Nourritures célestes

Parce que nous ne vivons pas suffisamment la Présence, le vivant, nous sommes en asphyxie. C’est comme si nous ne recevions pas assez d’air dans nos poumons. Il nous manque cet apport, cette nourriture, ce renouveau, pour la santé du corps et de l’esprit, pour notre équilibre. Du fait de ce manque, nous tentons de compenser. Appauvris, nous hallucinons. Nous sommes entrainés dans les conceptions mentales, qui nous laissent exempts de réponses appropriées et insatisfaits.

Afin d’éviter l’emprise de la pensée discursive, de l’esprit tourné sur lui-même, il est crucial de reprendre “contact” avec l’Ouverture et la vue objective. Se brancher corps et esprit, se mettre dans l’écoute, s’orienter, nous redonne le lien, nous synchronise avec la Vie. Portés par l’actualisation et l’élan du cœur, nous recevons l’énergie pétillante du vivant. Nous sommes éclairés et guidés dans l’éclat de la Présence.

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Note : Ne vous réduisez pas à votre “fonction cérébrale”, élargissez votre regard… Oubliant les tergiversations mentales, les délais du temps virtuel, immergez-vous pleinement dans l’instant… Laissez-vous embrasser par la Vie. Laissez-vous envelopper par l’Espace infini.

Quelle est la Vie qui donne vie ?

Elle est dans le souffle qui nous respire.

Pour connaître cette Vie, il est préférable d’habiter le concret.

Habitez ici… au milieu de tout ce qui Est.

Habitez ici… Là, où déjà vous êtes.

Ainsi, vous déserterez l’abstrait du mental.

La Vie arrive… vous arrive… et s’offre infiniment.

Laissez-la vous animer, vous ré-animer, vous rendre Vivant.

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12 réponses sur “Nourritures célestes”

  1. Sacré gourmand !

    Tchin !

    Douce ivresse, fraîche, rosée :

    quels sont ces arbres en bas dans la plaine,

    en formes de coeur, gonflés,prêts à s’envoler ?

    À bientôt,

    Emmanuel

  2. belle photo où la vie s’ouvre à la vie!

    « Immergez-vous pleinement dans l’instant… Laissez-vous embrasser par la Vie. Laissez-vous envelopper par l’Espace infini. »

    merci Denis, bonne journée à tous

  3. Cher Denis,

    J’ai le sentiment que, fondamentalement, toutes les actions humaines (les « bonnes et les mauvaises, gentilles et méchantes, égoistes et altruistes ») sont motivés par l’amour. Comme celui-ci n’est pas souvent ressenti comme donné gratuitement dans le souffle de la vie, le besoin vital d’être aimé engage des recherches d’amour (parfois violentes, désespérées, pathétiques, jugées inadmissibles) dans des objets, des situations, des affirmations de soi, des vérités, des provocations, des incomplétudes, des désirs… et l’on s’accroche aux désirs comme si en les abandonnant nous serions sans amour.

    À bien regarder, tout, me semble-t-il, peut-être perçu comme manifestation d’un besoin d’Amour. Cela enlève les jugements, les réactions conflictuelles et nourrit au contraire la compassion dans l’empathie. Au lieu de rejeter l’égo (chez soi comme chez l’autre) reconnaître l’amour qui le motive me semble bon.

    Es-tu d’accord avec cela ? Peux-tu préciser ton ressenti sur ce point ?

    Merci,

    Avec toute mon amitié,

    Emmanuel

  4. Cher Emmanuel,

    Juste un partage…

    Oui, il n’y a que l’Amour… Tant qu’il se cherche, il est introuvable, car chacun utilise ces propres concepts pour le trouver.

    L’Amour EST avant tout élan, il rayonne déjà en nous !

    Alors… chut !… écoute, il palpite dans le coeur…

    Bonne journée pour tous.

  5. Bonjour Emmanuel,

    « Motivés par l’amour », je formulerai plutôt par “motivé par le besoin, par le manque d’amour”.

    Savoir que c’est la souffrance et le manque d’amour qui conduit les êtres aux actions erronées, nous permet de répondre de façon plus appropriée. Nous tombons facilement dans des jugements caricaturaux. « Du jugement dont vous jugerez, vous serez vous-mêmes jugés » (Matthieu 7:2).

