objet (ce qui est perçu). Je pense que l’unité totale avec l’instant, avec tous les êtres, est « ce qui suffit ».

    Emmanuel

  19. Bonjour Denis

    et merci pour la petite note!

    rien à dire elle parle d’elle-même…

    bonne journée à tous!

  20. Je trouve intéressant quand Dante dis « je vois des addictions dans presque tout », et « même écrire ici ça en fait partie »…

    Il y a une forme de « bien-pensance » spirituelle qui voudrait que s’éclater, savourer un bon vin ou aimer ses enfant ou ses copains ne PEUT PAS être mauvais… J’y vois surtout un espèce de bastion de l’illusion, qui veut garder le meilleur, genre « ca on n’y touche pas »! Mais je dirais que si rien n’est « mauvais », rien n’est « bon », et tout peut participer de l’addiction : il est donc fort intéressant je pense de se demander « jusqu’à ou il faut aller dans le « déshabillage » »

    Je crois donc que tu as raison Dante, qu’il y souvent des addictions un peu partout, qu’on est pas plus accros au malheur qu’au bonheur de façon générale, ett qu’il est fort possible qu’écrire ici soit une forme d’addiction pour nombre d’entre nous, une expression de l’addiction à la quête spirituelle (ou sa fin, ou son absence… mais ca revient au même).

    L’addiction est principalement à notre histoire. Si on a intégré « écrire ici », ou « manger de la glace à même le pot » ou « mon amour pour mes enfants » à notre histoire, et qu’on s’en ressert une dose à chaque fois, alors on est bien dans l’addiction.

    Notre état naturel est bien un bonheur comme le dit René, mais un bonheur qui ne fait pas partie de notre histoire, qui ne l’entretient pas, même pas un tout petit petit petit peu.

    J’irais même plus loin, lorsque on repose, lorsqu’on est, totalement nus, dans ce bonheur, nos vêtements posés dans un coin se détricotent… sans qu’on y prenne garde !

    Si on reste suffisamment longtemps nus, je crois qu’on a plus rien à se mettre, et même plus envie de s’habiller.

    Et je vois qu’on retombe sur ce qui se passe quand on « arrête d’en reprendre » pour une drogue : l’effet se dissipe, puis le manque se dissipe, et finalement, on a plus envie d’en reprendre.

  21. Vincent, c’est ton premier commentaire, et il fait 4 courtes lignes! Soit tu est malade, soit il y une « Libération » la dessous ! 😉

    Amitiés et bonne journée à toi !

  22. Je reviens quand même sur l’idée d' »action consciente ». D’après mon expérience (de rien du tout 🙂 ) on peut facilement manger de la glace tout en restant « totalement nu ». On peut même en reprendre a condition que pas la moindre trace de souffrance ne se manifeste quand y’en aurait plus…

    Comme si je laissais la souffrance comme frontière ou signal d’alerte entre addiction ou juste jouissance de ce qui est.

    Vous en pensez quoi ? 🙂

  23. Merci Denis pour ce koan « à présent, sommes-nous libre dans les faits ? », qui renvoit au koan de la vie.

    Et merci de mettre en garde contre les déclics et la possible nécessité d’une ferme détermination, persévérance pour arrêter définitivement une addiction. Il y a parfois de réels déclics qui délestent. Ils nous tombent dessus en un instant. Mais certainement qu’il n’y a pas là de mystère : ils peuvent en partie s’expliquer par la foi (en la personne qui le provoque, en sa propre nature) et peuvent être eux-mêmes le fruit d’une longue persévérance comme les gouttes d’eau qui finissent par trouer la roche.

    Bonne journée,

    Emmanuel

  24. J’aurais tendance à dire qu’on peut en reprendre ou ne pas en reprendre sans condition, on reste totalement « nu » et la souffrance se laisse voir si elle a lieu d’être là… elle nous ramène instantanément à notre vraie nature, un peu comme un signal d’alerte en effet…

  25. (bizzare si on fait 2 réponses on se met « devant » le précédent… donc Désolé Roselyne ! )

    J’en pense qu’avec des conditions, des frontières et un signal d’alerte, on dirait qu’on se construit une « conduite » ou hygiène de vie… Et avec des questions à ce propos aux autres, on dirait qu’il y a une recherche de confirmation de cette « voie », alors je reviendrais à Denis qui dit : « arrêter »…

    Et à Emmanuel qui dit joliment « l’unité totale avec l’instant, avec tous les êtres, est « ce qui suffit » »…

    en ajoutant que cette unité totale, même si elle est impressionnante dite comme ca, est juste être « totalement nu », et qu’on est cela sans discontinuer, naturellement.

    Donc si la glace amène ou laisse cela être vu dans une « pause », un « arrêt » du reste, alors pourquoi pas de la glace… mais honnêtement toutes ces « particularités » et « goûts » de notre personnalité perdent de leur importance :

    Notre « impersonnalité » n’aime pas particulièrement la glace, ou autre chose.

  26. (Je répond ici a Daniel, effectivement on ne peut plus répondre après Roselyne 😉 )

    Donc merci a toi Daniel, c’est exactement ça ! (déclic quand tu nous tient )

  27. Coucou again Daniel

    « devant » « derrière » « désolé », je ne comprends rien à ce que tu me dis Daniel, mais ça me va.

    Mais honnêtement, si tu t’asseois à une terrasse de café pour boire un verre, tu dis au serveur de te servir ce qu’il veut ? et quand tu vas faire tes courses alimentaires par ex., tu fermes les yeux et tu prends au hasard ?

