Prisonnier de son illusion

Hormis l’abandon de soi, la contemplation ne requiert aucune attitude, aucun effort physique ou mental particulier. Notre Êtreté se retrouve au premier plan, dès lors que nous cessons de nous occuper, de nous distraire et de nous rendre inconscients.
Immanquable, elle est la Base essentielle offerte de façon pérenne. Elle n’est pas à obtenir ni à maintenir. Ce sont nos propres idées, notre jugement, notre déni qui nous la masque. Nous seuls imaginons des obstacles là où il n’en existe pas. En vérité, tout est déjà accompli puisqu’elle est la totalité, puisqu’il n’y a qu’Elle.

Contempler, c’est choisir la paix plutôt que de continuer de batailler contre nous-mêmes et nos propres démons. Au bout du compte, toute cette lutte n’est que mentale. En vérité, aucune barrière ne peut se dresser contre nous. Tout ce que nous percevons comme ennemi n’est que notre seule force retournée vers nous-mêmes. Nous devrions reconnaître que tout cela n’est que la création, la projection de notre propre esprit. Voyez que, malgré tout ce qui se raconte mentalement, l’éclat de notre conscience ne s’en mêle pas. Équanime, impassible, elle brille tel un soleil. Elle ne s’assombrit pas au vu des nuages. Ce sont eux qui, dans sa lumière, se dissipent et perdent leur aspect menaçant.

Il n’y a jamais eu de condition à notre nature absolue. Il n’y a jamais eu de limitations ou d’empêchements à l’éclat spontané de notre conscience. En cet instant même, c’est de façon pleine et libre qu’elle brille en nous.
Tous nos obstacles ne sont que des ombres vides au regard de sa lumière. Chacune représente une histoire, une projection personnelle en laquelle nous tentons de croire. C’est uniquement notre conviction qui leur prête une importance, une “réalité”.

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