    Le regard que nous portons sur autrui est révélateur de celui que nous nous portons. Nous recherchons l’amour et l’amitié des autres, sans remédier au manque d’amour et d’estime dont nous nous privons intimement. Il est parfois difficile de pardonner, de se pardonner. Cependant, se réconcilier est la seule façon de sortir des divisions et d’être unifiés. Ce que nous ne pouvons pas faire, ce pour lequel nous manquons de force, notre Nature, notre cœur peut l’accomplir. En laissant de côté sa fierté, le “personnel” peut s’en remettre à “l’impersonnel », le “moi” s’en remettre au “Soi”…

    Je réponds un peu “ailleurs”, mais c’est ce qui m’est venu.

    Bien à toi, Denis

  6. Merci Denis, merci Irina

    Oui, la vie est un cortège d’Amour et nous voilà élancé !

    Que cela soit pleinement vécu : c’est une dimension ÉNORME.

    Denis, tu emploies parfois le mot « s’autoriser », il me semble important.

    S’autoriser à recevoir ce Don qui se donne, à être enfin aimé, heureux.

    Vivre est une histoire d’Amour, nourritures célestes pour ce banquet.

    De tout coeur,

    Emmanuel

  7. Cher Denis,

    « Ce que nous ne pouvons pas faire, ce pour lequel nous manquons de force, notre Nature, notre cœur peut l’accomplir. En laissant de côté sa fierté, le “personnel” peut s’en remettre à “l’impersonnel », le “moi” s’en remettre au “Soi”… »

    Cela est très beau. Cela m’évoque le fait « de s’en remettre à », de déposer toute la charge (intentions, désirs…), « Le » laisser faire. Et ce qui paraît comme un abandon est davantage une reconnaissance que « c’est bien mieux comme cela », bien plus vrai, plus fort, plus vivant, plus aimant surtout… alors la porte est grande ouverte, allons-y !

    Je crois que dans la mystique chrétienne, cette invitation à s’en remettre à Dieu, au Christ est très importante, notamment pour que Dieu pardonne. C’est ce que tu évoques aussi et ce point précis m’intéresse mais m’est un peu étranger. Quelle est ton expérience sur ce point : s’en remettre pour pardonner ?

    Merci de ton attention et de ce Don.

    Emmanuel

  8. Cher Emmanuel,

    Le plus difficile, c’est de s’accorder le pardon. On dit que Dieu est miséricordieux. Toutes les vagues retournent à l’océan. Tous les « plis » se défont pour peu qu’on ne les retienne pas. C’est la « forme » qui se reconnaît de même nature que le « fond ». Le par-don est un geste transcendantal envers l’autre, tous les autres (celui intérieur), qui ouvre au Don divin, l’aban-don « victorieux », qui invalide toutes les divisions.

    Mon expérience est de me (sur)prendre “la main dans le sac”. C’est d’avoir vu mon propre jugement, comment j’étais en train de faire “deux”, d’animer le “second”. Notre façon d’entretenir la dualité est parfois banale. Ça semble anodin, voir raisonnable, de se dire que demain ça ira mieux, que nous serons plus aptes. Pourtant, c’est de l’intox. De quel « demain », de quelle « vérité » parlons-nous ? L’illusion aime procrastiner !

    Bien à toi

  9. Merci pour ce beau témoignage.

    Pris « la main dans le sac », ok, mais comment se fait alors concrètement la demande de pardon ?

    En ce qui me concerne, je vois que la cause du jugement est vide, qu’il n’y a personne à juger, que l’amour-vie embrasse la culpabilité. Ce souffle transporte, transperce nos poids… Je ne sais si c’est cela, le pardon de Dieu ?

    De tout coeur,

    Emmanuel

  10. Le pardon est constant. Infiniment, nous demeurons dans le Ciel.

    À tout instant le « poing » est une « main ». Nous voulons croire en un rejet, en une séparation…

    C’est dans l’abandon, dans l’oubli de “notre volonté” que se révèle la “volonté divine”, l’Amour divin qui nous précède.

    🙂

  11. “Quelle est la Vie qui donne vie ?” (02-09-07)

    Note ajoutée à la suite du billet.

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