  28. Roselyne mon commentaire sur « devant »/ »derrière » faisait référence à l’endroit ou se poste la réponse dans la liste… mais en fait ensuite il se met au bon endroit, soit dessous le dernier…

    On a déjà eu cette discussion sur les préférences il y a bien longtemps (avant ce blog), ca traitait de « yaourt à la fraise ou au citron », et s’il y a le choix, est ce qu’on prends le yaourt qu’on préfère…

    J’ai honnêtement perdu la mémoire des diverses conclusions.

    Mais je me demande pourquoi cette conversation revient, sinon que se dire que OK on peut continuer à aimer ceci ou cela, exercer des choix etc, (ce qui est vrai of course), ca revient un peu beaucoup,pour moi, à se ménager un coin de notre illusion auquel on se sent pas obligé de toucher, ou même qu’on peut préserver des effet terriblement clarificateurs de questions comme « jusqu’où se déshabiller »…

    Et comme je le disait, mon impersonnalité se fout de ce que je commande au café

    Comme elle s’en fout, oui je pourrais commander mon breuvage préféré, c’est pareil…

    Mais curieusement on se focalise souvent plus sur le « je peux exercer ma préférence » plutôt que sur le « je m’en fout totalement ».

    Pourtant le « je m’en fout » vient avant, et englobe l’autre.

    Sinon, on est juste encore dans l’illusion totale, faite d’acceptation et de rejet, de préférence et d’évitement, non?

  29. Je suis sur que beaucoup d’entre nous ont aussi une coupe de cheveux préférée, des articles cosmétiques, des vêtements, des livres, cinémas, artistes, lieux, couleurs, saisons… etc. La liste peut s’avérer longue 🙂

  30. Oui, je suis bien d’accord, on s’en fout, mais on le fait quand même, parce qu’on est encore incarné, et qu’on joue le jeu de l’existence incarnée.

    Il y a des choix qui se présentent, et ils se font de plus en plus « intuitivement », et donc singulièrement en harmonie avec ce que ‘nous sommes’, plutot que d’être influencés par les conditionnements (les notres ou ceux des autres).

    L’impersonnalité fait que ce n’est plus un ‘besoin’, un attachement qui cause une souffrance par manque…

    Amitiés

  31. Hi hi , ha ha , sujet animé , avec réponses non chronologiques .

    Lecture qui casse la logique cause/effet . C’est fort à propos 😉

    Alors oui , coupe de cheveux , parfum citron ou vanille , glace consommée à même le pot ,préférer les blondes aux brunes ( ça varie chez moi en fait ) : tout ça est pré-programmé ,on le sait , celui qui veut interférer fait partie de cette programmation .

    A un certain degré il n’est même pas intéressant d’interférer , de vouloir changer le déroulement du film . C’est justement ce film qui va permettre au spectateur de se révéler.Ce spectateur c’est nous véritablement .Et c’est *pendant* le film que le spectateur se découvre . Pas avant , ni après le mot « fin ».

    Là notre « histoire » prend un autre sens , mais pas celle qu’on croyait …

    Quand , ne serait ce qu’une fraction de seconde , cela est vu , alors ce Cela seul a donné le premier coup de bec dans la coquille . L’oeuf commence a se fissurer .

    Qui décide ? Je ne sais pas , mais on dirait que décision il y a .( Yoda style ;))

  32. Je mène une vie assez active, entre le travail-travail et travail-papa 🙂

    La façon dont j’ai (pas bien) géré tout ça ma amené directement en enfer…

    Jusqu’à il y a un an quand j’ai mis le doigt dans ce que allait devenir ma mutation 😀

    Maintenant je mène presque la même vie mais avec quelque petits « rajustements ».

    L’enfer n’est plus dans mon cœur, mais il est partout ou je regarde.

    De temps a autre il essaye de me rattraper mais je le vois et je m’offre une pause. Quelque minutes de contemplation/méditation et la lumière repusse l’obscurité.

    Le reste du temps je ‘laisse faire’ le gros pantin grisonnant que je vois quand je regarde dans un miroir sans JAMAIS oublier qui je suis.

    C’est comme ça que j’arrive a aimer des choses sans importance ou pas…

    Pourquoi je ‘laisse faire’ ? Parce que ce que je veux c’est la paix et pas plus. Pour l’instant !

    Quand la coquille finira de se fissurer, si ce qui en sort devra s’envoler, qu’il en soit ainsi. Mais aussi bien, peut-être ma destiné sera de ramper ou de nager, puisque il ne suffit pas de sortir d’un œuf…

    PS: en me relisant JE vois bcp de JE partout, VOUS me pardonnerez 🙂

  33. … Un rien qui n’est pas rien.

    « Le sage ne fait rien, pourtant rien ne reste inaccompli » Tao-Te-King

    Qu’est-ce alors « ne rien faire » ?

    La fleur ne fait-elle rien ? Elle est la fleur, elle exhale au printemps.

    je pense ne rien faire signifie ne pas avoir d’intention, de but (et donc pas le but de ne rien faire, de se conformer à l’idée de la non-action) : juste être dans l’instant, le réel, le vivant… Quelle énergie alors ! Vivre comme la fleur, juste faire complètement, naturellement ce qu’on à faire. Travailler quand c’est l’heure, s’occuper de ses enfants quand c’est l’heure…

    Emmanuel

  34. « PS: en me relisant JE vois bcp de JE partout, VOUS me pardonnerez  »

    Il est beaucoup plus intéressant et *honnête* de partager sa propre expérience (interprétation) que de citer « pour faire genre » les assertions des Grands Maîtres.

    JE le sais , J’AI la tentation d’y succomber .

