Wouf ! Dit le chien

Nous ne savons pas vraiment ce que nous sommes, et celui qui dit “je suis”. En fait, c’est notre cœur qui s’exprime. Mais, il semble qu’il y ait toujours un imposteur pour s’approprier l’affirmation. Cet imposteur est notre propre image. Ce reflet pour lequel nous nous prenons. Pourquoi poser des questions ? Pourquoi chercher ? Pourquoi espérer ? Il n’y a que le cœur ici-bas. Il n’y a personne d’autre, pas de passé, pas d’avenir, seulement la pure Présence. Nous sommes la Présence repliée sur elle-même, enivrée de concepts. Nous buvons nos propres paroles, nous nous saoulons de chaque mot. Cependant, rien de ce qui est dit n’est vrai. Seule l’Ouverture, cet éclat qui est là, est vérité.

Peut-être, devrions-nous aboyer, afin d’exorciser le mirage du langage ! Wouf ! Envolées les belles paroles qui nous “perdent” dans les histoires. Wouf !

12 réponses sur “Wouf ! Dit le chien”

  1. le paradoxe est d’employer des paroles pour dire que les paroles sont sans importance

    bien qu’aujourd’hui il soit considéré comme vérité absolue, ces paroles a qui ont fait totalement confiance pour traduire quoi ! rien en réalité, il est un autre langage , c’est le langage de l’infini celui qui pulse dans nos cœurs, cet parole là n’est pas une parole humaine, elle informe notre vie de ceux qu’il y a de plus précieux, de ceux qu’il y a de plus fidèle , en nous dans notre être réelle, dans l’éternité de notre vie.

    merci Denis

  2. Ce texte me touche particulièrement, car il met en lumière la forme et le fond des mots…

    Comme au cours d’une naissance… il arrive un instant ou les mots n’ont plus cours…

    Seule l’énergie de Vie est à l’Oeuvre… et Tout le reste lui laisse la place…

    Les mots s’arrêtent pour être Vécu !

    Alors, Oui… Wouf !

    Merci Denis, de tout coeur.

  3. “Les mots s’arrêtent pour être Vécu !”

    Voilà qui est bien formulé !

    Merci Irina,

    🙂

  4. Cher Denis, toutes et tous, Cher petit chien,

    Voilà un beau chien de garde : dès que l’on se ferme il aboie, sympa.

    Peut-être cependant, reste-t-il, devant les mots, silencieux ? :

    – devant « les paroles du coeur », les mots qui ne sont que vibrations émanants de la présence chaleureuse. Ainsi Denis, quand tu m’as écrit : « giron », le chien n’a pas aboyé, et ça a bien fait Paf (n’est-ce pas joseph?). Quelle puissance d’évocation a eu ce drôle de mot, « giron » ! Paf, sitôt blotti, aimé, consolé, accompagné… Le coeur semble avoir le pouvoir de se dire.

    – Silencieux le chien quand on est au coeur de l’instant et qu’il y a des mots qui jaillissent, comme des bulles à la surface de l’eau, tout en haut, et qu’on reste bien dans l’ancrage au fond de l’océan… En fait, ces mots-vibrations ne sont pas pensés et participent au mouvement naturels du vivant.

    – Silencieux le chien devant les prières et mantras et koans : mots et sons qui nous mettent en contact avec cela qui est, cela qui aime.

    – Silencieux devant les paroles d’amitiés, d’amour, de compassion, d’humour, de gratitude, les paroles poétiques.

    Ce trop sérieux répertoire mérite certainement un Wouf. Ok.

    Amitiés,

    Emmanuel

  5. « Ce trop sérieux répertoire mérite certainement un Wouf »

    Et un cuicuicui, dit l’oiseau !

    Rien de vrai, ni de faux

    l’Instant-Univers-Amour chantant le Silence

    à gosier déployé !

    Merci cher Denis, merci à tous

  6. Cher Denis, toutes et tous,

    « Seule l’Ouverture, cet éclat qui est là, est vérité. »

    Cette vérité spontanée, immédiate me semble être parfaite complétude et, tout en même temps, une porte qui invite toute notre passion à plonger dans l’infini. Il y a, me semble-t-il, une profondeur immédiate qui continue de s’approfondir. Plus le bonheur du coeur est goûté, plus chaque seconde de « notre » vie reste proche ou dans le giron. Bref, la graine pousse.

    De tout coeur,

    Emmanuel

    ps / Magnifique cuicuicui, haut perché, Roselyne, merci !

  7. Oui, plus nous goûtons le don du cœur, plus nous sommes le giron. Nous avions soif d’amour et à présent nous avons soif d’aimer… C’est en cela “qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir”. Emmanuel, je suis content que nous arrivions à ce sujet qui renvoie à la contemplation.

    Amitiés, Denis

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