Le point brûlant

Il y a ici, un point brûlant que nous ne cessons d’esquiver. En même temps, ce point persiste. Il ne subit pas nos indécisions.

Nous disons de la vérité qu’elle éclate. Elle éclate parce qu’elle n’est pas notre fait. Notre fait c´est de la nier, c’est de nous croire différents et séparés d’elle. Tout cela n’est qu’une histoire avec nous-mêmes. Tout cela ne concerne pas la vérité qui Est.

Alors, qu’est-ce qui “Est”, malgré toutes nos histoires, indépendamment de tout ce que nous racontons ?

Nature de l'illusion

À quoi nous éveillons-nous ? À la vérité ! Et la vérité est déjà là. C’est pour cela que l’on parle d’une “illusion” : illusion de la séparation, illusion de la dualité… À travers l’esprit conceptuel, il est facile de concevoir et d’appliquer notre propre grille de lecture du monde. S’illusionner c’est donner l’avantage à notre version de la vérité. Cependant, ce filtre ne change en rien la vérité de ce qui est. C’est pour cela que nous n’allons pas la “rétablir”, ou bien nous “hisser” jusqu’à elle. Plus simplement, nous allons cesser de lui substituer nos idées et nos projections.

Mettre fin à la substitution revient à constater, à reconnaitre, qu’en réalité celle-ci à toujours été factice. Au regard du réel, notre jeu mental n’a pas plus de pouvoir que celui des reflets sur l’eau.

Branché sur la Vie

Parfois, je dis aux gens de se tenir derrière leurs yeux. Être juste là, derrière, comme s’il s’agissait de fenêtres. Cela permet de couper court au mental et de “Voir”, d’être très directement en relation avec tout “ce qui Est”. On pourrait dire “habiter” son regard. J’appelle cela vivre en “live”, ou encore, s’immerger dans le Vivant.

Je vous invite à le faire, à y revenir et à vous en souvenir, sans créer de tension. Le plus souvent, nous recherchons cette Vie, cette “intensité” par des artifices et des voies détournées. Cependant, nous finissons toujours par “dessoûler” et cela nous rend frustrés et insatisfaits. D’où l’importance de ne pas compenser, de ne pas user d’expédients. Nous ne puisons pas seulement notre nourriture dans le terrestre, mais aussi dans le céleste. Dans un “contact” et une adhésion à l’Ouverture, où s’actualise le battement du renouveau.

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Note : En vous tenant pleinement derrière vos yeux, et pas seulement “pour voir” le temps d’une expérimentation. Vous serez immergé dans “l’espace-présence”. Cette question de l’observateur et du témoin, ainsi que d’autres, s’évanouiront toutes seules. Vous comprendrez qu’elles sont encore liées à votre ancien “mode duel”. Ces indications ne sont que des panneaux indicateurs, auxquels il ne faut pas s’attacher, mais s’engouffrer dans la direction qu’ils pointent.

Je donne dans ce billet une instruction précieuse qui, sans effort, sans rôle à tenir, sans conditions particulières, vous intègre directement à la Présence. Elle pourrait radicalement changer votre façon de “pratiquer”.

Il semble que cette instruction ne soit pas évidente pour tout le monde. Je vais essayer de donner quelques précisions pour que vous compreniez comment on entre dans ce regard. Se tenir ne doit pas devenir un « faire ». Il s’agit plus d’un déplacement intérieur. Ici, on utilise les yeux et leur faculté de nous relier au monde. Notre regard naturellement s’actualise. Comme une caméra, il “filme” ce qui arrive dans l’instant.

“Tenez-vous” : cela ne consiste pas à se « maintenir », ni à se tenir là, pour « regardez ». C’est davantage mettre votre présence dans vos yeux. Par exemple, placez-vous devant la photo d’un être cher. Regardez cette personne… entrez en contact…

“Derrière vos yeux” : vous ressentirez que vous êtes comme derrière les yeux. La Présence et tout votre être semblent illuminer votre regard. Maintenant, portez vos yeux sur autre chose en laissant ce regard vous accompagner. Dans cette expérience, votre cœur et vos yeux sont liés, ainsi qu’ils le sont avec le monde. Il s’agit d’un regard absolu. C’est le Voir qui était déjà là. Une ligne directe sur la Vie.

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Au cœur de “ce qui Est”

Laissez s’imposer à vous la Présence simple de “ce qui Est”.

“Ce qui Est” est toujours et en tout.

Constamment, nous y sommes…

Avec équanimité, “ce qui Est” englobe tout :  le vrai, le faux – le laid, le beau – le bon, le mauvais – le bas, le haut – l’avant, le pendant, l’après…

Cela est l’Espace invisible, infini, qui accueille et libère tous nos jeux.

Cela est “ce qui reste” et qui nous porte, la Présence jaillissante inaltérée.

Ce qui Est

Ça circule en bas dans la rue.

La lumière du soleil filtre derrière les volets.

Ses rayons jaunes et matinaux viennent s’étendre sur mon clavier.

…et je pense que je vais me resservir une tasse de café…