    Donc , merci à toi , Dante 😉

  35. Qui peut affirmer avec assurance qu’un fleur est heureuse ou pas ?

    On suppose qu’une fleur n’a pas d’êtas d’âme mais il fut un temps ou on supposait que la Terre était plate 🙂

    De faire ‘naturellement ce qu’on à a faire quand c’est l’heure’ des millions de gens le font et pourtant… Et pourtant leur cœur saigne…

    Pour moi la clé est dans le ‘naturellement’. Savoir le reconnaitre et accepter qu’il en faut pas plus. Que c’est assez.

    (C’est bizarre, je ne me suis jamais exprimé en <> sur ce sujet et maintenant je ne peux plus m’arrêter 🙂 )

  36. Quand on donne un exemple c’est pour quoi faire ?

    Pour mieux comprendre. Pour suivre cet exemple.

    Comprendre quoi ?

    Ce qu’on veut savoir.

    Qu’est que je veux savoir ?

    Comment vivre sans souffrir.

    « une fleur est » ne m’aide pas beaucoup parce que on en sait rien sur la fleur mis a part qu’elle est belle et qu’elle sent bon.

    J’ai connu pas mal de personnes belles et qui sent bon mais qui ne sont en rien un exemple.

    Par contre le fait que la fleur ‘ne fait rien’ c’est très intéressant.

    Elle fait ce qu’elle a à faire naturellement.

    C’est ça que je veux.

    Faire ce que j’ai a faire naturellement.

    Tout un univers a découvrir 🙂

  37. La fleur est.

    « belle et qu’elle sent bon », c’est ce que « nous » rajoutons…

    C’est en voyant, simplement, « ce qui est » que nous nous aidons nous-mêmes…

  38. Pas très clair, voire pas clair du tout…
    En lisant le livre de Denis Marie il me semblait que son doigt pointé vers quelque chose d au delà du faire … Un état libre de concept et d’idéaux … Et qu en laissant voir ce qui « est », ce qui « est » apparaissait inévitablement peu importe le temps que cela mettait…
    Hors là en lisant le texte original ci-dessus , et les commentaires je trouve cela très confus comme si il y avait une notion de bien de et surtout de « mal «.Mal si finalement je succombe au fait de manger du chocolat si j ai envie de chocolat Je me souviens de Tollé qui disait en substance ceci : ne cherchait pas à vous débarrasser du matériel cela est impossible (pensées incluses ) le matériel disparaitra avec l’éveil.
    Il me semblait que justement l’idée de Denis Marie était celle d’une totale ouverture un regard tourné vers soi et vers l’extérieur sans jugements acceptant nos désirs ( il y a d ailleurs un passage dans le livre sur la frustration et les désirs ) . Acceptant nos désirs pour moi ne signifie pas sombrer dans les désirs est en être une victime mais simplement reconnaître que si tel ou tel désir apparait, si ils peuvent être comblés et bien qu il le soit et inversement si ils ne peuvent être comblés. Ceci sans heurts et dans la douceur.
    Citation : « Si nous continuons de “consommer” l’illusion, “d’en faire”, nous ne parviendrons pas à reconnaitre, à réaliser l’autolibération, la Vérité spontanée. Tant que nous agitons l’eau, elle s’agite… sa nature absolue ne nous apparaît pas. Notre effort dans ce cas ne porte pas sur l’éveil, mais sur l’irrépressible envie de s’impliquer dans l’illusion. »
    « Si vous vous arrêtez la première fois, vous n’aurez pas besoin d’une seconde fois. Si vous le faites la seconde, vous n’aurez pas besoin de la troisième… »
    Qu est ce à dire ? est t il possible de préciser ce que vous entendez par en faire ? consommer l illusion ? arrêter quoi ? on dirait presque qu’il faudrait être comme un meuble en lisant ceci. Et au-delà comme si il y avait quelque chose à forcer. En d autres termes ce texte semble indiquer « une méthode « sans la donner et pour ma part il est en partit contradictoire avec ce que j ai lu ici ( dans d autres articles ) et dans le livre de l éveil ordinaire.
    Merci pour votre attention.

  39. Je suis d’accord avec toi.

    Mais pour ‘voir’ il ne suffit pas de regarder.

    Tant qu’a l’intérieur de ‘moi’ c’est pas propre je ne ‘verrai’ jamais plus loin…

    Je sais pas comment le dire, c’est comme si on essayait d’apprendre a nager en se jetant dans l’océan.

  40. Dante

    L’0céan a-t-il besoin d’apprendre à nager ?

    Que pourrait-il y avoir de ‘pas propre’ à l’intérieur qui ne serait qu’un ajout, qu’une histoire qu’on se raconte ?

  41. <>

    Eh bien quand j’aurais fait le tour de cette question je pense que je pourrais passer a la fleur et a l’Océan 🙂

  42. « arrêter quoi » ?

    arrêter de penser, de prendre les pensées (et surtout la pensée d’un « je » autonome, séparé) pour la réalité, de fonctionner sur le mode duel : ça je saisis, ça je rejette. Etre libre de pensées. Ce n’est pas être comme un meuble à moins de reconnaître la vie de celui-ci ! Le meuble, du bois, dans l’univers… Pas séparé de « moi ». Pour voir la clarté de la profondeur du lac, il ne faut pas l’agiter. Pour être ce que l’on est déjà, l’esprit doit d’abord être calme.

    Dante, je ne connais pas grand monde qui se contente de faire ce qu’il a à faire. Juste travailler quand c’est l’heure, c’est la réalisation. Sans penser alors aux profits, sans douter, sans choix, sans peur, sans jugements, sans préférences… Toute son attention et son énergie dans l’action à accomplir. C’est l’action unifiée. Voir la fleur de toute son attention, cela ne prend pas longtemps, c’est juste ici et maintenant si de tout son être on est avec la fleur. Pas de séparation. On peut la connaître. Il n’y a dans cette plénitude de l’ instant aucune intention, aucun ailleurs, aucune recherche.

