Contacter

Afin de reprendre “contact”, nous faisons comme un petit mouvement interne. Cela s’apparente à une détente, au fait de revenir en soi. Une tension se relâche et ça se dépose en nous, comme lorsque l’on a décidé de rester ou de ne plus attendre. Ainsi, nous cessons de nous projeter, de nous mettre en devenir.

Il est difficile pour nous de se connaître depuis notre Nature sans ce retour “à soi”, “chez soi”. Il s’agit d’une connaissance qui résulte d’une expérimentation concrète. En cela, le mental n’a rien à saisir. Cela se situe sur un autre plan. C’est comme passer du fait “d’avoir” au fait “d’être”. Nous sommes “avec”, en communion au monde et au vivant qui s’actualisent. C’est comme se resynchroniser et retrouver le rythme d’une danse. Dans cet ajustement, une harmonie et un sentiment de bien-être résonnent. L’êtreté se savoure.

Être son propre obstacle

S’éveiller c’est revenir chez soi. Je devrais dire : se “retrouver” chez soi. L’instant d’avant, nous étions encore dans une histoire. Nous étions identifiés à nos idées, à nos théories…

“Cela qui est” ne dépend pas de la pensée. Le réaliser entièrement nous fait passer de la forme au fond, du “poing à la main”. Se mettre en “live” permet d’entreprendre ce “passage”. Nous pouvons faire des interruptions dans notre histoire. Cependant, ce qui nous libère réellement, c’est de voir et de reconnaître que la forme qui nous retient n’est que notre création. L’histoire en laquelle nous croyons n’a pas de solidité. Elle est comme un mythe. Elle est une représentation mentale, un discours que l’on se raconte. Nul autre que nous-même ne nous retient. Il est difficile de concevoir que nous puissions être à la fois geôliers et prisonniers.

En “cela qui est”, nous sommes ici, dans cet instant, nulle part ailleurs, ni dans une quelconque construction de l’esprit.

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Note : Bien sûr, le but n’est pas de s’accabler. Il est au contraire de réaliser la bonne nouvelle que véhicule cette information. Si nous sommes notre propre obstacle, alors, il nous appartient de cesser de l’être.

Il n’y a pas d’excuses à trouver, puisque cela ne provient pas de “l’extérieur”. Nous n’avons pas, non plus, à nous battre contre l’un de nos aspects “rebelle” ou “négative”. Ce que nous considérons comme négatif n’est pas “autre” et prend place dans la vérité. Par-delà les apparences et les jugements, nous demeurons dans une unicité où il n’y a jamais eu deux. Ce n’est que dans notre regard illusionné que cela à pris forme.

Toute notion de séparation et de division n’a toujours été que symbolique. Sur l’Ouverture, nous projetons ces visions antagonistes soutenues par un discours diviseur ou rassembleur. Elles n’ont jamais eu d’autre “réalité” que celle issue de la croyance que nous leur prêtons.

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Corps & esprit

Arriver ici, où nous sommes. Cette “arrivée” contient tout. Au premier abord cela semble basique et simpliste. Pourtant, toute la Vérité est là, déjà pleine de vie, de lumière et d’amour. Le plus souvent, c’est avec l’esprit que nous cherchons et, de ce fait, nous ignorons la vérité du corps et son enseignement. Prendre appui sur le corps peut être un soutien merveilleux. Aussi, nous ne devrions pas négliger d’habiter notre chair ; “Le corps est le temple de l’esprit.” Continuer la lecture de « Corps & esprit »

Derrière les apparences

Peu importe où nous en sommes. Ce qui compte, c’est maintenant. C’est la vérité qui est ici.

Par-delà les formes, il y a toujours la Vérité qui nous accompagne. Il y a toujours l’espace du vivant. Il y a toujours la Présence qui nous porte. Ceux-ci ne dépendent pas de nous. Mais nous y sommes plus ou moins disponibles et réceptifs.

Lorsque nous dépassons les apparences et nos jugements, nous rencontrons notre nature absolue et celle de toute chose. Nous sommes chez nous.