Le repos de “Ce” qui nous porte

Rejoindre la Paix naturelle,
le repos de « Ce » qui reste et se perpétue.

Celui qui sait qui il Est, sait en quoi reposer et n’a pas peur de s’y abandonner.

Pour notre développement spirituel, nombre de traditions nous exhortent à l’attention. Mais dans « attention », n’y a-t-il pas la notion de « tension » ?
Quelle paix, quel repos véritable pourrons-nous trouver alors ?
Nous n’avons pas à imposer un effort de paix à notre cœur, mais plutôt à recevoir la Paix naturelle qui en découle. Le seul effort qui est requis, c’est une détente confiante. Sans effort le cœur bat dans notre poitrine, de même il nous délivre les splendeurs de la vie, il nous inonde de sa paix et de sa bonté.

Ici, laissez toute lutte, laissez tout combat.
« Soyez » simplement.
Accueillez-vous, tout comme la vie vous accueille, maintenant, sans condition, dans cet espace, dans le souffle nouveau qui vous respire.
Venez de la Paix, n’y allez pas !
Détendez-vous…
Connaissez votre Paix…
Laissez-la vous trouver…
Prenez appui sur « ce » qui reste et demeure,
« ce » qui est vrai et qui vous porte depuis toujours.

Ne pas tenter de maintenir la présence à Soi, mais réaliser la présence inconditionnelle de Soi. Celui ou celle qui maintient quelque chose par une « pratique » se détourne de « ce » qui tient de lui-même, se détourne de la Vie.
Le retour à la distraction est notre justification à la discipline du « maintien ». Nous ne voulons pas voir comment la distraction est notre choix, qu’elle n’a rien d’une fatalité. Le vivant, lui, n’est pas distrait, car le propre de la vie, c’est la Vie.

Toute tentative, toute stratégie de « pratique » est un acte de reniement à l’égard de Soi, de notre nature. C’est vouloir en faire une chose optionnelle, plus ou moins présente et sur laquelle on peut intervenir, alors qu’elle est absolue, qu’elle est le fondement inhérent à toute entreprise.

Le « non-effort », cela ne signifie pas adopter une attitude oisive et minimaliste, mais ne pas se réfugier dans la compensation et le « faire ».
Il ne s’agit pas de « ne pas faire » pour « ne rien faire », mais décider de nous relier à « celui » que nous sommes « avant », indépendamment de toute activité.
Si nous comprenons la gratuité de l’existence, nous recevons naturellement l’autorisation, la permission d’être ici, simplement, sans besoin de justification, sans éprouver de culpabilité.
Nous pouvons « Être » en toute simplicité et goûter la paix, le repos, la quiétude de celui qui se sent chez lui.

Le créateur n’est pas sa création. Plus nous admettons cela, plus il est simple de se retrouver, d’être soi-même. Nous sommes simplement celui que nous sommes. De suivre notre discours ne nous permet pas de le réaliser. Cela ne fait que nous maintenir à périphérie de l’Être.
Se reconnaître en soi, nous affranchit de toute recherche de soi, de toutes les stratégies et théories que nous élaborons dans ce but.
« Connais-toi toi-même » ne veut pas dire qu’il nous faut suive des méthodes ou des pratiques pour se connaître. Cela signifie se connaître en soi directement, car c’est seulement soi qui peut manquer à soi. Toute élaboration ou production venant de soi n’est pas soi. Il n’y a pas à stabiliser quoi que ce soit, mais à constater que nous n’avons pas bougé.