    Ce matin, une fine plaque de glace au centre du lac.

    Ce soir, elle a fondu.

    Emmanuel

  43. Pour moi l' »illusion » c’est s’identifier avec son histoire, son corps, sa fonction ou n’importe quel autre rôle que les êtres humains jouent tout le long de leur vies.

    « Consommer l’illusion » c’est de prendre partie a ce jeu (haïr, espérer, donner tord ou raison… etc)

    « En faire » c’est réagir. Avec des addictions parfois. Avec des mots et des sentiments d’autre fois.

    Réagir est une forme de résistance qui implique une forme de souffrance.

    « Arrêter » c’est arrêter de résister, arrêter de réagir, arrêter les addictions.

    Je précise que tout ce ci ce ne que mon interprétation.

  44. Emmanuel,

    Je te crois et c’est très beau ce que tu dis. Mais je suis encore a me demander un million de questions…

    Pour moi ton « niveau » c’est un stade très supérieur.

    Moi je parle de la place de ce lui la qui vient juste de comprendre. Mentalement je veux dire.

    Tu peux facilement t’imaginer combien de chemin me reste a parcourir. Ne plus suivre justement ce mental dans un premier temps 🙂

  45. Cher Dante,

    « Tu peux facilement t’imaginer combien de chemin me reste a parcourir.  »

    Le chemin lui-même est la réalité si on chemine sans se fixer sur quoi que ce soit.

    « Ne plus suivre justement ce mental dans un premier temps  »

    Je pense qu’il n’y a pas vraiment de deuxième temps dans le sens qu’il importe de ne pas penser que l’éveil, c’est pour plus tard… Le temps n’attend pas. Là, immédiatement, laisser passer la pensée qui se forment et être cet instant que l’on est. Renouveler cette attention à chaque instant. On peut mourir demain.

    J’essaye juste de faire de mon mieux à partir de ce que je sens être réellement,

    Emmanuel

  46. bonjour à tous, ça fait plaisir tous ces mots! y a de l’animation dans l’air!!

    je voudrais juste revenir sur cette notion « d’être là à faire ce qu’on a à faire et sans plus ».

    Je sais que c’est encore une tentative de compréhension , mais c’est pas grave : je vois cet état comme un état d’inconscience. On pense pas à soi. On fait ce qu’on a à faire s’en penser à rien d’autre. J’expérimente cela et je vois que c’est possible. Et le plus dur, comme dit Denis, c’est de ne pas en reprendre car l’égo ou le mental bref cette voix dans la tête nous rappel tous nos désir, nous dis que nous passerons à côté de quelque chose si on fait pas si ou ça. Voilà où je situe le décrochage : laisser parler et ne pas alimenter ce discours en lui répondant… Et c’est vrai que dans cet état on trouve une sorte de paix MAIS pas la complétude….donc on a facilement tendance à en reprendre…par ce que c’est vide et on a l’impression de ne pas être vivant.

    voilà j’avais juste envie dire ça .

    Merci à vous tous d’être là

    Nordine

  47. Bonjour Bruno,

    Pour ce qui est de la clarté du propos, je voudrais juste suggérer qu’il faut pas mélanger nos commentaires ici, et ce qu’écrit Denis. Je crois par exemple que les notions de bien/mal discutés dans les commentaires, ne sont pas franchement abordées dans le billet de Denis.

    Pour ce qui est du livre : J’étais en discussion avec Denis avant que son livre naisse, puis pendant son écriture, et jusqu’à maintenant, et ce que j’en vois est que dans le livre (et à ce moment là) il était beaucoup question de voir, voir ce qui est, et le laisser apparaître. Effectivement pour peu qu’on essaye de comprendre ce « voir », ca apparaît. Et c’est déjà quand même un éveil, ce qui vaut bien un petit livre 😉

    Maintenant, ce qui est discuté par exemple dans les 2 dernier billets de Denis ici, c’est plutôt « une fois que vous avez vu, et revu, ce qui est, ce que vous êtes, qu’est ce qui fait que vous avez encore besoin de voir et revoir, et que faire pour qu’un jour ce qui est, ce qui a été vu, devienne l’intégralité de votre réalité »?

    C’est donc la distinction mise en mot sous la forme : s’éveiller (voir ce qu’on est en réalité) et se libérer (basculer entièrement dans cette réalité)

    Et ce qui ressort c’est une fois « vu » ce qui est, ce qui pourrait aider serait d’en rester là un peu, faire une pause, ne pas repartir pour un tour dans l’illusion, même en se disant qu’on va essayer « d’éveiller l’illusion » en étant conscient de ce qu’on fait ou en faisant simplement ce qui est nécessaire et en restant dans l’instant.

    Goûter le bonheur céleste, pour reprendre l’expression de Denis dans sa note II, ne peut se faire je pense que de facon simple, sans le mélanger à rien de terrestre, au moins pendant un moment. Alors son goût unique « s’imprime », et se distingue de tout ce qu’on a gouté avant. Et tous les autres goût s’affadissent et perdent de leur attrait. On a basculé dans une autre réalité, et c’est elle qui domine à présent.

    Se libérer de tout le terrestre, totalement, c’est forcément un peu partir au ciel…!

    Voilà en espérant que ca puisse clarifier un peu… et n’hésite pas à le dire sinon 🙂

  48. Hmme Dante, Emmanuel, je voudrais juste souligner que si tout les « êtres réalisés » s’étaient contentés de « travailler quand c’est l’heure »… on en aurait pas beaucoup entendu parler!

