Le mythe de l'éveil

Bien que nous comprenions que l’illusion soit un mythe, nous ne cessons de nous débattre avec celui-ci comme s’il était réel. C’est comme si l’on nous avait dit que le père Noël n’existait pas, mais que dans notre incrédulité nous continuions de lui écrire pour commander de nouveaux jouets.

Perdre ses illusions semble si difficile. Pourtant, qu’avons-nous concrètement à abandonner ? Nous nous accrochons à une histoire vide dans le but de nous rassurer. Nous essayons de trouver le remède pour guérir un mal imaginaire. La vérité est plus évidente et plus simple ; “le père Noël n’existe pas !”

Rien ne manque

Se révéler au contact de l’ennui.

Si vous rencontrez une situation ennuyeuse, alors, ne cherchez pas à fuir. Ne cherchez pas à vous distraire. Au contraire, utilisez cette occasion afin de vous passer de votre personnage et d’être “cela” que vous êtes, “cela” que nous sommes en vérité. Comprenez que c’est seulement le personnage qui s’ennuie. L’être, la vérité que nous sommes, ne connaît pas l’ennui. Cette êtreté se déploie gratuitement, spontanément, de façon inconditionnelle. Comment ne serions-nous pas bien ici, étant donné que nous y sommes déjà, étant donné que nous y sommes sans cesse ? Quel besoin de tenir un rôle, de s’occuper ? Quel besoin de justifier cette présence ?

Si vous vous ennuyez, lâchez votre personnage. Lâchez-le encore, lâchez cette idée de vous-même, et permettez à “cela qui est” d’être naturellement, de s’imposer plus que toute idée. Dans cette simplicité, dans cette spontanéité, nous sommes “entièrement”. Rien ne manque.

Simple en esprit

lotusVous savez, c’est tellement simple… Tellement simple…

Notre esprit, quoi qu’il pense, quoi qu’il comprenne est toujours en deçà de cette simplicité.

« Heureux les cœurs purs », « Quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point » (JC).

Nous pourrions avoir cette compréhension qu’il nous faut purifier notre cœur, qu’il nous faut regagner cette pureté que jadis nous avions lorsque nous étions tout petits. Mais voici encore à l’œuvre la logique laborieuse et obsessionnelle de l’esprit. La simplicité est plus simple que l’idée de simplicité, la pureté plus pure que l’idée de pureté. La connaissance du cœur n’est pas le savoir de l’esprit.

Accepter le silence…

Se détendre en lui… Se retrouver…

Le silence n’est pas une absence ou un vide.

Recevoir le silence, c’est recevoir la simplicité de la vérité.

C’est s’accepter dans sa nudité.