L'eau de la Présence

Comme vous le feriez sur l’eau, appuyez-vous sur l’ouverture de l’instant et laissez-vous flotter sur l’espace de la Présence.

C’est comme si nous n’étions pas vraiment arrivés ici, ou que nous n’étions pas entièrement engagés. Nous restons en retrait afin de nous protéger. Au lieu de nous éveiller et de vivre pleinement, nous demeurons dans un demi-sommeil. N’est-ce pas insatisfaisant de se tenir cachés derrière le mental, de continuer à se bercer d’histoires ?

Parce que nous n’épousons pas la Présence, nous ne la connaissons pas. Nous ne connaissons que les idées que nous avons d’elle. Parce que nous ne nous détendons pas, nous sommes encombrés de nous-mêmes. Si cela peut vous rassurer, comprenez que vous y êtes déjà. Ce n’est pas vous qui la prenez en charge, c’est elle qui vous porte depuis toujours. Mais cela, vous le Verrez, vous le vivrez concrètement, qu’au moment où vous aurez tout lâché.

Bienheureux

Pour celui (celle) qui Voit “l’or” dont est fait ce monde, se révèle une vue profonde qui le comble instantanément. Tout se donne en abondance.

Empli des richesses de l’invisible son regard s’illumine depuis le cœur. Sur lui règne une perfection pleine de paix, d’amour, de joie et de gratitude. Lui-même se trouve investi de ces nobles qualités dont il devient le vecteur. Dans cet espace sacré, les grâces affluent pour le bienfait de tous.

Bienheureux ceux qui Voient !

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Note : Lorsque l’on est dans le Voir, il y a contemplation. Dès lors, les interrogations n’ont plus cours ! Le jeu duel a disparu ! Ce que l’on vit, ici, n’a rien à voir, n’a pas de commune mesure avec la vision illusionnée. Il s’agit d’une autre “dimension”. Il advient que ce qui n’était pas reconnu l’est devenu, et que cela s’accompagne d’une grande révélation. Selon les personnes, selon l’abandon, son intensité diffère. De plus haut nous tombons, plus grande, plus manifeste est la “chute”.

Cela peut s’apparenter au fait d’émerger d’une amnésie. Il y a peu, nous vivions encore dans l’ignorance de celui que nous sommes. Nous nous prenions pour un pauvre errant, et tout à coup, nous découvrons notre filiation, la nature “princière” à laquelle nous appartenons ! Comment l’avions-nous oublié ?

Quel émerveillement, quelle gratitude infinie s’empare de nous ! De façon dynamique, nous exultons. De notre être, cette reconnaissance s’élève pareille à une offrande, pareille à une louange brûlante d’amour. Plus nous louons et plus nous sommes comblés. Comme le confient certains mystiques chrétiens, nous* recevons grâce sur grâce.

(* le “nous” englobant)

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Le point zéro

Nous y sommes lorsque ce que nous définissons comme “rien” ou “vide” nous convient, que cela est suffisant. Enfin de compte, nous le reconnaissons comme notre propre espace.

Le point zéro, c’est généralement l’état que l’on évite, car il nous fait “flipper”. Pourtant, malgré toutes nos précautions à l’esquiver, nous finissons par tomber dessus. En gardant une certaine ouverture, il se pourrait que ce “temps mort”, tant redouté, nous apparaisse sous un jour nouveau.

Supposons que nous assistions à une projection et que le film casse. Nous serions alors plongés dans l’obscurité. Nous voici interrompus, privés de tout spectacle. Aussi, la tentation de réagir et de contester cette situation serait grande. Toutefois, par-delà notre déception, nous pourrions aussi réaliser que ce “rien” dans lequel nous sommes ne nous rejette pas. Au contraire, il semble mettre en évidence un “espace”, une “ouverture”, une “continuité”, un “autre temps”… Finalement, nous pourrions trouver ici l’occasion d’expérimenter, de rencontrer, la Présence que nous Sommes au milieu de la Nature absolue.

Le contact (2)

Laissez-vous regarder…

Laissez l’espace intérieur s’échanger avec l’espace extérieur.

Détendez-vous… Prenez appui sur le ciel.

Ressentez, goutez…

Vous avez votre cœur dans vos yeux.

Vous êtes en “contact”.