    Il y a pour moi un certain « appel du ciel », qu’on entend quand on y bascule, même pas longtemps. Il ne parle pas de faire son taf sur terre, ni de vivre libre dans l’instant, même si ca y participe.

    Il parle de communiquer, d’une manière ou d’une autre, cet amour immense dont nous sommes fait, qui jaillit de nous et de chacun, et qui est ce que tous ces « coeurs qui saignent » cherchent partout…

  49. Oui là j’irais avec Emmanuel

    Mental et chemin vont dans un sens, soit, qu’ils cheminent ensemble

    Toi tu n’as rien a voir avec cela.

    Le chemin n’arrivera jamais à un endroit marqué « fin du chemin », et le mental ne deviendra jamais du « non-mental »

    Tout ca est déjà fait. Tout ce que tu seras jamais est déjà là, maintenant, et tu ne deviendras, en réalité, jamais rien d’autre…

    Alors mieux vaut regarder ce que tu as entre les mains, ce que tu est maintenant, car tout est présent en toi, et disponible. Sans cheminement ni transformation.

  50. Oui Nordine, je te suis tout a fait sur « le décrochage : laisser parler et ne pas alimenter ce discours en lui répondant… » Je trouve que c’est un bon exemple de « ne pas en reprendre »

    Par contre je voulais te dire, en réponse à « dans cet état on trouve une sorte de paix MAIS pas la complétude »… SI, SI SI… c’est la bonne « voie », et la complétude est là-dedans !!! Il faut juste y rester ENCORE UN PEU.. un tout petit peu !! La paix monte comme un léger parfum, assez anodin, ca a l’air vide tout ca, leger mais bon un peu vide… et puis ca se déploie, ca prend la place, toute la place, et là le mot « complétude » n’est plus qu’un pauvre mot humain…

    Donc, laisser cela sans y toucher, un tout petit peu, ne pas zapper.

  51. Merci Denis pour cette note au goût du Ciel.

    Il m’apparait que plus nous plongeons en notre Coeur et goûtons en effet à la saveur Céleste, moins les objets ont d’importance et cela de manière tout à fait naturelle, sans effort ou ‘vouloir’ s’en passer. Nous parlons tant des objets physiques que des objets psychiques car ces premiers pourraient être subtilement remplacé par les deuxièmes, comme une ou des occupations qui pourraient devenir « interessante », « stimulante » ou « spirituelle », comme un désir de toujours « en reprendre », et qui nous tiendraient encore hors de la profonde tranquillité,

    et reporterait encore et encore la véritable Félicité de notre Nature..

  52. Jolie façon de le dire .

    Pour ma part , il m’a fallu passer par une overdose de consommation de ces objets et leur hypnotisantes sensations , pour entreprendre la cure de désintox .

    En fait je crois bien que nos partages d’anciens AMO ( Addicts au Monde Objectif ) m’est d’une aide non négligeable 😉

    Merci à tous .

  53. Merci Denis, merci à tous,

    Sentir que le bonheur est partout et nulle part, en la moindre miette de l’existence.

    Là, que manque-t-il ? Quel besoin ?

    Trois jours dans la montagne : juste être, manger, dormir. Des milliers de sapins enneigés tout autour.

    Bonne journée,

    Emmanuel

  54. Cher Denis,

    Ces mots sont pour moi des « Marches Céleste « …
    Ils ne « travaillent  » plus dans mon cœur, mais élève celui-ci jusqu’au Ciel !…
    Gratitude!
    De tout cœur avec tous.

  55. Cela m’évoque les paroles de Daniel Morin

    Tout est le cercle

    Qui aurait « Rien »

    Comme rayon.

    Etre Un avec ce qui Est

    Ne relève pas du faire

    Puisque déjà là.

    « Lâcher-prise »

    ce n’est pas lâcher le tenu

    Mais lâcher le tenant.

    Merci Denis

  56. Je pense ne pas vouloir « le beurre et l’argent du beurre » mais tout simplement vivre en paix dans mon cœur. Et ça sans avoir a partir m’isoler dans la montagne mais bien au milieu du tumulte de la vie.

    Pas parce que j’aime le tumulte de la vie, au contraire, mais c’est la que ceux qui m’aiment et qui on besoin de ma présence sont.

    Si notre vraie nature est bonne, aimante et remplie de compassion je ne sais pas commencer par abandonner ma famille pour la retrouver (ma nature).

    Je sais que dans l’absolut personne n’a besoin de personne mais j’ai du mal a lâcher prise sur ce point. Mes enfants je les aime pas par addiction mais pour ce qu’ils sont. Des êtres purs et frais qui respirent la joie de vivre.

    C’est pour ça que je parle des « étapes » et « chemin », je me sent comme si j’étais dans une étape au bord du chemin en attendant le lever du jour pour reprendre la marche…

    Je ne sais pas si c’est possible d’avoir la paix tout en gardant un pied dans l’illusion. C’est ce que j’essaye de découvrir 🙂

  57. « Je ne sais pas si c’est possible d’avoir la paix tout en gardant un pied dans l’illusion. »

    Très humblement , cher Dante , nous voici en pleine dualité et …C’est « normal » !

    J’irais même jusqu’à avancer que l’une ne vas pas sans l’autre .

    Dans ce cas , vouloir la paix est simplement refuser la peine .

    On en sort pas .

    Soyons sympa avec nous même et admettons que l’illusion est le tremplin qui peut nous permettre de pointer vers ce qui est au delà de la paire d’opposés Bonheur/Malheur .

    Il y a une piste là , non ?

  58. Dante, ton histoire avec tes enfants me touche car j’ai un peu la même avec les miens.

    Mais d’abord, je suis absolument certain qu’aucun abandon physique (vraiment partir, quoi) n’est nécessaire ou même bénéfique pour « retrouver » sa nature. Quand on rebascule dedans, sans rapport avec ce qui se passe dans l’instant précédent, cette vérité éclate toujours plus fort : c’est déjà là, nous sommes déjà « ca », et cela ne dépends de rien.

    Ceci clarifié, je vois en moi que quand je bascule un peu fort dans le ciel, le lien qui m’unit à mes enfants ou ma famille semble changer, s’affaiblir, car ce lien est entre ma famille et ma personnalité, et là je bascule dans l’impersonnel, cet être sans temps et sans nom qui porte Daniel comme un costume…

    Il peut y avoir une belle peur qui s’associe à ca.

    Mais je connais aussi, pour l’avoir vécu plusieurs fois, cet amour universel incroyablement rayonnant, qui sort de nous quand on a complètement basculé dans « notre nature ». Rentrant chez moi à pas d’heure alors que tous dormaient, baignant la dedans, les yeux et la peau rayonnant cet amour inhumain dans toute les directions, comme une lumière incroyable et douce dans le noir, je me suis plusieurs fois rendu compte qu’alors je pouvais aimer mes enfants, ma famille, tous mes proches, etc. d’un amour comme il en connaissaient rarement. Un amour de dieu qui voit des dieux en eux.

    Un amour plus vaste et plus ancien que ma propre vie, et que la leur…!

    En basculant dans le ciel, on voit que tout le monde y est. En aimant de cet amour nos proches sur la terre, on commence à leur transmettre l’ouverture vers le ciel, vers leur ciel, qui est plus grand que leur vie.

    On leur rend alors, je crois, le service le plus important de leur vie. On les aime aussi d’une façon plus profonde et plus « aidante » que tout ce qu’on peut faire sur terre, avec nos personnalités…

    Mais il faut voir cela, et accepter ou admettre que cette illusion est limitée, y compris dans nos amours le plus purs ici, et qu’en sortir est bon à tous niveaux, et pour tous, y compris nos chers enfants…

  59. Lorsque nous voyons l’autre avec les ‘yeux du Coeur’ et non comme ‘objet’, ce qui ne peut qu’être le cas avec nos enfants, il n’y a pas d’abandon

    L’Amour ne sépare pas, il unit

    Il est la totalité…

  60. René, Daniel

    Merci pour vos réponses, ça me touche vraiment 🙂

    Voici comme je vois les choses.

    Y’a pas de peine est y’a pas de bonheur, c’est juste ce qui EST.

    Par contre y’a amour. Un amour qui me dit que ici c’est la place ou « je » dois passer mon « temps ».

    En tenant compte QUE de ça tout va bien.

    MAIS (foutu mais), passer mon temps « ici » implique aller au travail en conduisant « ma » voiture, participer aux taches ménagères , choisir le programme du we, rencontrer la maîtresse (d’école hein), communiquer avec des gens, etc etc etc.

    Et ça je sais faire uniquement en utilisant le « costume » comme disait Denis et Daniel…

    La différence avec « avant » est que je ne participe plus a la comédie humaine, je ne fais que me déplacer a travers 🙂

    Pendant ce temps j’arrête mes addictions une a une, des vieilles grosses et bien collantes qui ont plus de 20 ans, pour commencer…

    Aucun bonheur, aucune attente, aucune peur. Juste l’amour et la recherche du maintien de la paix intérieure.

  61. Pas toujours facile de transmettre l’amour simple mais véritable avec les enfants.

    J’ai une petite anecdote la dessus:

    Le jour ou j’ai compris que les paroles ne sont que du bla-bla pour eux c’est quand ma fille de 8 ans m’a dit:

    « Papa tu nous fais peur avec tes trucs » 😀

    Comme quoi la transmission se fait plus par d’autre voies que je connais pas assez pour pouvoir les décrire.

  62. Dante, il semble que nous étions en train d’écrire un peu la même chose au même moment 😉

    L’Amour n’est pas à être transmis, il se transmet de lui-même par la simple présence du Coeur, tu ne crois pas ?

  63. Voila, ça c’est bien dit 🙂

    L’amour se transmet par la présence du Cœur.

    Merci Roselyne

  64. Un sage disait nous sommes des personnages rêvés, l’idée que l’on a de ce corps esprit n’est que création mental, toutes souffrances apparaissent à l’idée d’être une personne. Est ce que nous pouvons arrêter de rêver, je ne le crois pas , nous pouvons que le constater.La seule chose que l’on peur faire c’est de ne plus y croire , et nous pourrons nous abreuver a cette source d’amour.Merci Denis

  65. Savourons ce que nous propose ce coeur et reconnaissons le dans chaque situations , dans chaque rencontres.

  66. Cher Denis, bonsoir, j’ai déjà parlé des reves de nuit où tout semble très réel, et où tout apparait que dans une seule conscience. Quand je reve et que soudain je sais que je suis dans un reve, je deviens attentive à tout ce qui m’entoure , je ressens mon corps, j’ai des pensées, des émotions, des peurs et des rires, je parle à des gens qui me répondent , et qui me regardent…il y a le temps , l’espace…et au réveil, plus rien de rien ! Une seconde auparavant il me semblait etre en conférence auprès d’un maitre qui me parlait, qui répondait à mes questions, qui me souriait, les tapis au sol étaient magnifiques, et plein de gens différents m’ entouraient , me regardaient, me parlaient, venant tous de villes différentes, et je pouvais nettement voir tous les détails de leur tenue vestimentaires! Alors quand je me réveille le matin, je me dis que ce monde est de meme nature qu’un reve, et en lisant tous les commentaires de ce point de vue , tout est saisi clairement, car tout et ce corps aussi n’est qu’apparence en une Conscience unique impalpable par aucune image du reve irréel ! Le mental lui ne veut pas y croire, il me dit  » Regarde bien tes enfants, regarde ta maman, regarde ton mari, tu dois travailler, tu dois réfléchir, tu dois gérer la scolarité des garçons sinon que vont t’ils devenir ? Eux aussi devront gagner leur vie, alors hop aux devoirs! à ceci, à cela…..c’est le mental qui ne veut pas lacher l’irrealite du monde, et Denis m’a déjà dit  » Le Mental on s’en fou de ce qu’il pense!! » et aussi « Puisqu’il n’y a qu’une Conscience, où est le problème , avec UN partout, pas de problème !!!Mais malgré ma compréhension, je me laisse encore happer dans les histoires, et parfois je m’en veux encore, bien qu’au fond je sais que tout cela est sans importance…..

  67. Tout ceci n’arrive pas vraiment Danielle.

    C’est comme une vidéo que l’on repasse, que l’on rejoue.

    Nous sommes fascinés par l’écran du mental, mais dans la réalité,

    nous sommes dans notre corps et ce corps est simplement ici.

    Là, tout de suite, si tu fais une pause, si tu t’arrêtes…

    Tu es là ! Entièrement ici ! Avec tout ce qui Est…

    Bien sûr, tu l’as vu bien des fois. Bien sûr, tu vas relancer le film…

    Mais, à tout moment, tu peux appuyer sur « pause », et contacter « ici », « ce qui Est ».

    Cela est la base depuis laquelle nous rêvons.

    S’il y a du rêve, il y a obligatoirement cette base, cette Présence.

    Si tu vois les doigts de ta main, tu peux voir l’intervalle, l’espace qui les dessine.

    L’espace de la Présence est partout dans ce monde.

    Il enveloppe et pénètre tout, sans exception.

    Il y en a entre chaque chose, entre chaque pensée, entre chaque mot…

    Peux-tu le voir, ici, sur cette ligne de mots que tu es en train de lire ?

    Ces mots, tu ne les lis pas sur ton ordinateur, mais ils se lisent dans ton esprit.

    C’est dans cet espace qu’ils résonnent, qu’ils prennent sens.

    Tout arrive dans l’espace de l’esprit.

    Et, lorsque tu es « happée », c’est aussi dans cet espace que cela se produit.

    Alors, peut-être que tu n’es pas vraiment happée !?

    Si tu l’es, demande-toi où, en quoi tu l’es.

    Bonne journée Danielle

  68. Dans mon film je me laisse souvent happé à cause de la souffrance comme élément déclencheur.

    Rêve ou pas rêve, quand la douleur s’emmêle je m’oublie et les « pauses » sont stériles.

    Peut importe si c’est une souffrance morale ou physique, ou si c’est ma douleur ou la douleur d’un proche… je ne sais pas prendre du recul.

    La réaction a la douleur est une addiction difficile a « soigner » parce que ça se déclenche pas volontairement. Ça nous prend « par surprise ».

    On peut décider de ne plus en reprendre de la souffrance ?

  69. Au coeur d’une crise , effectivement il est assez difficile de faire un pas de coté .

    Pour ma part , j’ ai appris des petits « trucs » qui finissent par aider .

    Déjà bien voir le mécanisme de non acceptation de la souffrance .

    Acceptation non pas dans le sens de résignation , mais d’accueil.

    « A qui apparaît cette souffrance ? ». Qui est ce « Je » qui souffre ?

    Et bien , avec un peu de pratique , ( c’est bête hein ?), cela opère .

    Et plus important encore , quand on laisse cette question s’interroger elle même au quotidien , au cours de n’importe quelle circonstance , aussi banale soit elle , quand une vraie difficulté se présente , imprévue , le process se met en place …

    Réellement , ça aide 😉

  70. Merci docteur 🙂

    C’est drôle, c’est exactement ce que j’essayais de faire mais sans trop de conviction. Maintenant l’hésitation est partie.

    Il faut tenir bon, jamais abandonner.

  71. Zut ! J’espère que je ne pèche pas par prétention .

    Il est souvent dit ici et ailleurs que la soif ardente , le désir brûlant d’en découdre est d’une importance capitale .

    Cette mystérieuse énergie fait son chemin.

    Au fond, autant s’y abandonner complètement .

    Quand bien même le doute m’envahit,trop tard ! la petite flamme ne s’éteint plus et lentement mais sûrement crame tout sur son passage !

    Aimons là !

  72. Attention ne cramez pas tout !

    Pensez a ceux qui arrivent derrière marchant dans les cendres et qui ont faim et soif 🙂

  73. Tu rigoles ! Au contraire , le terrain sera dégagé , royal !

    C’est ce que le Christ était sensé avoir fait en finissant sur la Croix .

    Bon , c’est pas si simple on dirait 😉

  74. Bonjour à vous,
    Depuis peut, un doux et subtil parfum d’allegresse se saisit de « moi ». Toutefois une question subsiste pour le néophyte que « je suis ».
    Au travers de toutes mes lectures et conférences, et si j’ai bien tout compris ( même si ce n’est qu’intellectuel, l’éveil, c’est la disparition de l’illusion à l’identification de cette pensée, parole ou action qui surgit dans ce corps/mental ( ou autrement dit , ce que je pense être moi).
    En partant de ce postulat cela présuppose qu’il n’y aurait aucun libre arbitre et que par conséquent « nous » serions en plein délire de croire que l’on peut comprendre ou appliquer par et pour « soi-même » la moindre prescription donnée par qui que ce soit ?
    Comment l’illusion d’un moi peut-elle avoir le moindre acte volitif ?
    Peut-on m’éclairer à ce sujet ?
    Chaleureusement
    Jean-louis

  75. L’illusion d’un moi est aussi Cela…forme est fond, simplement une invitation à plonger (ou le terme que tu veux) le problème n’existe que pour le mental….il pose question? mais pour lui !

    La question vu, retourne à la source…elle meurt en elle ! que reste-il ?…………..

  76. L’illusion n’est pas un hologramme, il s’agit bien des personnes en chair et en os qui « font » les choses 🙂

    Pour moi l’illusion est comme si on faisait ses choses mais en étant absents. Tout comme quand on conduit notre voiture et tout a coup arriver a destination sans se souvenir du trajet.

    Vivre dans l’illusion est entre autres être en permanence a l’écoute des histoires que le mental raconte, et les croire. Être en permanence en attente de quelque chose qui devrait arriver dans le futur, ou en train d’analyser quelque chose qui se produit dans le passé. Et ça c’est juste une partie.

    Le « doux parfum d’allégresse » dont tu parles, il faut le suivre. Je n’ai pas les « compétences » de t’en dire plus mais surement que d’autre plus éclairés que moi ne vont pas tarder…

    Bienvenue 🙂

  77. Bonjour Jean-Louis,

    … « un doux et subtil parfum d’allégresse se « saisit de moi »…

    Ah oui !…

    Le coeur ce met à vibrer… c’est cela un point d’appui,

    Goûte et réjoui toi… tranquillement …

    Toutes les questions reste sans réponse, elles ne fond que tourner « autour du pot »…

    Elles font partie de nos « habitudes illusoires »…

    pourtant, elles ne cherchent aussi qu’a invité le coeur à s’ouvrir…

    Comme dit Vincent  » … simplement une invitation à plonger… »

    Ce texte de Denis est merveilleusement clair,

    écoute-le avec … ce doux et subtil parfum d’allégresse…

    De tout coeur,

    bonne journée pour tous

  78. Cher Jean-Louis et tous et toutes,

    Propositions d’élements de pistes :

    « Au travers de toutes mes lectures et conférences, et si j’ai bien tout compris ( même si ce n’est qu’intellectuel, l’éveil, c’est la disparition de l’illusion à l’identification de cette pensée, parole ou action qui surgit dans ce corps/mental ( ou autrement dit , ce que je pense être moi). »

    Impossible de ne comprendre qu’avec l’intellect. Tout notre être doit se fondre dans la vérité. La disparition ne se fait pas d’un coup, sauf de rares êtres. Ce corps est une illusion si on le pense séparé, autonome. Il est bien réel si on le voit, le vit comme l’univers, le cosmos, l’unicité. Ce mental est une illusion si il fonctionne en construisant une réalité par des pensées. Il est la réalité quand il laisse les pensées apparaître et disparaître. Va très profondément à la source de cette pensée « je », d’où vient-elle ? C’est totalement insaisissable (à moins de se créer une nouvelle illusion, représentation), juste un seul fonctionnement du vivant d’instant en instant dans une dynamique d’interactions incessante et infinie. Il y a quelques années, des physiciens ont cherché l’origine des forces (de la vie) qui animaient les particules. Réponse (théorie du bootstrap) : les forces entre particules viennent d’échanges de particules. C’est une origine d’interdépendances.

    Le corps/mental illusoire ne veut pas dire qu’il est inexistant. L’erreur porte sur : comment on existe ? en pensant exister en soi alors qu’on n’existe qu’en relation : que serais-tu sans la nourriture, l’air, le Soleil, l’ordre cosmique, l’amour…? Tu existes réellement si tu vis telle que la vie est…

    « En partant de ce postulat cela présuppose qu’il n’y aurait aucun libre arbitre et que par conséquent « nous » serions en plein délire de croire que l’on peut comprendre ou appliquer par et pour « soi-même » la moindre prescription donnée par qui que ce soit ?

    Comment l’illusion d’un moi peut-elle avoir le moindre acte volitif ? »

    … donc tu reçois une « prescription » (comme l’air que tu inspires), elle entre en toi, interagit, et tu la vis, l’éprouve (comme tu l’expires). Ne crois pas qu’elle est donnée par un égo, elle est l’expression des sages incarnant la vérité. Ne crois pas qu’elle est reçu par un égo, justement parce qu’en la recevant, l’accueillant, tu montres que tu es en relation avec cette vérité, non-séparé… ça joue, c’est le jeu de la vie. Bref, pour qu’il n’y est pas d’illusions, reçois les prescriptions comme une inspiration, laisse faire en toi les divines paroles, sans juger, sans même essayer de comprendre, sans intervenir et ton expiration épousera le chemin de Bouddha, Jésus, Ramana, Denis…

    Sincèrement

    Emmanuel

  79. Pour répondre à Jean Louis,

    Peut-être que le libre arbitre est un mythe… tout comme tant de croyances du monde ?

    Peut-être qu’il n’y a que « liberté »… être… ?

  80. Bonjour Dante,

    ton exemple, du trajet oublié, une fois arrivé à destination, est justement l’exercice d’une autre réalité plus ouverte où des capacités non ordinaires sont mises en oeuvre : cela m’est arrivé tres souvent, et dans ces cas là, j’ai depuis une serenite absolue, ilne m’est jamais rien arrivé de facheux !!! Realite ou illusion,, dans les 2 cas nous existons en entier , moi, surmoi, ça, mental, ego, etc….il n’y a juste une partie du volitif qui disparait : « être » remplace « vouloir être »

  81. Justement, l’acte volitif du moi est : rester illusionné 🙂

    Et le libre arbitre se manifeste quand l’on n’est plus dans cette volonté

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